22.08.2009

Les mots internationaux au secours des touristes

american-tourists(1).jpgAu grand soulagement de n'importe quel étranger se trouvant en Russie pour la première fois, il y a une assez longue liste de mots internationaux dans utilisés par les russes. Quand on dit mot internationaux, il faut bien comprendre mots à sonorité anglaise. Prenez, par exemple, n'importe quel pauvre étranger courant d'une manière bizarre dans un centre commercial géant à la recherche des toilettes : il sera heureux d'apprendre que bien que le mot russe pour désigner les toilettes ait une sonorité légèrement  différente - « too-al-yet »  - il est assez probable qu’après quelques secondes de gesticulations en répétant "toilettes ", il trouvera avec succès les fameux toilettes.

 

Beaucoup de ces mots internationaux sont particulièrement commodes pour les voyageurs. Les mots comme aéroport,  taxi et banque, par exemple, sont pratiquement les mêmes en russe comme en anglais : « airport » devient « aéroport »,   « taxi » reste  le même mot en appuyant sur la deuxième syllabe  « tak-SI » et la banque reste la banque, mais avec un son « a » plus doux. De même, bien que le mot russe pour hôtel soit d'habitude « gos-tin-itsa », le mot  « o-tel  » est souvent utilisé. Ainsi pour n'importe quel touriste sortant de l'avion, il est relativement simple de trouver un taxi et un hôtel.

 

Une soirée en ville serait également tout à fait gérable pour une personne peu familière avec le russe. Trouver son chemin vers le bar le plus proche, le café, ou le parc exigent seulement un changement léger dans la prononciation : pour le bar et le parc, roulez simplement le son  « r » du mieux que vous pouvez . Le mot café, lui, reste le même.

 

Il y a une croyance très répandue parmi les touristes qui dit que la langue russe manque de caractère et emprunte simplement ses mots à d'autres langues. Quelqu'un familier avec le russe sait très bien que rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité, mais le fait que ces touristes remarquent souvent la fréquence de mots internationaux montre que la liste de tels mots est en expansion et que le russe, qui n’est pas une langue d’arrière garde, s'est adapté. Ainsi, il y a eu beaucoup de nouveaux compléments au vocabulaire russe ces dernières années et beaucoup d'entre eux sont presque identiques à leurs équivalents en global english, à part la fin, qui se termine persque toujours par  « -ovat ». Ainsi, les mots comme « adapter » et « compenser » deviennent « adapt-ir-ovat » et « compen-sir-ovat » sous la forme nominative en russe. Beaucoup d'adjectifs sont en russe aussi immédiatement reconnaissables par les  étrangers : « roman-ti-chis-kiy » (romantique), « drama-ti-chis-kiy » (dramatique, spectaculaire).

 

Oui bien sûr, qui pourrait oublier les prétendus « faux amis » dans la langue russe - des mots qui semblent trompeusement semblables aux mots anglais, mais signifient en fait quelque chose d'entièrement différent. C'est pourquoi il est important de ne pas devenir trop dépendant de ces  « mots internationaux », on se fait trop facilement avoir par des mots aux sonorités semblables. C'est très courant chez les débutants étudiant le russe qui s'accrochent à chaque aspect de la langue qui leur semble familière et associent des mots aux sonorités familières avec ce qu’ils croient être leurs équivalents dans d'autres langues. Ce n'est pas forcément une bonne chose.

 

Ainsi un Etatsunien  visitant Moscou  racontait à une amie russe sa première nuit sur place, quand un homme aux yeux fous, ivre s'est approché de lui dans le métro. Comme cet ami connaissait peu le russe, il a cru bon de crier à cet homme étrange un mot qui lui semblait avoir la même signification en russe et en anglais .

"Je lui ai crié le mot russe pour dire '"fou."  "Lunatic " . Et je suppose que ce mot l'a offensé, parce qu'il a semblé assez fâché quand je le lui ai dit." 

Son amie russe lui expliqua alors que l’homme n’étais pas fâché, mais qu’il a été certainementembarrassé. Parce qu’il s’était fait traiter de somnambule. En Français le même mot « lunatique »  désignerait une personne pas forcément folle, mais à l’esprit changeant.

 

 

 

Source: rbth.ru

 

 

 

13.08.2009

Les demoiselles, un genre en danger

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Pour mettre fin aux discrimination sexuelles supposées que les appellations « Madame », ou « Mademoiselle » induiraient, les dirigeants de la Russie ont conduit au cours de l’histoire récente du pays de vastes expériences, pouvant servir d’exemple à tous les politiciens qui pour une raison ou une autre pourraient être tentés d’imposer la même chose à leurs concitoyens. Notamment parmi les députés européens qui cherchent à promouvoir une appellation unisexe pour tous leurs collègues de Strasbourg.

 

Au temps des tsars, tout était clair et simple : les femmes d’un certain âge étaient appelées soudarinya, les jeunes femmes barichnya. Mais après la révolution socialiste de 1917, de telles marques étaient considérées comme bourgeoises et par la même sujette à une totale éradication. Les bolchéviks ont instauré leur propre appellation générale et unisexe : tovaritch. Cela convenait à toutes les situations et pouvait être mis à toutes les sauces : camarade étudiant, camarade employé, camarade directeur, etc..  Dans un film populaire de l’époque soviétique, le responsable d’un camp d’été de jeunes pionniers s’adresse à son auditoire en commençants par "camarades enfants ! ". Cela finissait par confiner à la caricature.

 

A la fin des années 1980 une autre révolution se déroule en Russie. Heureusement celle-ci se passa sans effusion de sang ou presque. Mais elle n’en fut pas moins fondamentale : elle fut appelée Perestroïka. Cette fois-ci ceux qui en eurent à souffrir furent les « camarades » autant au sens littéral ( membres du parti communiste) qu’au sens figuré. L’usage du mot camarade fut alors con sidéré comme une forme de l’oppression communiste. Les Russes ne cherchaient plus à être des camarades politiquement corrects. Ils voulaient être des hommes, des femmes , des «nouveaux russes» et  Dieu sait quoi. À propos, le terme de  «nouveaux russes» a été inventé par Kommersant, le fameux quotidien économique, crée dès la première vague de la perestroïka.

Kommersant a aussi essayé d'instiller chez les citoyens russes, maintenant dans l’embarras à trouver une appellation adéquate, une affection pour le mot gospodine (l'équivalent russe selon le contexte, de «Seigneur», «Maître» ou «Monsieur»). Cela semblait parfois absurde. Par exemple, à l’occasion d’un crime relaté dans la presse: "M. Ivanov a fendu son compagnon de beuverie, M. Petrov, avec une hache." D'autre part, le mot gospodin est devenu entièrement naturel parmi les banquiers russes, les financiers et les cadres supérieurs - les membres de la nouvelle classe affaires qui a grandi dans le sillage de la perestroïka. Mais ce mot n'a jamais pris chez la plupart des Russes des autres classes. Par exemple, le Président de la Russie ne s’adresserait jamais à ses concitoyens au début d’un discours sur l'état de la nation en commençant par "mesdames et messieurs " mais plutôt par le terme "citoyens respectés de la Russie." Boris Eltsine, lui, préférait le terme : "chers russes. "

 

Ainsi tandis que nous semblons débarrassés de l’appellation «camarade», nous devons encore devenir des "mesdames et  messieurs". Dans la rue, la situation est encore plus ardue. Si vous devez poser une question à un étranger, vous avez immédiatement le problème de la façon dont il faut les appeler. Bien sûr, on peut toujours recourir aux formes impersonnelles, telles que : "excusez-moi, pourriez-vous, dites-moi s'il vous plaît …" Mais s'il y a plusieurs personnes et vous devez obtenir l'attention de l’une d'entre elles, tout devient incroyablement compliqué. Voire désagréable. Parce que dans ce cas, dans la langue russe d’aujourd'hui, votre seul choix pour vous adresser à cette personne est moujtchina (l'homme) dans un cas ou jentchchina (la femme) dans l’autre. Des manières de s'adresser raisonnablement neutres, mais qui paraissent franchement affreuses. Pourtant pourriez-vous faire autrement ?

 

Il y a aussi le mot devotchka (la fille), utilisé en s’adressant à quelqu’un  semble aux russes légèrement moins de mauvais goût. C'est pourquoi devotchka est souvent utilisé en ce qui concerne les serveuses et les vendeuses, même quand ces serveuses et ces vendeuses ont pratiquement l'âge de la retraite.

 

Les termes Soudarinya et barichnya utilisés avant la révolution semblent terriblement démodés aujourd'hui. Pourtant nous n'avons pas réussi à inventer quoi que ce soit de mieux - évidemment, ces temps derniers nous avons été très occupés par d'autres affaires.

 

Quant à ceux qui voudraient remettre en cause les appellations « Madame » et « Mademoiselle » au sein du Parlement européen, ils devront remarquer attentivement  que l'opinion d'un député est insuffisante pour trancher un tel cas. Pour ça, il faut  au moins une révolution.

 

 

 

 

Source: RUSSIA BEYOND THE HEADLINES

 

 

 

 

01.08.2009

Etre jeune en Russie en 2009

 

Le sujet n'est pas si saugrenu, car rappellons-le, 2009 est officiellement l'Année de la Jeunesse en Russie.

Après avoir lancé il y a six mois des initiatives en grande pompe, comme l'"Opération Russie 2020 " destinée à soutenir 50.000 jeunes porteurs de projets en tous genres et ce jusqu'en 2020, avoir diffusé un clip vidéo coup de poing à destination de la jeunesse dont nous reparlerons plus bas, peu de choses nous étaient ensuite parvenues. Et puis, nous raconte le quotidien Kommersant, la semaine dernière Dmitri Medvedev est allé à la rencontre des jeunes de Iédinaïa Rossiïa ( Russie unie ) et s'est entretenu avec leurs responsables.

Jusque ici rien d'extraordinaire, tout responsable politique va de temps en temps passer du temps avec les jeunes militants de son mouvement. Mais Vlacheslav Bourkov, porte paroles des jeunes du parti présidentiel, pense que de cette rencontre pourrait sortir l'ébauche d'une liste noms pour composer un parlement national des moins de 30 ans. Cependant, selon les sources de Kommersant, Russie unie  doit encore élaborer un message à l'adresse de ses jeunes membres. Car le souci le plus urgent, c'est la création d'un réservoir de jeunes cadres politiques. On ne s'attend pas à ce que cela arrive d'ici la fin de l'année.

Néanmoins, il semble que Medvedev prend les mesures appropriées pour apporter du sang frais dans l'arène politique. Selon le politologue Dmitri Badivskii , " Medvedev peut proposer son idée d'utiliser ses nouvelles réserves notamment au niveau municipal et  les proposer aussi aux candidature du parti pour les nominations au poste de gouverneur." Peut-être que l'annonce personnelle Présidentielle proposant de présenter des jeunes à des positions éligibles lors des prochaines municipales commencera à briser le carcan des vieux bureaucrates locaux, espérons-le.

Au moins voilà une initiative qui donnera à la jeunesse russe l'envie de s'engager en politique et de maîtriser elle-même son destin, car jusqu'à présent, au vu on avait l'impression que "l'Année de la jeunesse " servait surtout la classe dirigeante à se dédouaner sur le dos de la jeunessse de ne pas avoir eu de grande guerre à faire ni de cosmos à conquérir. Il suffit de voir le clip officiel de "l'Année de la jeunesse " qui avait été lancé en février dernier.

 

 -Traduction des paroles apparaissant dans le clip ( entre parenthèses, les images qui vont avec) 

Au lieu d’attendre sans rien faire, recherche les opportunités qui peuvent changer ta vie / Le temps est venu/ Un temps pour le changement/ Ton temps.

Russie/ 1000 ans/ Foi/ Travail (laboureur )/ Intelligence ( Dmitri Mendeleiev)/ Bravoure ( Youri Gagarine)/ Patience/ Amour (Alexandre Pouchkine)/ Des millions de vies/ Toi (silhouette)

Le plus grand pays du monde/Le pays le plus riche du monde (pont, explosion nucléaire)/Le meilleur pays du monde (cosmonaute)/Mais ton pays n’existera plus…

Tu ne fais rien, tu te contentes de l’exploiter (pieds de personnes en train de copuler sur un lit)/ Les études sont ta profession et tu fais ça au détriment de la nation/ Tu travailles pour n’importe qui/ Tu bois/ Tu fumes/ Tu vas loin ( diagrammes anatomiques sur les mauvaises habitudes de la jeunesse)/Tu mourras entre 55 et 60 ans…

Des enfants : pas dans tes projets/ Une famille : pas dans tes projets/ T’engager dans l’armée : pas dans tes projets/ Tout doit tourner autour de toi, toi, toi ! ( un type en train de bouffer un Big Mac)/ Regarde autour/Réveille toi !! ( une main secoue la tête du type)

C'est comme ça que vous vivez votre vie, vous croyez le dépenser dans quelque chose de valable/ Tout ce que tu  laisseras derrière toi sera une tablette de comprimés et 16 chiffres (une image "de votre" visage sur une pierre tombale avec le titre "a été".)

Ta puérilité (un type avec des ailes d'ange  perd les ailes et gagne des cornes rouges.)/ Tu es sur ta voie à la création de rien, la construction de rien, ne produisant rien, ne réalisant rien. (Un avion plane sur le paysage urbain industriel.)

RIEN

Tu crois que tu ne peux rien faire pour la Russie, (un type fume une cigarette)/ Que les décisions sont toutes prises par quelqu'un d'autre, ailleurs/Mais en réalité, elle (la Russie) n'a personne d’autre que toi( silhouette devant une mer d'applaudissements.) / Tu es son présent,  son avenir, devant, d'abord et son dernier espoir Et c'est une pensée effrayante, parce que toi (encore le type et sa cigarette) vous n'avez besoin de rien.

Tu es un consommateur/Une batterie/ d’une énorme machine étrangère/ Qu’est ce que tu considères comme ayant de la valeur ?

L’argent ? (des hommes d’affaires marchent autour)/ Le téléphone ?/ Acheter des fringues ?/ La voiture ?/ Les soirées ( bouteilles vertes moussant)

Toutes ces choses sont pire que rien/ Tandis que ta vie se fait aux dépens de ton temps et de tes rêves qui ne seront jamais/Jettes un coup d'oeil autour/ Ton pays se meurt (la vue d'un globe avec la Russie en rouge, des tuyaux siphonnent la Russie.) / Dans l'économie globale, nous sommes les bûcherons et les mineurs/ Nous ne sommes pas prêts de rivaliser/ Ils nous écraseront à la première occasion.

Aucune grande découverte (la fonte ?)/ Aucune grande victoire (footballeurs)/ Aucune grande culture ( Misha, l'ours Olympique flottant à la cérémonie finale des Jeux de 1980)

RIEN

( Un journal  projette des titres divers) Voici ta liberté selon toi/ La liberté d'être un bandit ou une prostituée/ La liberté d'autodestruction ?/ La liberté de s’incliner ?/ La liberté d'être personne ?

Ceux qui vous ont précédés se sont  battus, ont construit, innové, sont tombés, se sont relevés et ont continué pour que vous puissiez vivre / Ils ont construit une grande nation. (Une carte de la Russie se développant jusqu’à sa forme actuelle)

Et toi ?

Est-ce que tu es une brute ingrate, ou bien celui qui pourrait changer le monde ? (La terre tourne.) /Un moins que rien ou un héros ? Le dernier ou le premier ? Choisis pour toi, mais sois bien conscient … Il n'y a personne sauf toi. Personne d'autre ne peut vivre ta vie pour toi. Il y a deux options pour notre nation : la renaissance ou l'oubli.

Trouve des réponses sur www.godmol.ru

 

Franchement, on a un peu l'impression que ce clip a été fait pour mettre en évidence que les jeunes de Russie sont des mangeurs de hamburger paresseux et accros à la drogue qui conduisent leur grande nation droit dans le mur. Car la classe dirigeante n'est pas responsable de l'état de la jeunesse. Tout le monde le sait. La situation actuelle vient uniquement de la jeunesse qui notamment ne fait pas assez de bébés. Et oui, Pourquoi diable avez-vous pensé que le gouvernement avait baptisé 2007 "l'Année de l'Enfant" ? Du coup les réactions de la blogosphère russe ont été nombreuses. Et virulentes. Un paquet de réponses ont été diffusées sur Ru Tube et You Tube. Parmi ces vidéo ripostes, voici l'une d'entre elles, détournant assez finement la vidéo officielle et rappellant que la vie du temps des aînés n'était pas si héroïque que cela et brocardant la mauvaise gestion du pays. En clair les créateurs de ce clip veulent montrer que le pouvoir politique, oligarchique et médiatique ont de sacrées responsabilités dans la déliquescence des valeurs traditionelles. ( Non il n'y a pas de traduction, du moins pour le moment ).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20.05.2009

La poupée russe vient... du Japon

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La matriochka est l'un des symboles de la Russie... mais n'est pas tout à fait russe. Eh non ! Toutes les histoires qui racontent son apparition, à la fin du XIXe siècle, s'accordent sur ce point : la matriochka, ou plus exactement son ancêtre, vient du Japon.

Selon l'une de ces histoires, Savva Mamontov, un industriel et mécène russe, aurait rapporté, dans les années 1890, une poupée représentant une divinité japonaise. Il aurait confié à un tourneur sur bois de son atelier moscovite le soin d'en fabriquer une version russe : une jeune paysanne en foulard, tenant un coq à la main.

Les artisans russes ont ensuite apporté leur touche : l'emboîtement, sur le modèle "des oeufs de Pâques en plusieurs pièces, qui s'emboîtaient les uns dans les autres ", raconte Lioudmila Chenrakova, consultante au Musée de la matriochka, à Moscou.

La poupée russe a rapidement accédé à la célébrité mondiale, après avoir remporté une médaille de bronze à l'Exposition universelle de Paris, en 1900. En raison de son prix élevé, elle est même plus répandue à l'étranger. Avec la période soviétique, elle se démocratise.

Et devient un jouet très apprécié des petits Russes, comme de leurs parents qui louent ses vertus éducatives. "Quand on prend une matriochka en main, on comprend le processus de construction du monde. Tout s'emboîte ", s'enthousiasme Nikolaï Pokrovsky, patron d'un petit atelier de confection de matriochkas à Saint-Pétersbourg.

Dans son atelier, des poupées tout juste polies attendent d'être peintes tandis que d'autres sèchent dans un coin. Elles sont toutes en bois de saule, plus résistant et plus souple. "En général, on commence par extraire la plus petite poupée ", explique Lioudmila Chenrakova. Puis chaque pièce de bois est évidée pour accueillir à son tour sa « petite soeur ». Elles sont enfin peintes à la main, le plus souvent de couleurs vives, puis éventuellement laquées. Traditionnellement, les matriochkas comptent de trois à dix pièces.

En ces temps de crise, la production est à la peine. Pour la plus grande usine du pays, à Semionov, les ventes baissent. Après du chômage technique, les ouvrières ont accepté des baisses de salaire. Dans ce contexte difficile, un atelier de la ville de Semionov a récemment reçu une grosse commande... du Japon : pour fabriquer ces mêmes poupées japonaises qui ont donné naissance à la matriochka.

 

Source: OUEST-FRANCE

25.04.2009

Des livres rares imprimés comme il y a deux siècles

xin_48843a18c9674f84a1fd0306aeef36e1.jpgSaint-Pétersbourg est une ville riche du point de vue de son histoire, de son art et de sa littérature, depuis que les Romanov ont amené le pays sur les devants de la scène mondiale. Un trésor unique se trouve enfoui dans ses rues, le seul endroit du pays où les livres sont toujours imprimés suivant les techniques du début du XIXe siècle. Un XIXe siècle qui représente toujours aujourd'hui l'âge d'or des écrivains russes.

Sergueï Yachine est typographe de la Maison d'Edition des Livres Rares, le seul endroit en Russie où les livres sont imprimés de la même manière qu'ils l'étaient plusieurs siècles auparavant. La presse du XIXe siècle utilisait déjà un type plus avancé.

Aujourd'hui, Sergueï Yachine utilise les techniques d'imprimerie qui étaient familières aux géants de la littérature de l'époque. C'est à dire qu'il faut souvent une journée pour imprimer une seule page. Les employés ont trouvé d'anciennes machines dans les vieux bureaux d'imprimerie de la ville. Ils se disent heureux que les éditeurs russes puis sovietiques se soient lentement tournés vers des méthodes modernes.

Bien que les livres faits à la main peuvent coûter jusqu'à 15.000 dollars ( 11.300 euros), le propriétaire indique que la maison d'édition ne fait pas de bénéfices mirobolants. Mais il est toujours fier de produire des textes consacrés par l'usage, comme l'Ecclésiaste, les Dix Commandements ou les sonnets de Shakespeare. "Souvent, je prends de livres que j'aime, selon ma propre discrétion, que nous publions après, explique t-il. Toutefois les livres sont souvent des êtres qui ont été sélectionnés par l'histoire elle-même. Ce sont des pièces de littérature impérissables, et aussi des textes impérissables."

Chaque livre est relié individuellement en soie, bois ou en céramique. Certains ne sont produits qu'à 2 éditions. Les gens qui travaillent ici sont de véritables amateurs du livre, et pensent que les livres peuvent et doivent être un chef-d'oeuvre. Les livres sont conservés principalement dans les musées russes, comme l'Hermitage, le Musée d'Etat de l'Art et de la Culture, ainsi que dans les grands musées d'Europe et des Etats-Unis.

 

Source: XINHUA

11.04.2009

Les oeufs Fabergé, ce soir sur Arte

Numeriser0016tri_small.pngSi, à Pâques, le commun des mortels offre des oeufs en chocolat, le tsar Alexandre III avait, lui, pour habitude d'offrir à sa tsarine un oeuf Fabergé

En 1885, le joaillier Karl Fabergé est chargé d'une mission extraordinaire : confectionner un présent inattendu que le tsar souhaiterait offrir à son épouse Marie Fedorovna pour la fête de Pâques. Fabergé imagine un oeuf hors du commun. Sa coquille en émail blanc s'ouvre pour laisser apparaître un jaune en or, recelant lui-même une surprise : une poule en or aux yeux de rubis. Le succès est tel que pour chaque fête de Pâques, Alexandre III offrira désormais à son épouse un oeuf de Fabergé, suivi dans cette tradition par son fils, le dernier tsar, Nicolas II.

Issu d'une famille protestante picarde émigrée en Russie après la révocation de l'édit de Nantes, Pierre-Karl Fabergé est devenu en 1884 le fournisseur officiel des Romanov. En tout, le joaillier fabriquera  une cinquantaine d'oeufs.

Pour son documentaire, Bernd Boehm a retrouvé la trace de plus d'une trentaine de ces objets, aux Etats-Unis, en Suisse, en Angleterre et en Russie. Il réunit sous l'oeil de sa caméra quelques-uns des plus beaux spécimens de cette collection hors de prix - en novembre 2007, l'un d'entre eux s'est adjugé à près de 12,5 M d'euros -, aujourd'hui dispersée dans le monde entier. En suivant un commentaire au style mal­heureusement ampoulé sur un fond de valse viennoise, très mondain, on tourne autour de ces oeuvres d'art, invités à admirer leur beauté et leur ingéniosité, chaque oeuf renfermant une sur­prise. Les amateurs du genre seront aux anges, les autres auront vite le tournis et seraient même tentés de ranger ces objets de luxe au rayon des vieilleries quand apparaît... George Clooney (non, pas à la coupure pub !), dans un extrait d'Ocean's Twelve, où il incarne une canaille de haut vol bien décidée à s'approprier un oeuf. Ainsi mis en scène, le style Fabergé prend un petit coup de jeune.

 

Fabergé, le joailler du tsar, sur Arte, samedi 11 avril 20h45

Source: TELERAMA

27.03.2009

Dublin à Moscou

 

saint patrick.jpgL’homme russe s’est toujours intéressé à la culture irlandaise. Littérature, musique, danse de ce pays sont bien connus de la majorité des Russes. Le jour de la Saint-Patrick est presque devenu fête nationale à Moscou, avec une désormais traditionnelle parade sur le Nouvel-Arbat. Après avoir pu faire connaissance avec le cinéma irlandais l’an dernier, les organisateurs du Festival cinématographique irlandais invitent de nouveau à se familiariser avec l’art de l’Eire.

Pour la première fois, l’adaptation cinématographique de Gens de Dublin de James Joyce réalisée par John Huston est portée au grand écran. Les brillants dialogues de Joyce sur la culture, la vie et la mort et une non moins brillante interprétation par des acteurs splendides se sont transformés en une belle épitaphe pour le grand réalisateur américain.  

My left foot, de Jim Sheridan, est un autre exemple de hit mondialement connu ayant reçu en 1989, l’année de sa sortie au cinéma, toutes les principales récompenses cinématographiques et ayant activement propagé la culture irlandaise.  

Mais les films « sérieux » ne sont pas les seuls au programme du festival. Pour l’humour, quoique noir, Ian Fitzgibbon est au rendez-vous, avec A film with me in it, parlant de deux jeunes malchanceux, dont la maison commence à se remplir étrangement de macchabées, obligeant les deux héros à prendre des choix très peu… triviaux.  Le film d’Alan Parker, The Commitments, respirant bien plus la joie de vivre que le film précédant, nous fait découvrir l’un des groupes les plus populaires de Dublin, avec ses hauts et ses bas, surs fond de prolétariat irlandais. Comme c’est habituellement le cas durant les festivals cinématographiques nationaux, les séances sont suivies de discussions avec les réalisateurs des films. Le Festival du cinéma irlandais est devenu dans ce sens une exception et les organisateurs se sont efforcés d’amener à Moscou acteurs, scénaristes et réalisateurs qui prendront part au festival, présenteront les films et répondront après cela aux questions posées.


Source : Interfax

25.03.2009

Résistance Serbe. Pour que vive l’alliance euro-russe

Très bon texte qu'Alexandre Latsa a publié sur son site Dissonance. Plus que jamais l’alliance euro-russe est la solution de notre libération. Ce leitmotiv géopolitique doit être répété inlassablement tant que l’Europe sera asservie sous le joug de l’Otan.

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Bonjour mes amis Serbes, c’est un honneur pour moi de vous écrire de Moscou.

Dans quelques jours nous serons le 24 mars 2009, un jour tragique puisque il y a 10 ans, une coalition militaire des pays les plus puissants de la planète, fédérés au sein de l’OTAN, entamait une campagne de bombardement militaire de 78 jours sur la Serbie. Sur Votre Serbie.

Officiellement cette opération militaire a été déclenché pour arrêter les massacres, que dis je, le “génocide” en cours soit disant au Kosovo. Savez vous qu' en France le chiffre de 1 millions de morts a même été avancé au journal télévisé ?

Officieusement, nous savons tous très bien pourquoi l’OTAN a bombardé la Serbie : parce qu’elle était le seul état digne d’Europe, le seul état souverain et libre, le seul état à ne pas se plier au diktat libéral-atlantiste, et à “résister” à l’extension à l’est de l’OTAN.

Avec cette campagne nous disait on pourtant, nous allions pouvoir arrêter le génocide du Kosovo et faire de la Serbie un état “démocratique”, “libre” et “prêt à intégrer l’Union Européenne”, entendez la un état dirigé par un gouvernement de caniches prenant ses ordres à Bruxelles, c’est à dire en fait indirectement au Pentagone et prêt à vendre ses patriotes et ses héros.

10 ans plus tard, la Serbie n’a toujours pas intégré l’Union Européenne. Mieux, ceux la même qui crièrent au génocide virtuel ont découpés le pays, refaisant les frontières comme ils l’ont fait en Afrique et en Asie dans leurs ex-colonies, arrachant à la Serbie ce qu’elle avait de plus cher : son coeur ! Depuis un peu plus d’un an en effet, le Kosovo “serait” un “état indépendant”, reconnu par mois d’un état sur trois dans le monde à ce jour, au passage en grande majorité les pays de l’OTAN (qui ont bombardé la Serbie) et leurs nouveaux “alliés” libérés (Irak, Afghanistan :).

Imagines t’on un organisme quel qu’il soit fonctionner sans son coeur ? Pour l’OTAN, au nom du droit international, c’est possible. Ils ont enfanté un monstre, une zone de non droit ou les églises brûlent, ou l’on assassine les gens en fonction de leur race et de leur religion, un peu comme au Rwanda, mais le tout au coeur de l’Europe. De la même façon, ces puissants ont créés un pseudo-tribunal (le TPI) pour rendre justice. Réflexion miroir de la société qu’il est censé représenter, cet ersatz de tribunal juge et condamne les gens en fonction de leur race et de leur religion et assassine certains prévenus sans même les juger.

Un commentateur avisé affirmait ceci : “sait on que le Kosovo est doucement en train d’être accaparé par l’Albanie ? Sait on que l’Albanie a permis au Kosovo l’utilisation du port de Shengjin situé au nord de l’Albanie? Que le préfixe international du Kosovo ne sera plus celui de la Serbie (+381) mais celui de l’Albanie (+355) ? Je ne suis pas non plus sur que le monde sache que les douanes entre le Kosovo et l’Albanie ont été abolies, tandis qu’au même moment la KFOR locale renforce les taxes douanières et le contrôle aux frontières entre la Serbie et le nord du Kosovo. La guerre du Kosovo a été une guerre de conquête et non une guerre de libération. Les « Kosovars » n’existent que dans les journaux occidentaux et le Kosovo est en train de devenir ni plus ni moins qu’une région d’Albanie”.

Voilà le résultat de 10 ans d’ingérence Américaine au coeur de notre Europe.

Je lisais récemment cette histoire incroyable dans un zoo de suède ou les employés racontaient que un de leurs singes, probablement plus évolués que les autres, préparait des projectiles qu’il alignait dans sa cage et les lançait contre les touristes qui venaient l’observer de trop près. Les employés du zoo bien que surpris du geste hautement technique de ce pauvre singe affirment avoir trouvé la solution pour qu’ils n’importent plus les clients, le castrer. Ainsi disent ils celui ci sera “plus docile”.
Voila ce qui a tenté d’être fait par l’OTAN en Serbie : une castration. Le vrai génocide est la.

En mars 2009 l’opinion mondiale constate eux tout ce que le Kosovo est devenu : une province occupée souillée à l’uranium appauvri, une province occupée au main de groupes mafieux blanchis par le TPI, pouvant retourner à leur occupation principale : la traite des blanches et le trafic de drogue à destination de l’Union de Bruxelles. Une province occupée ou des habitants vivent parqués dans des ghettos, sous le regard morne et vide du monde entier, comme notre singe au zoo en Suède.
Voila le résultat de la non unité Européenne.

Mais le Kosovo n’est pas perdu !

L’OTAN et ses valets Bruxellois n’ont pas fait plier la résistance Serbe qui vient de donner au monde entier un exemple inédit de courage, de force et de détermination. Car les Serbes doivent avant tout savoir qu’ils ne sont pas seuls ! L’UE, l’ONU n’ont toujours pas reconnu le Kosovo et ne le reconnaîtront jamais ! Au coeur de l’Europe : la Grèce, l’Espagne, la Roumanie, la Slovaquie, Chypre ont refusé de céder malgré des pressions énormes. A travers le monde, la Chine, l’Inde, le brésil, le Kazakhstan, l’Argentine, la Moldavie et bien d’autres sont …. opposés à l’indépendance du Kosovo !
Dans tous les autres pays, des centaines de milliers, des millions d’habitants soutiennent la Serbie.

cosaque-5.jpg?w=150&h=165Il y a aussi la Russie, cette grande soeur bienveillante qui a affirmé dès le premier jour que jamais elle ne reconnaitrait le Kosovo. La Russie dont les dirigeants, Vladimir Poutine et Dimitri Medvedev en tête ont décidé de prendre leur destin en main. La Russie qui aujourd’hui propose aux Européens un “choix” absolument essentiel pour la survie de notre civilisation et de nos peuples.

Le temps est venu pour les Européens de prendre leur destin en main, cet avenir qui ne situe pas par delà l’atlantique au sein de l’OTAN mais derrière l’oural, dans une gigantesque alliance militaire continentale avec la Russie.

L’unité continentale voila le seul espace qui garantira aux Européens, Serbes en tête l’assurance de vivre en paix et en liberté sur leur terre, au Kosovo. Plus que tout, il est le Kosovo doit revenir à ses propriétaires, tout comme Chypre nord. Il est temps que l’Europe cesse d’être une terre occupée, que ce soit par l’armée Turque ou par les soldats Américains, sous bannière de l’OTAN.

Le 24 mars au soir je ne serais pas physiquement à Belgrade, mais mon coeur et mon âme seront avec vous mes amis Serbes. Dès le lendemain, la lutte reprendra et ne s’arrêtera que lorsque l’occupation du Kosovo cessera !

Plus que jamais ce soir je vous salue et vous rappelle mon serment de fidélité à l’égard de la Serbie : vive la Serbie, vive le Kosovo Serbe !

Zivela Srbija ! Kosovo je Srbija ! Hourrah !

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24.03.2009

Moscou tente de sauver les poupées russes

matryoshkas-dolls.jpgLe Kremlin envisage d’acheter une grande quantité de Matriochkas, les célèbres poupées russes dont les ventes ont décliné.

 

L’âme de la Russie est touchée en plein cœur. Les célèbres Matriochkas, ces poupées en bois peintes à la main et qui s’emboitent les unes dans les autres, ont vu leur vente chuter de manière vertigineuses depuis le mois de septembre. Dans la petite ville de Semienov, le berceau des poupées russes, la fabrique de Khokhlomskaya Rospis, qui emploie 1100 personnes, a vu ses ventes chuter de près de 30% en novembre et décembre, et l’usine s’est retrouvée avec un gros stock d’invendus.

 

Avec elles, c’est tout un artisanat qui est menacé. Le secteur emploie 30000 personnes dans 240 entreprises. C’est pourquoi le ministre du Commerce et de l’Industrie Viktor Khristenko a récemment annoncé que le gouvernement allait dépenser jusqu’à 28.4 millions de dollars pour l’achat de grandes quantités de poupées russes peintes qu’il offrirait en cadeau. Le gouvernement pourrait également annoncer des mesures d’incitations fiscale pour aider les artisans à vendre les poupées en Russie et à l’étranger.

 

"Quelque chose de terrible s’est passé à partir de septembre. C’est comme si tous les achats s’étaient tout simplement asséchés " confie Ioulia Kolesnikova au journal USA Today. Cette Russe de 46 ans fabrique des Matriochkas, grâce à un savoir-faire transmis de génération en génération. Elle a appris le métier à l’âge de cinq ans. "Il s’agit d’un artisanat typiquement russe, et il est malheureux il n’y ait plus de touristes pour les acheter ", ajoute Kolesnikova.

 

Avec l’effondrement du bloc soviétique, ces poupées étaient devenues très à la mode, et les entreprises avaient pris l’habitude de passer commandes de poupées à l’effigie de leur patron, ou des membres du Kremlin. Certaines, plus cocasses, représentant Bill Clinton et Monica Lewinsky ou encore Georges Bush connaissent également un certain succès. Le prix de certains modèles peut atteindre jusqu’à 1500 dollars. "La Matriochka à l’effigie d’Obama pourrait se vendre comme des petits pains si le président américain se décidait à nous rendre visite " indique Kolesnikova.

 

 

 

 

21.03.2009

Les Bouriates s'adaptent pour ne pas disparaître

Les Bouriates, l'un des peuples indigènes de la Russie, constituent moins d'un quart des 981.000 habitants de la République de Bouriatie  (Республика Бурятия), située au sud du lac Baïkal.

Ce peuple d'origine mongole, pratiquant le bouddhisme tibétain teinté de chamanisme, a subi une tentative d'anéantissement sous le régime communiste. A partir de 1929, les séides de Staline ont imposé la collectivisation forcée des fermes et des troupeaux interné les chefs spirituels détruits les édifices religieux et pillé les ojects contenus pour les stocker en vue de la construction d'un musée de l'athéisme. La révolte bouriate de 1931-32 appellée "Guerre de Shambala" fut écrasée sans ménagement.

En 1937, c'est au tour des responsables communistes Bouriates de subir les purges staliniennes. Parallèllement , le pouvoir central installe des familles d'origine russe dans un but évident de faire disparaître toute trace de culture Bouriate. Aujourd'hui les Russes représentent environ 70% de la poulation locale.

Si aujourd'hui la culture bouriato-mongole peut à nouveau s'exprimer librement, le monde monderne est un adversaire aussi redoutable pour les traditions locales que le fut le communisme.


 

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