04.08.2009
Poutine attendu en Turquie
Le Premier ministre russe Vladimir Poutine est attendu jeudi à Ankara pour des discussions qui devraient se concentrer sur l'énergie, alors que la Turquie joue un rôle croissant de corridor entre les pays producteurs d'hydrocarbures et l'Europe.
"La coopération dans le domaine de l'énergie sera une question principale à l'ordre du jour ", a affirmé un assistant du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.
Située entre l'Europe et les vastes champs de pétrole et de gaz de la mer Caspienne et du Golfe, la Turquie a vu se développer au cours des dernières années son rôle de corridor énergétique à destination des marchés européens.Le mois dernier, Ankara a été l'hôte de la signature d'un accord sur la construction du gazoduc Nabucco, qui doit acheminer à partir de 2014 du gaz de la Caspienne vers la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et l'Autriche en passant par la Turquie. Le projet vise à réduire la dépendance énergétique européenne vis-à-vis de la Russie.
Mais la Turquie a pris garde de ne pas ostraciser Moscou --son principal partenaire commercial et son principal fournisseur de gaz-- et M. Erdogan a souligné que la Russie pourrait elle aussi alimenter Nabucco."Il s'agit d'une proposition à long terme ", a-t-il déclaré. "La participation de la Russie au projet ne nuirait pas à l'objectif de diversification de l'approvisionnement énergétique ".
En concurrence directe avec Nabucco, la Russie a développé son propre projet de gazoduc à destination de l'Europe, le Southern Stream, et pourrait chercher l'accord d'Ankara pour le passage des conduits à travers les eaux territoriales turques en mer Noire, selon les médias turcs. La Turquie est déjà liée à la Russie via la mer Noire par le gazoduc sous-marin Blue Stream.
Dans l'espoir d'attirer le pétrole russe et kazakh, elle soutient par ailleurs un projet d'oléoduc entre ses ports de Samsun, sur la mer Noire, et Ceyhan, sur la Méditerranée, qui sert déjà de terminal pour des oléoducs acheminant du pétrole azerbaïdjanais et irakien.Le projet maintes fois différé de construction de la première centrale nucléaire turque devrait également être discuté. L'entreprise publique russe Atomstroyexport est la seule à avoir répondu à un appel d'offres, mais le gouvernement turc doit encore décider s'il souhaite ou non lui confier le projet.
Source: AFP
19:28 Publié dans Géopolitique, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




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