15.08.2009
Un partenariat économique russo-allemand qui en appelle d'autres
Le président russe, a rencontré la chancelière allemande, Angela Merkel, dans la ville balnéaire de Sotchi en mer Noire, ce vendredi afin d'accroître les relations économiques bilatérales en ces temps de crise économique mondiale.
Dans sa résidence officielle d'été, M. Medvedev a salué les efforts de l'Allemagne pour faire face à la récession économique.
Les statistiques montrent que l'économie allemande a augmenté de 0,3 % au second trimestre 2009 par rapport au trimestre précédent. "Nous devrions réfléchir à la manière dont nous pourrions aider nos deux économies et nos deux peuples à faire face aux conséquences de la grave crise mondiale et à en émerger forts et prêts en renforçant les relations stratégiques et économiques bilatérales", a déclaré M. Medvedev cité par l'agence de presse RIA Novosti.
Lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet, Mme Merkel a déclaré que l'Allemagne a favorisé l'offre du fabricant canadien Magna, soutenu par le Russe Sberbank, pour l'achat de parts dans Opel, unité européenne de General Motors. Les deux dirigeants ont aussi discuté des investissements russes dans Wadan, chantier naval allemand en détresse.
Mme Merkel a également indiqué que l'Allemagne est intéressée par la mise en place du projet Nord Stream, pipeline pompant du gaz sibérien en passant en-dessous de la mer baltique et menant directement à l'Europe occidentale, évitant les pays transitaires traditionnels.
L'Allemagne est le plus grand partenaire commercial européen de la Russie, avec un commerce bilatéral atteignant un record de 67,2 milliards de dollars américains en 2008, avant de chuter après le début de la crise économique.
Le sommet informel est la troisième réunion des deux dirigeants cette année et la seconde après leur rencontre du 16 juillet à Munich.
Et la France dans tout ça ?
La France dont le président ménage la Russie tout en osant pas franchement s'allier avec elle à cause de sont tropisme atlantiste risque de perdre sur tous les tableaux. Avec la Russie d'une part parce que la France de Sarkozy n'est plus une puissance indépendante, donc une puissance qui compte, mais aussi avec les Etats-Unis d'autre part. Washington cessera de prendre des gants avec un allié qui en réintégrant pleinement le dispositif otanien grâce est devenu un vassal. En effet, pourquoi essayer de cajoler un domestique ?
D'autre part Berlin, dont l'amitié avec Paris est considérée l'un des axes fondamentaux d'une Europe indépendante, n'a d'intérêt dans ce partenariat que si La France représente quelque chose au plan mondial. Ce ne sont sûrement pas les performances économiques françaises qui intéressent nos amis d'Outre-Rhin et une France satellite de l'anglosphère n'interessera pas des Allemands qui préfèreront discuter directement avec les maîtres.
12:30 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




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