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24.04.2009

La maréchaussée surveille la frontière géorgienne

Cet article paru ce vendredi dans Libération, raconte le quotidien des gendarmes français membres de la mission européenne de surveillance de la frontière osséto-géorgienne. Le parti pris anti russe d'Hélène Despic-Popovic, envoyée spéciale du quotidien parisien nous a paru tellement outrancier que nous l'avons laissé tel quel. Car on imagine mal comment les russes auraient forcé les géorgiens à bombarder la capitale ossète, thèse reprise par la journaliste. D'autre part on apprend que c'est super Sarko qui a mis fin au conflit russo-géorgien. Et oui, rien que ça  ! Et dir qu'il y en a qui pensent que c'est Medvedev qui donné l'ordre à ses troupes de s'arrêter. Les Français possède donc un président aux supers-pouvoirs et elle ne le savent même pas ! Ils préférent bêtement descendre dans la rue protester contre les usines qui ferment.

En  attendant, les pandores patrouillent le long de la frontière et gaffe au pilote de BTR-80 qui se risquerait à un excès de vitesse.

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imgp2666.jpegL’homme en bleu marine prend les jumelles que lui tend l’officier en tenue de camouflage. "C’est bien un char. Là aussi. Je vois deux BMP-2 et même un T-72. Je vois bien son canon, il est pointé vers nous." L’homme en bleu est un gendarme français, l’officier est géorgien. Tous deux parlent en russe. Ils sont sur une position élevée d’où ils observent les mouvements des troupes russes en contrebas. Ils se trouvent en plein milieu d’un cimetière. Toutes les tombes y ont au moins 20 ans, le temps que dure le conflit, tantôt larvé, tantôt gelé, tantôt ouvert, qui oppose, depuis l’effondrement de l’Union soviétique, la Géorgie à la petite Ossétie du Sud, une région autonome appuyée par la Russie, le grand frère qui a reconnu cet été son indépendance. Le gendarme français fait partie des 240 membres de la mission d’observation de l’Union européenne, l’EUMM, dépêchée pour surveiller les accords de cessez-le-feu conclus en août

C’est même, assure-t-on à Paris, le plus beau succès de cette présidence française. Avoir arrêté, après moins d’une semaine de combats, la guerre entre la Géorgie et la Russie, un conflit qui a quand même fait autour de 300 morts ( ndlr: On vous l'avait dit qu'on a un président tellement qu'il est fort qu'il arrête les guerres tout seul et sa femme tellement qu'elle est belle qu'elle est mannequin ). Huit mois plus tard, le succès diplomatique de la France ressemble plutôt sur le terrain à une victoire russe. "Ici, c’est la frontiérisation. La ligne administrative se transforme en frontière. Les forces militaro-policières sont face à face et ne communiquent pas", dit le lieutenant-colonel Jean-Patrick Boudier qui dirige les quelque 50 observateurs européens, essentiellement des gendarmes (au nombre de 43), basés à Gori. Ces gendarmes français, souvent choisis pour leur connaissance de la langue russe (huit d'entre eux sont russophones), patrouillent sur l’ancienne ligne de confrontation, longue de 130 kilomètres. Les six hommes qui se déplacent en deux voitures entrent dans les villages, vont faire un brin de causette au poste de police puis rendent visite aux positions avancées des troupes du ministère de l’Intérieur, des hommes bien abrités derrière leurs sacs de sable. Ils s’enquièrent des incidents : "Des tirs ? Non, pas aujourd’hui."

Cette journée s’annonce calme. L’objectif est de localiser au GPS l’emplacement exact de l’ABL (administrative border line), la ligne administrative entre Géorgiens et Ossètes du Sud, un terme que les diplomates utilisent à la place du mot frontière parce que l’Ossétie du Sud n’est pas reconnue (sauf par la Russie et le Nicaragua). La patrouille ne s’attend tellement à rien qu’elle n’a ni papier ni crayon. Dans le village de Khourvaleti, le gendarme - expérimenté puisqu’il a "fait" la Bosnie et le Kosovo - signale à l’attention des journalistes qui l’accompagnent que la fameuse ligne administrative passe juste au milieu du cimetière. "Cela prouve bien que ce n’est pas une vraie frontière", dit-il. La partie du haut est ossète, celle du bas géorgienne. "C’est le seul endroit où villageois géorgiens et ossètes se rencontrent. Ils décident du déroulement des inhumations. Pour les morts, on s’entend toujours", remarque-t-il.

Fausse alerte

Le téléphone sonne. La patrouille part en trombe rejoindre Zemo Nikozi, un village situé sur l’ABL, où les Géorgiens disent avoir remarqué des mouvements de chars russes. "Les Géorgiens s’enterrent dans leurs bunkers. Au contraire, les Ossètes sont mobiles. Ils se savent protégés par les Russes ", explique le gendarme. Face aux 4,6 millions de Géorgiens, il n’y aurait guère que 30 000 Ossètes et militaires russes confondus. Zemo Nikozi est un village sensible. Non loin de là, une voiture de police géorgienne a roulé sur un engin explosif, déposé subrepticement. Les divers incidents survenus depuis le cessez-le-feu ont fait 14 morts dans les rangs des policiers géorgiens. L’un d’entre eux a même été tué par un sniper à la sortie de sa guérite.

Sur cette colline de Zemo Nikozi, la ville de Tskhinvali, le chef-lieu sud-ossète, offre aux regards ses immeubles endommagés par les combats. C’est de cette position, comme des deux autres collines qui encerclent pratiquement Tskhinvali, que les Géorgiens, savamment attirés dans un piège ( ndlr: quels filous ces Russes ! Encore une falsification comme ça et on apprendra que ce sont les Russes et non pas les Géorgiens, qui ont matraqué Tskhinvali sous leurs roquettes ) ont lancé leur offensive le 8 août. Ils ont brièvement pris la ville avant de s’en retirer sous le feu des renforts russes qui ont traversé la frontière. Quelques jours plus tard, les chars russes n’étaient plus qu’à 30 km de la capitale géorgienne, Tbilissi. Nicolas Sarkozy se précipitait chez les belligérants le 12 août. Il concédait imprudemment (!) à Moscou son droit de "défendre les intérêts des russophones" à l’extérieur du pays. Un premier accord mettait fin aux combats mais laissait un grand nombre de villages dans une sorte de zone tampon patrouillée par les Russes, où aucun policier géorgien ne pouvait entrer et où brigandaient à leur aise toutes sortes d’irréguliers ossètes.

Le 8 septembre, le président français, revenu à Moscou, arrachait un accord sur une mission d’observation européenne d’environ 200 membres et une promesse de retrait russe. Le 15 octobre, ce retrait devait être achevé. Mais il est vite apparu que, vainqueur sur le terrain, Moscou n’entendait pas se voir voler sa victoire sur le tapis vert. Pour l’amadouer, les Européens s’étaient engagés à ce que Tbilissi renonce au recours à la force. Mais ils avaient négligé le fait que la Russie, le 26 août, avait reconnu l’Ossétie du Sud. Dans ce qu’elle considère comme ses frontières.

Une semaine après l’accord conclu avec Sarkozy, le président Dmitri Medvedev signait avec les Ossètes du Sud un traité d’amitié incluant "la protection des frontières d’Etat de la république d’Ossétie du Sud ". Plus question du retour des troupes sur l’ancienne ligne de démarcation. Pas plus que d’observation européenne en Ossétie du Sud puisque, selon le traité russo-ossète, sa protection devenait l’affaire conjointe des Russes et des Ossètes. "Les Ossètes disent qu’ils ne nous laisseront entrer que si on reconnaît leur indépendance ", dit le lieutenant-colonel Jean-Patrick Boudier, dans son QG de Gori. Faute de s’être souvenu que le diable se niche dans les détails, les Européens se trouvent cantonnés en terre géorgienne, avec pour mission de vérifier que les Géorgiens coopèrent à stabiliser la région tandis que l’adversaire ossète peut, avec l’aide de son allié moscovite, déployer ses armes, ses hommes et ses chars sans contrôle et en toute impunité. Du pain bénit pour les Russes (...)

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Commentaires

Point numéro un:

De quoi je me mèle?

Les Russes contrôlent ils les ports Corses?

Point numéro deux:

Ces braves pandores mettent déjà la plus mauvaise volonté à poursuivre les ivrognes, les fauteurs de troubles (sans parler des violeurs dans les banlieues et transports en commun...) en France, que pensent-ils être capables de faire la-bas?

Ecrit par : Tchetnik | 24.04.2009

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