31.10.2008

La nouvelle « James Bond girl » accusée de trahir l'Union soviétique

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Manifestement, la guerre froide n'est pas terminée pour tout le monde... Olga Kurilenko, mannequin ukrainien qui a acquis la nationalisté française, a été accusée de trahison par un groupe de communistes russes de Saint-Pétersbourg. Son crime ? Incarner la « James Bond girl » dans Quantum of Solace, les nouvelles aventures du célèbre agent secret britannique.

« L'Union soviétique vous a élevée et a pris soin de vous. Personne ne suspectait alors que vous alliez commettre une telle trahison morale et intellectuelle », vilipendent ces nostalgiques de la faucille et du marteau. Pour eux, l'agent 007 reste « l'assassin de centaines de membres du peuple soviétique et de ses alliés ».


L'agent Bond, dont il est peut-être bon de rappeler ici le caractère fictif, a joué un rôle essentiel dans la propagande anti-soviétique, pendant la guerre froide. Les agents russes du KGB, espions cubains et est-allemands, ou les jolies tueuses slaves ont longtemps monopolisé les rôles de « méchants » en lutte contre le bel Anglais. Depuis, ils ont été remplacés par les mafias chinoises, albanaises... ou françaises. Dans Quantum de Solace, c'est Mathieu Amalric qui incarne l'ennemi, n'en déplaise au groupuscule pétersbourgeois.

Olga Kurilenko, née en 1979 au sein de ce qui était alors la République socialiste d'Ukraine, vit depuis une dizaine d'années en France, où elle a démarré une carrière d'actrice. Quand elle ne flirte pas avec « l'ennemi » anglais, elle se « prélasse sur la côte d'Azur », outrage ultime, selon ses détracteurs. La belle « ennemie du peuple » n'a pas jugé bon de commenter.

 

Source : OUEST-FRANCE

 

 

 

30.10.2008

Les cotes de popularité de Medvedev et Poutine en baisse

poutine_medvedev2.jpgLes cotes de popularité du président Dmitri Medvedev et du premier ministre Vladimir Poutine reviennent à leur niveau d'avant la guerre dans le Caucase, lit-on jeudi dans le quotidien Gazeta.ru.

Selon les sociologues, la popularité du président diminue beaucoup plus vite que celle du premier ministre, ce qui témoigne du fait que Medvedev jouera vraisemblablement un rôle de "paratonnerre" pour Poutine.

Le Centre Levada a publié mercredi les cotes de popularité du président, du premier ministre et des autres personnalités politiques russes pour le mois d'octobre. Cette traditionnelle enquête d'opinion a été effectuée du 17 au 20 octobre sur un panel de 1.600 personnes dans 128 villes de 46 régions de la Russie, la marge d'erreur statistique ne dépassant pas 3%. Le résultat essentiel du sondage réside dans le fait que les cotes de popularité du président Medvedev et du premier ministre Vladimir Poutine ont accusé une baisse en octobre, ce qui s'explique par la crise financière. En septembre, juste après la guerre des cinq jours dans le Caucase (du 8 au 12 août), la popularité des deux hommes avait atteint un niveau record: les actions de Medvedev avaient reçu l'approbation de 83% des Russes, et celles Poutine de 88% d'entre eux. En octobre, où la crise financière a été la question numéro un dans la société, la cote de popularité du premier ministre a baissé de 5%, et celle du président a perdu 7%.

Le niveau d'octobre reste cependant un des plus élevés de toute la présidence de Medvedev, mais la baisse de sa cote de popularité est plus importante que pour son premier ministre, relèvent les experts.

En outre, la cote "d'impopularité" de Medvedev est actuellement en hausse: la part des Russes qui n'approuvent pas ses actions est plus grande que jamais et se chiffre à 27%. Selon les sociologues, cela témoigne d'un changement d'opinion de la part de la population sur le rôle du président et du premier ministre, ainsi que sur leur responsabilité dans les problèmes que traverse actuellement le pays, en comparaison avec l'époque de la présidence de Poutine.

"Si à cette époque-là la cote de popularité du premier ministre a toujours été inférieure à celle du chef de l'Etat, et si le gouvernement jouait le rôle de paratonnerre pour le président, aujourd'hui, c'est plutôt Medvedev qui devrait servir de paratonnerre, détournant de Poutine les accusations d'avoir contribué au développement de la crise", expliquent les analystes du Centre Levada.

Poutine et son gouvernement ne sont pas devenus un ensemble monolithique aux yeux de l'opinion. La cote de popularité personnelle de Poutine est beaucoup plus élevée que celle du cabinet des ministres, qui jouit actuellement, tout comme en août, du soutien de 59% des Russes. Après la guerre en Géorgie, la popularité du gouvernement s'était chiffrée à 66%.

La popularité des ministres russes n'a cependant jamais été aussi élevée, font remarquer les sociologues. Seul le gouvernement de Viktor Zoubkov bénéficiait juste avant sa démission d'une popularité comparable, mais tout de même en dessous de celle du cabinet actuel.

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29.10.2008

Les ambitions russes de Renault

Le marché russe pourrait devenir dans quelques années le plus grand marché européen de l'automobile. Ce qui excite particulièrement les convoitises du constructeur Renault qui organise sa stratégie autour de trois axes dans le pays. Il s'appuie tout d'abord sur sa filiale russe qui bénéfice des avantages économiques locale. Du fait du succès de la Logan, il compte doubler sa capacité de production et l'étendre à la Sandero. Le réseau commercial russe, qui compte 74 concessionnaires et 94 points de vente, va être développé avec l'objectif d'être présent dans toutes les villes d'au moins 100 000 habitants. Renault va également s'appuyer sur la vente de véhicules importés, en proposant sa gamme de véhicules, y compris la berline Laguna récemment lancée, Laguna Estate, Koleos et, à partir de novembre, la nouvelle Renault Symbol.

 

Le dernier axe de la stratégie de Renault est son partenariat signé avec Avtovaz dans le projet des p ouvoirs publics russes de faire du secteur automobile un intervenant de dimension internationale. Ce partenariat, lancé en février 2008, a été conçu dans le cadre d'une stratégie gagnant-gagnant. Le premier constructeur russe utilisera les plateformes de voitures et les transmissions de Renault pour apporter à ses produits la technologie nécessaire afin d'améliorer l'image de marque de Lada. Il tirera parti des synergies avec Renault-Nissan Purchasing Organization (RNPO) pour obtenir une meilleure qualité auprès de ses fournisseurs. Pour Renault, l'objectif de ce partenariat est la création de valeur, il aidera Avtovaz à renouveler la gamme de produits Lada, ce qui entraînera une augmentation des volumes et de la part de marché. Les deux premières licences ont été vendues à Avtovaz pour 220 Millions euros et d'autres licences pourraient aussi être vendues à AvtoVAZ, augmentant le flux de trésorerie de Renault à court terme et les économies d'échelle à moyen terme.

 

En conclusion, le groupe Renault se dit "en bonne position pour tirer parti du potentiel de croissance du marché russe, avec sa filiale et son nouveau partenariat industriel ".

 

 

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Cependant, l'annonce du rachat d'Avtovaz par Renault n'est peut-être pas aussi réjouissante que le constructeur veut le faire entendre. En prenant 25 % du capital du géant russe, Renault met à disposition son savoir-faire technologique au service de Lada afin que la marque améliore son image de marque. En contre partie, la marque au losange profite de l'énorme capacité de production des usines russes. Si pour l'instant seuls les Logan et les Sandero seront assemblées en Russie, rien ne dit que d'autres modèles Renault du genre Clio ou Mégane n'y seront pas construits. Certains y voient une formidable réussite internationale d'un groupe français, d'autres la fuite du travail vers d'autres contrées où le salaire moyen ne dépasse pas 300 €. Question de point de vue !

Sans jouer les Cassandre, l'automobile française doit vite se relever. La production de voitures plus vertes pourrait être une solution ou alors carrément pousser vers le grand luxe, la France jouit d'une réputation inégalable dans la gastronomie et dans la mode, alors pourquoi pas dans l'automobile. Les concept-cars français du Mondial ont d'ailleurs démontré toute l'étendue de notre savoir-faire. Sans cela, les licenciements et les grèves pourraient supplanter la crise à la une des journaux.

 

 

 

 

Sources : FINANCE PLUS et WEBCARNEWS

La Russie prêtera à l'Islande sous conditions

La Russie estime qu'il sera "difficile" d'accorder un prêt à l'Islande si celle-ci prend à sa charge les dettes du secteur bancaire islandais, a estimé aujourd'hui un haut responsable russe, dans un entretien à l'agence de presse Prime-Tass.

"Etant donné l'effondrement du secteur bancaire, si elle prend à sa charge l'ensemble ou une partie des obligations du système bancaire, il sera assez difficile de lui accorder un crédit", a déclaré Dmitri Pankine, vice-ministre russe des Finances.

Selon lui, la Russie avait initialement envisagé la possibilité de prêter 4 milliards d'euros à l'Islande comme une diversification bienvenue de ses investissements, avec un bon rendement et un niveau de risque minimum.

"A présent, il s'agit d'un investissement à haut risque, et même si la décision est prise d'accorder le crédit, nous devons soupeser soigneusement tous les risques", a poursuivi M. Pankine.

Pour l'heure, la Russie est en attente d'informations sur le résultat des négociations entre l'Islande et le Fonds monétaire international (FMI) et les autres pays créditeurs, a-t-il dit, soulignant que la date de la prochaine rencontre Russie-Islande n'avait pas été fixée.

 

Source AFP

La Russie et la Chine signent un accord pour un oléoduc

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La Russie et la Chine ont signé mardi un accord sur la construction d'une branche de l'oléoduc russe Sibérie-Pacifique vers la Chine, qui approvisionnera ce pays grand consommateur d'énergie en pétrole russe, a constaté une journaliste de l'AFP.

L'accord, qui porte sur les "principes de la construction et de l'exploitation de l'oléoduc", a été signé par les compagnies publiques russe Transneft et chinoise CNPC, en présence des Premiers ministres Vladimir Poutine et Wen Jiabao.

Ce tronçon de 67 kilomètres reliera Skovorodino (région de l'Amour, Extrême-Orient russe) à la frontière chinoise et permettra la livraison de brut sibérien au terminal pétrolier de Daqing, dans le nord de la Chine. Il constituera une branche de l'oléoduc géant, actuellement en construction, qui doit relier Taïchet (région d'Irkoutsk en Sibérie orientale) à la baie de Kozmino (mer du Japon, dans l'Extrême-Orient russe) et qui desservira le Japon.

Les deux pays ont aussi signé une déclaration d'intention pour la construction de deux réacteurs supplémentaires par les Russes sur le site de la centrale nucléaire de Tianwan, dans l'est de la Chine. Le premier réacteur de la centrale a été officiellement mis en service le 2 juin 2007 et le deuxième le 12 septembre 2007 en vertu d'un accord conclu en 1997 pour un montant de 3,3 milliards de dollars. La seconde phase du projet concerne l'ajout de deux réacteurs de 1.000 mégawatts.

Un protocole a été par ailleurs signé en vue de la livraison d'hélicoptères civils russes à la Chine ainsi que de la fabrication en commun d'un hélicoptère civil de grande capacité.

Dans le domaine financier, la banque publique russe Vnechekonombank et la banque d'Etat de développement de la Chine ont signé un accord pour le financement commun de projets russo-chinois.Un accord de crédit a aussi été conclu entre le russe Gazprombank et la Banque d'Import-Export de Chine.

28.10.2008

La Pologne préoccupée veut de bonnes relations avec la Russie

 La Pologne envisage de bonnes relations avec la Russie mais est préoccupée par plusieurs  éléments de la politique russe dont la décision d'accroître le  budget militaire, a déclaré lundi le ministre polonais des  Affaires étrangères Radoslaw Sikorski.  

 «  La Pologne veut plus de bonnes relations avec la Russie que  d'autres pays puisqu'elle a beaucoup plus à perdre si les  relations se détériorent », a affirmé M. Sikorski lors d'un  programme de CNN, cité par l'agence de presse polonaise PAP. 

 « La Pologne entretient d'importantes relations économiques avec la Russie dont des échanges commerciaux valant 14 milliards  d'euros. La Pologne ne veut pas les mettre en danger », a expliqué  le ministre.  

Cependant, « le budget militaire russe s'accroît très vite », a  indiqué le chef de la diplomatie polonaise, soulignant que la  sensitivité polonaise à ce problème était compréhensible du fait  que la Pologne était un pays frontalier de l'OTAN, moins fort que  certains autres grands pays en Europe.

 

Source  XINHUA

 

La Marine Nationale accueille un amiral russe

pics.1.jpgLe commandant en chef des forces navales russes, l'amiral Vladimir Vyssotski, en visite en France depuis dimanche dernier, se familiarisera avec la Marine nationale du pays, a confié lundi à RIA Novosti le porte-parole du commandant en chef, le capitaine de vaisseau Igor Dygalo.

M. Vyssotski « visitera la base aéronavale de Hyères avant de monter à bord de bâtiments de guerre français dans la principale base de la Marine française à Toulon  », a-t-il affirmé.

Selon le commandant Dygalo, lors de sa visite à Paris, l'amiral russe participera à la cérémonie d'ouverture de l'exposition internationale de défense navale et de sécurité maritime Euronaval 2008.

"Le commandant en chef estime que les relations entre les Marines de guerre russe et française sont caractérisées par un niveau élevé d'efficacité et de confiance mutuelle. Cet avis a été maintes confirmé par les manoeuvres conjointes et les échanges de visites de navires et de délégations entre les deux pays", a souligné le capitaine de vaisseau.

On apprenait aussi  que le croiseur porte-missiles lourd Piotr Veliki visitera la base navale française de Toulon, « Le groupe de navires de la Flotte du Nord séjournera à Toulon du 5 au 8 novembre. Le groupe quittera ensuite la Méditerranée et mettra le cap sur le Venezuela où se dérouleront dans la seconde partie de novembre des exercices conjoints avec les forces navales de ce pays  », a déclaré le commandant Dygalo .

Un groupe de navires russes avec à sa tête le Piotr Veliki a déjà quitté la base navale turque d'Akzas-Karagac et a mis le cap vers la Méditerranée occidentale, a précisé le militaire.

 

27.10.2008

10 nouveaux centres culturels russes en Chine en 2009

Plus de 10 centres culturels russes ouvriront leurs portes en Chine en 2009, a annoncé dimanche à RIA Novosti le président du Fonds russe d'assistance au développement des centres culturels à l'étranger, Vladimir Gorodetski.

Actuellement, il existe seulement deux centres de ce genre en Chine, qui s'appuient sur des bibliothèques.

"Notre objectif est de créer une base de littérature russophone contemporaine en Chine. Et la meilleure place pour le faire, c'est une bibliothèque", a-t-il précisé.

"Nous dotons ces centres de matériel, organisons des festivals, des expositions, des cours de langue russe. Les bibliothèques, quant à elles, attirent des lecteurs et des invités", a indiqué M Gorodetski.

De plus, d'après lui, il est très important de renforcer les liens entre la jeunesse des deux pays. "Aujourd'hui la culture anglophone, américaine et européenne, s'implante beaucoup plus vite en Chine que la culture russe. Pour nous, il est impératif d'être un partenaire stratégique de la Chine théoriquement et dans les faits ", a-t-il fait remarquer, ajoutant que la Russie devait échanger des professeurs avec la Chine, y envoyer des écoliers et créer des camps d'étudiants.

 

McCain le prévisible, ou l'inconnu Obama ? La Russie s'interroge

18400_afp.960515-mccain-obama-une.jpgLe Républicain John McCain n'a pas fait mystère de ses positions, usant d'une rhétorique très critique vis-à-vis de Moscou durant la guerre du mois d'août en Géorgie. «Sous Obama, les relations russo-américaines se développeront de manière moins prévisible, plus intéressante, mais les risques (pour la Russie) seront plus grands que si les Républicains restaient au pouvoir», juge ainsi Andreï Kortounov, président de la fondation Nouvelle Eurasie à Moscou.

Car l'analyste estime que sur le front diplomatique, la Russie avait la tâche «facile sous Bush, l'administration républicaine ayant commis tant d'erreurs ces dernières années».

«Ce sera plus dur avec Obama», qui semble plus favorable à un monde multipolaire prôné par la Russie, «même si sur le fond il n'y aura aucun changement radical par rapport à la politique étrangère des Républicains».

En Ukraine comme en Géorgie, deux républiques en ex-URSS qui souhaitent rejoindre l'OTAN avec le soutien de Washington suscitant l'ire de Moscou, les experts considèrent que le candidat démocrate ne serait pas une mauvaise chose, même si on y juge favorablement l'expérience de McCain.

« La différence (entre Obama et McCain) n'est pas dans la stratégie, mais dans les tactiques, dans le ton. Obama est plus enclin au dialogue, et sera préféré par la Russie », note Valery Tchaly, directeur de la section politique étrangère du Centre Razoumkov de Kiev.

« Et tout ce qui développe les relations russo-occidentales est bon pour l'Ukraine », estime-t-il, mais « McCain est plus au fait des dossiers et connaît les dirigeants ukrainiens », alors qu'il faudra attendre la nomination d'une administration Obama « pour vraiment connaître sa politique étrangère ».

L'espoir d'une continuité de la position américaine dure vis-à-vis de Moscou est plus marquée en Géorgie, alors que la Russie a reconnu l'indépendance de deux régions séparatistes géorgiennes, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie.

« Nous voulons que les États-Unis n'abandonnent rien de leur position sur la Géorgie », martèle Tornike Charachenidze, un expert géorgien des questions internationales pour qui « Obama sera probablement meilleur pour la Russie, car il semble plus conciliant avec la Russie, moins dur que McCain ».

Mais comme ses homologues russe et ukrainien, M. Charachenidze pense qu'Obama a plus de chances de briser le statu quo et la crise de confiance qui règne actuellement sur les relations russo-américaines.

« Bush a ruiné l'image des États-Unis, Obama, de ce point de vue là, sera meilleur (...) et la Géorgie a besoin d'une Amérique forte », conclut-il.

Tous les experts s'accordent aussi pour dire que McCain n'est pas sans soutien en Russie, en particulier parmi les partisans d'une logique de confrontation avec Washington et qui se satisferaient dès lors d'un homme à la rhétorique forte contre Moscou.

« En Russie, mais aussi aux États-Unis, dans le complexe militaro-industriel notamment, McCain est préféré car il est moins tourné vers le dialogue, il est plus prévisible », note ainsi Valery Tchaly.

« Obama est un défi pour les hommes politiques russes », renchérit Andreï Kourtov, « pour les faucons McCain est préférable, car il confirme leur idée  des États-Unis: l'Amérique ne change pas, l'Amérique sera toujours anti-russe et derrière chaque position américaine il y a une conspiration anti-russe ».

 

 

Source AFP

2009 sera une année sombre pour l'économie russe

856010-1050611.jpgL'année 2009 sera la plus morose des dix dernières années pour l'économie russe: la croissance ralentira, tombant à 5% dans le meilleur des cas, et la Russie pourrait entrer en récession selon un scénario plus pessimiste, estiment des économistes interrogés par le journal russe Vedomosti.

Selon l'agence russe des statistiques, Rosstat, la crise d'août-septembre s'est pour l'instant peu répercutée sur l'économie russe, le ralentissement des investissements, de l'industrie et des revenus réels ayant débuté dès le printemps.

L'économiste de l'agence "Tsentr Razvitia" Valeri Mironov rappelle toutefois qu'au second trimestre, le ralentissement a touché frontalement l'ensemble des secteurs de l'économie. L'intensification de la tourmente n'a toutefois pas concerné l'économie réelle, même si l'expert n'exclut pas une chute de tous les indices en fin d'année.

L'économiste en chef de la banque d'investissements Troïka Dialog, Evgueni Gravilenkov, estime que la situation en Russie dépendra des marchés internationaux. Si les turbulences mondiales ne durent pas plus de six mois, selon un scénario optimiste, et que les mesures des autorités s'avèrent efficaces, la Russie peut espérer une croissance à 5-5,5%, estime-t-il. Si la crise de confiance se poursuit et que le système de crédit n'est pas renfloué, la croissance pourrait s'enliser à 2-3% voire entamer une récession.

Si ce n'était la crise mondiale, la Russie pourrait espérer un atterrissage en douceur, la croissance pouvant passer de 7,5% en 2008 à 7% en 2009, estiment les analystes de Goldman Sachs; désormais, une croissance nulle n'est pas à exclure.

Suite à la crise de 1998, la croissance russe avait atteint son plus bas niveau en 2002, à 4,7%, rappelle Kirill Tremassov de la Banque de Moscou. "Le cycle d'affaires standard dure entre 7 et 11 ans, et nous arrivons tout juste à la 11e année. Nous devrions toucher le fond en 2009 ", a-t-il indiqué, rappelant que la fuite des capitaux et la baisse du pétrole allaient fortement ébranler l'économie russe.

Selon les calculs de Ioulia Tsepliaïeva, spécialiste de Merrill Lynch, le solde commercial russe devrait rester positif ( 65 milliards de dollars) même avec un pétrole à 50 dollars le baril. Cette situation devrait toutefois se répercuter sur les importations. En outre, le gel des projets d'investissement devrait frapper de plein fouet l'automobile et l'équipement, qui constituent plus de la moitié des importations, et le coup de frein au crédit et aux salaires ralentira la demande de produits de consommations importés, estime-t-elle.

 

Source : RIA NOVOSTI

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