29.08.2008
Ossétie du Sud-Abkhazie: la Russie ne sera jamais isolée internationalement (Poutine)
La Russie ne se retrouvera jamais dans l'isolement international en raison des événements autour de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud (républiques autoproclamées sur le territoire géorgien dont l'indépendance a été reconnue par la Russie), a déclaré vendredi le premier ministre russe Vladimir Poutine.
"Je considère qu'un pays, dans notre cas la Russie, capable de défendre l'honneur et la dignité de ses citoyens, de protéger leurs vies, de respecter ses engagements internationaux dans le cadre du mandat de maintien de la paix, un tel pays ne sera jamais confiné dans l'isolement, quoi que disent nos partenaires européens ou les États-Unis. L'Europe et les États-Unis ne sont pas le monde entier", a indiqué M.Poutine dans une interview à la chaîne allemande ARD.
"Si certains États estiment qu'ils peuvent sacrifier leurs intérêts nationaux au profit des intérêts d'autres pays, leur prestige ne fera que diminuer quelles que soient leurs explications. Si les pays européens souhaitent servir les intérêts de la politique extérieure des États-Unis, ils n'en tireront guère profit, à mon avis", a ajouté le premier ministre russe.
M.Poutine a assuré que la Russie ne cherchait pas à aggraver ses relations avec l'Occident et souhaitait avoir des relations de bon voisinage et de partenariat avec tous les pays.
Le 26 août, la Russie a reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Les habitants de ses républiques ont demandé à Moscou de reconnaître leur indépendance après les hostilités déclenchées le 8 août par la Géorgie contre la capitale sud-ossète Tskhinvali qui a pratiquement été rayée de la carte. Selon les autorités sud-ossètes, des centaines de civils ont été tués pendant les combats des 8-12 août. (Novosti)
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Russie-Italie: entretien téléphonique Poutine-Berlusconi
Le premier ministre russe Vladimir Poutine s'est entretenu vendredi par téléphone avec son homologue italien Silvio Berlusconi, a annoncé le service de presse du gouvernement russe sans fournir d'autres détails.
Le 28 août, M.Berlusconi avait déclaré qu'il oeuvrait au règlement de la crise dans les rapports russo-occidentaux provoquée par la reconnaissance mardi par Moscou de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud (républiques autoproclamées sur le territoire géorgien).
"Je travaille au règlement de cette crise. Nous avons tout fait par le passé pour que la Russie devienne une partie de l'Occident et pour qu'elle ne se sente pas comme une puissance orientale, nous y sommes parvenus. J'espère que cette situation ne réduira pas nos efforts à néant", a indiqué M.Berlusconi cité par la presse italienne.
Le 19 août, les deux premiers ministres se sont déjà entretenus par téléphone de la crise au Caucase du Sud.
Le 26 août, la Russie a reconnu l'indépendance des républiques autoproclamées d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud après que l'armée géorgienne eut attaqué la capitale sud-ossète Tskhinvali, la rayant pratiquement de la carte et tuant des centaines de civils entre le 8 et le 12 août. (Novosti)
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Guerre russo-géorgienne : Washington aurait encouragé l’agression géorgienne selon Poutine
Vladimir Poutine, le Premier ministre et ex-président russe, a déclaré hier soir à la chaîne de télévision américaine CNN qu’il soupçonnait Washington d’avoir encouragé la Géorgie à attaquer l’Ossétie du Sud le 7 août pour donner un avantage à l’un des deux candidats à la Maison Blanche.
« Le camp américain a en fait armé et entraîné l’armée géorgienne », a déclaré l’ancien chef du Kremlin lors de cet entretien. « Pourquoi tenir de longues années de difficiles discussions et chercher des solutions de compromis complexes dans les conflits interethniques? Il est plus simple d’armer un camp et de le pousser au meurtre de l’autre camp, et c’est terminé » a-t-il ajouté.
« Si mes supputations sont confirmées, a poursuivi M. Poutine, on peut alors soupçonner que quelqu’un aux Etats-Unis ait consciemment créé ce conflit dans le but d’aggraver la situation et de créer un avantage (…) pour l’un des candidats dans la bataille pour le poste de président des Etats-Unis ». Des allégations, rejetées, on s’en doute, par les Etats-Unis, même si, au regard des évènements survenus depuis le début du conflit et de l’attitude américaine dans la gestion de la crise, elles apparaissent tout-à-fait plausibles.
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28.08.2008
N’ayez pas peur des babouchkas
La langue française n’est pas si riche en emprunts au russe. Les seuls qu’on y trouve désignent des objets qu’un habitant de l’Hexagone ne trouve pas chez lui et qui provoquent son étonnement et sa curiosité : balalaïka, matriochka, et …babouchka. Car effectivement cette vieille femme russe n’a rien à voir avec la « grand-mère » à la française, et tout Français qui pose pour la première fois le pied en russie s’en rend compte rapidement.
D’abord la babouchka ne s’offre ni mise en plis chez le coiffeur, ni croisière autour du monde. Elle passe ses journées à courir entre l’école maternelle de ses petits-enfants, le marché où l’on trouve les légumes les plus frais, et la Sberbank où elle fait des queues interminables pour toucher sa retraite ou payer ses factures d’électricité. Coiffée d’un incontournable foulard à fleurs hiver comme été, l’air combatif et intransigeant, elle incarne ce qu’il y a de plus sauvage et imprévisible dans le caractère russe.
Elle ne sourit pas si elle n’en a pas envie et n’est aimable que quand elle le juge bon. La babouchka russe n’est pas indulgente avec les autres tant que ceux-ci ne le sont pas avec elle. Passé le seuil de sa demeure, elle est obligée de se battre pour chacun de ses droits : trajets gratuits dans les transports en commun, médicaments moins chers, sa place assise dans le métro… sans parler du droit au respect.
La babouchka russe a une conscience aiguë du fait qu’elle ne peut pas se permettre d’être faible. Tant qu’elle a envie de vivre. Elle ne se plaint jamais. Elle lutte. Et son combat est sans pitié. En revanche, si vous avez l’honneur d’être invité chez elle, vous trouverez une hôtesse bienveillante et attentive. Il faudra goûter à son gâteau et vous ne partirez pas avant d’en avoir avalé la moitié. Elle ne manquera pas de vous divertir en vous racontant des anecdotes de sa longue vie. Et là, soyez-en sûr, son sourire sera aussi chaleureux et sincère que son cœur. N’ayez pas peur des babouchkas. (russia.fr)
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Revenons sur le Kosovo ...
L'OTAN coupable de crimes de guerre ?
Russie/occident, analyse de JM Vernochet
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27.08.2008
Interview exclusive du président russe
14:36 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Sébastopol acclame les navires russes de retour de la guerre en Géorgie
CRIMEE. Le conflit divise aussi l'Ukraine. Le président Iouchtchenko a répété hier sa volonté de voir Kiev adhérer à l'OTAN. A Sébastopol, très russophone, où la colère gronde contre l'Etat ukrainien, on célèbre le retour au port des navires russes.Accord jusqu'en 2017
Installée depuis 225 ans à Sébastopol, la flotte russe de la mer Noire est pourtant en sursis. Le gouvernement ukrainien ne souhaite pas prolonger l'accord signé en 1997 entre la Russie et l'Ukraine et qui autorisait une présence militaire russe à Sébastopol jusqu'en 2017. Le président ukrainien n'a cessé de vilipender l'action des navires russes de Sébastopol en Géorgie pendant toute la durée du conflit et hier, il a répété sa volonté de rattacher l'Ukraine à l'OTAN et au bloc occidental, ce qui signifie évidemment le départ de la flotte. Une politique de mise à l'index des Russes, qui exaspère chaque jour un peu plus les Sébastopolites.
une volée de marches mène à la statue de Lénine , intacte, le bras pointant l'azur. A sa droite s'élèvent les élégants bâtiments de l'état-major russe. Un imposant dispositif policier est déployé autour d'une dizaine de manifestants. Ce sont de jeunes étudiants ukrainiens, venus de différentes régions du pays pour protester contre le retour des bateaux et plus généralement contre la présence de la flotte russe à Sébastopol. «Ce matin, des gens sont venus casser nos tentes et nos pancartes», raconte Oleg Iatsenko, régulièrement pris à partie par les habitants de la ville: «Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour de l'argent, lui crie un passant. Vous travaillez pour les Etats-Unis!» «Mon grand-père était communiste, lui répond Oleg, et ma mère est Russe...». Parfait dans son rôle de militant nationaliste pacifique, Oleg poursuit, imperturbable: «Je parle russe et ukrainien, je respecte les autres nationalités, mais tout ce qui concerne la Russie comme Etat, ce n'est pas possible. Ils ne peuvent pas rester en Ukraine ou en Géorgie et semer le trouble comme ils le font.» Quelques minutes plus tard, deux énormes camions militaires russes viennent se garer devant les étudiants et leurs drapeaux. Fin de la manifestation.
Récupérer la Crimée et Sébastopol
Quelques mètres plus bas, rassemblés autour de la statue de la tsarine Catherine II, fondatrice de la ville, veillent les Cosaques Kourin. Ces jeunes gens perpétuent la tradition de ce peuple de guerriers russes, qui formaient à l'époque de l'impératrice sa garde rapprochée. Aujourd'hui, l'organisation paramilitaire et pro-russe se fait forte de «garantir la paix en Crimée». Leur chef, l'attaman (chef militaire en cosaque) Sergueï Iourtchenko, ne cache pas son aversion pour les militants nationalistes installés plus haut: «Ce matin, quand nous sommes allés à l'église, nous les avons vus. C'est vrai, on a cassé leurs tentes, mais on n'a pas touché aux drapeaux, parce que nous sommes Ukrainiens nous aussi.» Pas à un paradoxe près, Sergueï confirme: «Je vais aller ce soir au concert pour la fête de l'Ukraine, pour faire mon devoir, mais vous savez ici, en Crimée, 80% des gens sont russophones et se sentent Russes. Nous attendons avec impatience que la Russie entreprenne des démarches pour récupérer la Crimée et Sébastopol.»S'ils sont ici poussés à l'extrême, les vieux démons séparatistes ont repris de la vigueur ces derniers jours, sur fond de conflit géorgien. Ralliant parfois les plus modérés, à l'image d'Irina, une Russe de 43 ans, qui a vécu toute sa vie en Ukraine: «Il y a encore quelques mois, j'étais pour l'OTAN, et je voulais même prendre un passeport ukrainien. Mais j'ai changé d'avis. L'Etat ukrainien, en soutenant le président géorgien, qui a tué des femmes et des enfants russes, a fait une grosse erreur.» Et même si, ce week-end, les habitants de Sébastopol applaudissaient chaleureusement les troupes folkloriques débarquées pour célébrer l'indépendance ukrainienne, c'est bien aux bateaux russes que l'on a fait la fête.
Mathilde Goanec, Sébastopol
Lundi 25 août 2008 in le temps.ch
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Histoire du drapeau national Russe
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26.08.2008
La Russie reconnaît l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud (Medvedev)
MOSCOU, 26 août. Le président russe Dmitri Medvedev a annoncé mardi, lors d'une allocution télévisée, que la Russie reconnaissait l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud par rapport à la Géorgie.
"Compte tenu de la volonté librement exprimée par les peuples ossète et abkhaze, vu les dispositions de la Charte des Nations Unies, la Déclaration de 1970 relative aux principes du droit international, l'Acte final d'Helsinki de 1975 et les autres textes internationaux d'importance fondamentale, j'ai signé des décrets portant sur la reconnaissance de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie par la Fédération de Russie", a-t-il déclaré.
Selon M. Medvedev, la Russie appelle les autres Etats à suivre son exemple. "C'est un choix difficile, mais c'est l'unique possibilité de préserver les vies humaines" dans la région, a-t-il argumenté.
L'armée géorgienne est intervenue le 8 août dernier en Ossétie du Sud et pilonné Tskhinvali, la capitale, tuant 2.100 personnes selon les autorités sud-ossètes. La majorité des habitants possèdent la nationalité russe.
Le pilonnage nocturne de Tskhinvali "a coûté la vie à des centaines de nos citoyens", a affirmé M. Medvedev, évoquant la mort de soldats russes qui "ont rempli jusqu'au bout leur devoir de protection des femmes, des enfants et des vieillards".
"En violation de la Charte des Nations Unies et de ses engagements internationaux, allant à l'encontre du bon sens, l'administration géorgienne a déclenché un conflit armé qui a fait des victimes parmi la population civile", a-t-il constaté.
"L'Abkhazie aurait dû connaître le même sort. Il est évident que Tbilissi comptait sur un blitzkrieg qui mettrait la communauté internationale devant un fait accompli", a souligné le président russe.
Selon M. Medvedev, Tbilissi a choisi "le moyen le plus inhumain de parvenir à son objectif, rattacher l'Ossétie du Sud à la Géorgie, en choisissant l'extermination d'un peuple entier".
Le chef du Kremlin a rappelé que Tbilissi n'en était pas à sa première tentative de régler le conflit osséto-géorgien par la force.
"En 1991, sous le mot d'ordre "La Géorgie aux Géorgiens" - songez seulement à ces propos! - le président géorgien (Zviad) Gamsakhourdia a ordonné un assaut contre Soukhoum et Tskhinval. Des milliers de morts, des dizaines de milliers de réfugiés, des villages dévastés, tel en fut le résultat", a souligné M. Medvedev, reprenant les appellations locales des capitales abkhaze et sud-ossète.
"Dans la nuit du 7 au 8 août 2008, Tbilissi a fait son choix. (Le président géorgien Mikhaïl) Saakachvili a opté pour le génocide pour accomplir ses objectifs politiques. Il a ainsi supprimé d'un trait tous les espoirs de coexistence pacifique des Ossètes, des Abkhazes et des Géorgiens au sein d'un Etat", a-t-il relevé.
"Les peuples d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie ont voté à maintes reprises en faveur de l'indépendance de leurs républiques. Nous comprenons qu'après ce qui s'est passé à Tskhinval et vu ce qui attendait l'Abkhazie, ils ont le droit de décider eux-mêmes de leur sort", a insisté M. Medvedev.
Les présidents abkhaze et sud-ossète, se fondant sur les résultats des référendums et les décisions des parlements respectifs, ont demandé à la Russie de reconnaître la souveraineté de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. Leur appel a été approuvé par le Conseil de la Fédération et la Douma, les deux chambres du parlement russe.
RIA Novosti
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