18.08.2009
Stabilisation économique en vue
"Les données économiques publiées en juillet témoignent d'une stabilisation de la situation économique en Russie ", constate Raiffeisen Capital Management dans sa dernière revue des marchés émergents. Cette filiale de gestion d’actifs du groupe bancaire autrichien Raiffeisen est très active depuis 20 ans dans les pays d’Europe orientale.
"Si la production industrielle a poursuivi son recul en termes de comparaison annuelle, elle est cependant légèrement en hausse par rapport au mois précédent. Le chiffre d’affaires du commerce de détail continue, quant à lui, à baisser. Le déficit budgétaire se creuse encore en raison du recul des recettes fiscales et de l’augmentation des dépenses dévolues au soutien de la conjoncture", commente la société de gestion.
Concernant les marchés, elle note "la prédominance manifeste des attentes en matière de reprise de l'économie mondiale, et donc de l'augmentation de la demande en matières premières ". Ce qui lui fait dire que "de nouvelles augmentations des prix des matières premières seraient extrêmement profitables à la Russie ".
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31.07.2009
Les mésaventures de l'iPhone en Russie

Partout dans le monde civilisé, le monde où l'on consomme, la demande d’iPhone excède l’offre. Partout ? Non ! Un grand pays résiste encore et toujours à l’invasion, et il s’agit de la Russie !
Les nouvelles ne sont en effet pas bonnes pour les industriels de la téléphonie à l’Est… En novembre dernier, les vendeurs s’alarmaient déjà du peu d’appétit de la clientèle locale pour l’iPhone, qui n'a visiblement toujours pas compris que ce gadget est absolument vital, bien avant les besoins essentiels de l'être humain.
Seulement 250.000 appareils auraient trouvé preneur depuis le lancement officiel il y a un an. À peine le double du décompte effectué en mai dernier, alors que les trois opérateurs locaux VimpelCom, MTS et MegaFon s’étaient collectivement engagés à distribuer 3,5 millions d’unités en deux ans. C’est beaucoup trop juste, et c’est pourquoi ces trois larrons auraient cessé d’acheter des iPhone au début de l’année en tentant de renégocier leur contrat avec Apple. Ces opérateurs ont aussi confié la vente des iPhone à des détaillants. Lesquels aussi font face à des stocks d'invendus. L'un d’eux, Euroset, a mené l'affaire en justice, préférant retourner ses iPhone à l'opérateur MTS plutôt que de lui payer les 8,5 millions de dollars prévus. Peine perdue, Euroset a été débouté de sa demande.
A titre de comparaison en France, où l'appareil est arrivé un an plus tôt, on approche des 1,8 millions d'utilisateurs.
Le prix de vente en Russie serait par trop dissuasif constate t-on, d'autant que le principe de la vente avec un forfait (et la subvention de l'appareil) n'est pas courante dans le pays. En conséquence, l'iPhone y est vendu plein pot, entre 500 et 600 €, alors que le salaire moyen russe tourne autour de 300 € mensuels.
Résultat il peine à toucher un large public. Ceux qui avaient les moyens de s'équiper l'ont fait et tous n'ont pas attendu qu'il soit vendu de manière officielle. L'iPhone avait commencé à arriver par le marché gris, avec une estimation de 400 000 à 500 000 ventes par ce canal.
La douche écossaise n'est peut-être pas terminée pour les opérateurs, car ils n'ont toujours pas commencé à vendre les nouveaux iPhone 3GS.
20:11 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Renault soutiendra Avtovaz dans la crise
"La Russie et l’alliance avec Avtovaz sont toujours une opportunité stratégique fondamentale ", a insisté le patron opérationnel de Renault. Mais "pour atteindre le bénéfice attendu, il est clair que la route sera pleine de chaos ", a ajouté Patrick Pélata, avec actuellement " un marché qui a plongé de 50 % ".
Premier constructeur russe, Avtovaz, dont Renault a racheté 25 % pour un milliard de dollars, "n’était pas préparé à une telle dégringolade de ses volumes " et donc "souffre ", poursuit Patrick Pélata. En situation de trésorerie tendue, Avtovaz a reçu récemment une aide du Kremlin de 550 millions d’euros. Sous la pression du gouvernement, "il a fallu adapter l’équipe de management à cette situation ", de façon à ce qu’elle puisse élaborer "un plan suffisamment radical ", face "à une telle baisse des volumes ", ajoute le directeur général de Renault.
C’est dans ce contexte que Yann Vincent, le précédent patron opérationnel du constructeur russe, a annoncé son départ. Il a été remplacé par Igor Komarov, auparavant vice-président en charge des finances. "Dans le contexte actuel, un manager russe est plus efficace ", avait estimé récemment Carlos Ghosn, le PDG de Renault.
Ce plan est "sévère ", "c’était nécessaire et nous sommes là pour aider ", a insisté le nouveau patron Patrick Pélata. Le gouverneur de la région de Samara, où se situe l’usine du russe, a indiqué qu’il craignait des tensions sociales. "En août, la chaîne de production est arrêtée. À partir de septembre, la semaine de travail va être réduite. Et sans doute, nous allons être confrontés à des suppressions d’emplois non seulement dans l’usine d’Avtovaz, mais aussi chez les sous-traitants ", a-t-il déclaré. Avtovaz a officiellement démenti préparer un plan de licenciements.
Source: LE FIGARO
09:40 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.06.2009
Les BRIC, une alternative non crédible au G7
On imaginait la réunion comme un Versailles, un Yalta, les grands se répartissant le monde, ou comme Roosevelt et Ibn Saoud scellant leur accord pétrolier à bord du croiseur « Quincy » en 1945. Et puis non, rien, un sommet sans résultat qui aura surtout souligné les divergences. L'histoire n'était pas au rendez-vous.
Mardi 16 juin, pour la première fois, Lula da Silva, Dimitri Medvedev, Manmohan Singh et Hu Jintao se retrouvaient, à Iekaterinbourg, dans l'Oural. Brésil, Russie, Inde, Chine, premier sommet des BRIC : 22 % du PIB mondial, 40 % de sa population. L'acronyme BRIC a été inventé par Jim O'Neill, économiste en chef de Goldman Sachs, en 2003, après avoir calculé que les économies réunies de ces quatre « émergents » devraient égaler en 2040 celles des vieilles puissances du G6 : Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne et Italie.
Les Russes, toujours modestes, avaient qualifié d'avance Iekaterinbourg de nouvel « épicentre du monde ». On devait y assister au début de la grande bascule géopolitique du XXIe siècle. Les calculs de PIB n'ont pas tort d'annoncer le nouveau monde qui se dessine, avec l'affaiblissement de la suprématie américaine, l'effacement européen et le rattachement du Japon à l'Asie, nouvelle région de puissance sous domination chinoise. Chacun des BRIC a raison de vouloir dire son mot sur le nouvel ordre mondial, sur la crise, sur le commerce, sur l'environnement, sur la sécurité alimentaire. Si les quatre parvenaient à le dire de façon unie, leur voix porterait face à l'Amérique et à son allié européen. Les membres du BRIC sont d'accord : les Etats-Unis ne doivent plus dominer le monde comme avant, à commencer par leur système financier, qui a fait faillite. "Ce qui nous unit, résumait le négociateur brésilien, est notre volonté commune de changement de la gouvernance mondiale. "
Le billet vert restera une monnaie de référence pour longtemps
Un sujet central était à l'ordre du jour : le dollar, à la fois outil et symbole de l'hyperpuissance étatsunienne. Les croissants déficits américains mettent en péril les réserves de ces pays, pour l'essentiel libellées en billets verts. Les autorités chinoises, russes et brésiliennes ont dit ces derniers mois vouloir s'éloigner du dollar et commencer à utiliser leur propre monnaie dans leurs échanges bilatéraux. Pékin a reparlé des DTS (droits de tirage spéciaux) du FMI. Moscou a proposé que chacun des quatre achète des obligations d'Etat des trois autres.
Les marchés financiers scrutaient le sommet avec beaucoup d'intérêt. Mais du dollar il n'est pas question dans le communiqué final. Les Russes, trop empressés et le caractère prématuré des propositions (aucune des monnaies de ces quatre pays n'est convertible !) ont fait remonter les divergences économiques et stratégiques de fond. Les quatre forment un "BRIC-à-brac ", comme le note justement Andrew Weiss sur le site de Foreign Policy. Chine et Inde, puissances démographiques, veulent des prix de matières premières aussi bas que possible. Russie et Brésil, producteurs, veulent l'inverse. La veille du sommet, Pékin a annoncé prêter à nouveau 10 milliards de dollars aux pays de l'ex-URSS en Asie centrale pour sécuriser ses achats de pétrole et de gaz sans passer par Moscou.
MM. Singh et Lula ont pour priorité de préserver leur économie, d'attirer des investisseurs et des technologies, et de ne pas se lancer dans des croisades contre Washington. L'Inde a en outre besoin des Etats-Unis face au Pakistan. Les Chinois veulent aussi privilégier leur relation bilatérale avec l'administration Obama, ils sont plus attachés au G2 qu'au BRIC. Seuls les Russes raisonnent en termes impériaux et tiennent des propos acrimonieux, mais ce vieux pays, où l'espérance de vie s'effondre et où l'économie ne se diversifie pas, n'a en vérité pas sa place à côté des autres.
Il ne faut pas en tirer comme conclusion que l'Europe peut se rendormir et l'Amérique se rassurer, son dollar promis à un avenir radieux. Les Etats-Unis continueront d'être dominants pour longtemps, mais avec une faiblesse monétaire préoccupante, le dollar sera de plus en plus contesté. L'échec de la réunion de Iekaterinbourg montre que le nouveau monde ne sera pas la substitution d'une suprématie par une autre, les pouvoirs seront partagés, imbriqués de façon plus complexe, plus mouvante. Quant aux monnaies, mieux vaut sans doute se faire à l'idée d'un vrai désordre, imprévisible et durable.
SOURCE: LES ECHOS
11:13 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Les priorités économiques du Kremlin
Avant de s'envoler pour les Pays-Bas, Dmitri Medvedev a énuméré cinq domaines prioritaires pour développer l'économie novatrice, a rapporté jeudi le site Internet du Kremlin.
Ces cinq domaines sont: l'économie d'énergie, la technologie nucléaie, la technologie spatiale, les soints de santé et la technologie de l'information.
La Russie soutiendra en particulier le programme de système de navigation Glonass, le développement d'équipements de diagnostic et de médecine, les recherches et le développement des superordidnateurs, a précisé M. Medvedev.
Selon lui, la formation d'une économie novatrice implique la participation du gouvernement féderal, des autorités locales, des universités et des entreprises.
Le fons de capital-risque et les marchés devraient être également utilisés pour la mise en oeuvre des projets, a-t-il souligné.
L'économie russe, fortement dépendante des exportations de l'énergie et des matières premières, a été durement touchée par la crise financière mondiale.
M. Medvedev a mis en place en mai une commission sur la modernisation et le développement technologique pour aider à transformer l'économie nationale en une économie novatrice.
SOURCE: CCTV
08:11 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.06.2009
On dégraisse chez les cheminots
La RZD, Российские железные дороги, Société de chemins de fer publics russes premier employeur de Russie avec 1,2 million d'employés, a annoncé mercredi tabler sur le départ de 53.700 d'entre eux en 2009 en raison de la crise et du recul des volumes de transport ferroviaire.
"Le personnel de la compagnie devrait reculer de 53.700 employés pour l'année 2009 ", indique l'entreprise dans un communiqué, expliquant que la crise avait "frappé la compagnie de plein fouet ".
"Selon les prévisions du ministère russe du Développement économique, le volume des transports de la compagnie pourrait accuser un recul de 19% en 2009 par rapport à l'année précédente ", ajoute-t-elle.
"Du point de vue strictement économique, nous devons dès aujourd'hui nous séparer de 180.000 travailleurs ", explique-t-elle.
Toutefois, la compagnie a décidé d'"éviter les délestages massifs, de penser à l'avenir afin d'entrer dans l'après-crise, quand les volumes des transports recommenceront à croître, avec le personnel indispensable ", souligne-t-elle.
RZD précise dans le communiqué qu'"il ne s'agit pas d'une suppression de personnel, mais d'une compression de la taille de la compagnie, qui se produit principalement par le biais de démissiçns volontaires et de départs à la retraite ", citant son président Vladimir Iakounine.
SOURCE: AFP
19:35 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
La guerre du lait avec la Biélorussie est finie, celle du gaz continue
Les relations commerciales entre Moscou et Minsk se sont apaisées mercredi sur le front du lait, mais se sont détériorées dans le même temps pour ce qui est du gaz, Les autorités biélorusses ont levé mercredi les stricts contrôles douaniers imposés ces dernières heures aux postes-frontière routiers sur les produits d'importation russes, Moscou ayant mis fin à son embargo sur les produits laitiers en provenance de Biélorussie, rapporte l'agence Interfax.
Mais la Biélorussie a laissé entendre qu'elle pourrait recourir à nouveau, si besoin, à de tels contrôles, "Aujourd'hui, la mise en oeuvre de stricts contrôles douaniers a été suspendue. En fonction de l'évolution de la situation, la commission douanière pourra prendre telle ou telle décision", a déclaré Natalia Petkevitch, du service de presse de la présidence biélorusse.
Le chef des services sanitaires russes, Guennadi Onichtchenko, a déclaré de son côté, selon des télévisions russes, qu"'Un protocole satisfaisant les parties biélorusse et russe a été signé ".
"Le franchissement de la frontière par des produits laitiers biélorusses reprendra très prochainement ", a assuré le ministre biélorusse de l'Agriculture, Semion Chapiro.
Les relations entre Moscou et Minsk se sont tendues au cours des derniers mois, le gouvernement russe ayant peu apprécié que la Biélorussie refuse de reconnaître l'indépendance des provinces séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, qui ont fait sécession avec la Géorgie. Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, a refusé de participer dimanche à un sommet consacré au pacte de sécurité économique avec la Russie, prévu à Moscou ( voir la note du 14/06 ). Il entendait protester ainsi contre l'embargo décrété par la Russie sur les produits laitiers de son pays. Le président russe, Dmitri Medvedev, a jugé "hystérique" l'attitude de Minsk. L'embargo en question concernait quelque 1.200 produits laitiers biélorusses.
Si la situation s'améliore sur le front du lait, il n'en est pas de même sur celui du gaz.
Le géant russe Gazprom, qui a le monopole sur les exportations de gaz, a exigé mercredi de la Biélorussie qu'elle paie pour 230 millions de dollars d'arriérés, indique par ailleurs Interfax, qui cite l'ambassade de Russie à Minsk.La Russie a, en outre, gelé en mai un prêt de 500 millions de dollars à la Biélorussie.
La Russie fournit un quart des besoins gaziers de l'Europe, essentiellement via le territoire de l'Ukraine et de la Biélorussie, qui est une voie de transit cruciale pour le gaz russe destiné à l'Allemagne et à la Pologne.
SOURCE: REUTERS
12:54 Publié dans Economie, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Les Russes pourront faire leurs courses chez Carrefour
Le numéro deux mondial de la grande distribution ouvre ce jeudi son premier hypermarché en Russie. Un nouveau marché qu'il avait jusqu'à présent délaissé, mais que le français entend conquérir.
20 ans après s'être lancé à l'assaut du marché asiatique, c'est désormais vers la Russie que se tourne Carrefour. Le géant de la grande distribution ouvre en effet ce jeudi son premier hypermarché de Russie et de l'ensemble de la Communauté des Etats indépendants. Comme le souligne Thierry Garnier, un membre du comité exécutif du groupe, cité dans un communiqué, cela "marque une étape importante " dans la stratégie du groupe. Et pour cause : "Carrefour est profondément convaincu que le marché russe recèle un potentiel considérable sur le long terme. Aussi le marché russe est-il l'une des priorités stratégiques de notre développement ", ajoutait-il.
A Moscou, en période de crise économique, cette grande surface de 8 000 m² qui emploie déjà environ 450 personnes est pour le moment la bienvenue. La Russie, tout comme les pays membres de la CEI, constitue un marché économique en expansion, souvent délaissé par les investisseurs en raison des risques géopolitiques importants que renferme la région. Le numéro un européen de la grande distribution fait donc ici un pari risqué, mais qui pourrait bien, à terme, s'avérer gagnant. Reste à savoir pour qui.
SOURCE: LE FIGARO
12:37 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06.06.2009
Les méthodes de Poutine inquiètent l'hyperclasse globalisée
"Nous avons évité le pire." Devant un parterre d'investisseurs étrangers et de patrons des géants pétroliers réuni à Saint-Pétersbourg pour le «Davos russe», le président Dmitri Medvedev a donné, ce vendredi, une prudente note d'optimisme.
Brutalement fauchée par la crise, la Russie devrait voir son PIB reculer de 6,5 % en 2009 selon les dernières prévisions du Fonds monétaire international (FMI). Ce sera un peu mieux, a assuré ce vendredi Arkadi Dvorkovitch, le jeune (37 ans) conseiller économique du président russe, formé aux États-Unis.
Les incendies menacent toutefois dans l'immense maison Russie. Et jeudi, veille de l'ouverture du Forum économique de Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine a joué les pompiers. Le sinistre s'était déclenché justement dans la région de l'ancienne capitale impériale, dans la petite ville de Pikalevo.
Quelque 500 ouvriers en colère avaient bloqué l'autoroute traversant Pikalevo. La manifestation, que la police n'a pas dispersée, a provoqué un bouchon géant de 400 km ! Les ouvriers protestaient contre la fermeture des trois usines principales de cette ville de 23 000 habitants, dont 4 000 se sont retrouvés au chômage en début d'année. Les arriérés de salaires s'étaient accumulés, comme au pire des chaotiques années 1990. Et voici que «Saint Vladimir» est arrivé, non sans avoir fait virer 1,34 million de dollars gouvernementaux pour régler les paies en souffrance. ( voir la note du 05/06 )
Dans une mise en scène télévisée dont il est friand, l'homme fort du pays a tancé les patrons voyous. Au premier rang desquels Oleg Deripaska, le roi de l'aluminium. Patron le plus riche de Russie en 2008, Deripaska a vu sa fortune fondre de 25 milliards à mesure que chutaient les prix des matières premières. Son empire métallurgique croule sous les dettes.
Les ouvriers ovationnent
À Pikalevo, Oleg Deripaska possède BaselCiment, l'usine d'alumine et de ciment. " Vous avez pris en otage des milliers de personnes avec vos ambitions, votre manque de professionnalisme ou peut-être simplement votre goinfrerie !" s'est fâché le tout-puissant chef du gouvernement devant les caméras. "Pourquoi tout le monde s'enfuyait comme des cafards avant mon arrivée ? " Lançant un stylo à l'oligarque Deripaska, le premier ministre lui a ordonné de signer un contrat prévoyant la reprise des achats de matières premières à une autre entreprise locale, PhosAgro.
Peu importe si l'État impose à ce fournisseur, PhosAgro, une baisse de prix qui risque de l'étrangler comme le rapporte le quotidien Kommersant, les principales usines de la ville vont redémarrer. Vladimir Poutine a menacé d'une nationalisation si, dans les trois mois, tout n'était pas rentré dans l'ordre. Ovation des ouvriers.
"La nationalisation est une solution extrême, l'État ne peut pas résoudre la question de l'offre et de la demande ", s'est inquiété ce vendredi à Saint-Pétersbourg le patron des patrons russes, le libéral Alexandre Chokhine. Comme d'autres hommes d'affaires, Chokhine craint la contagion à d'autres villes sinistrées. "Les conflits sociaux ne sont pas sur le devant de la scène ", tempère Jacques der Megreditchian, directeur de la banque d'investissement Troïka Dialog.
La prestation de Poutine à Pikalevo n'émeut guère le banquier qui rappelle que les groupes (comme celui de Deripaska) qui ont reçu une aide massive de l'État ont une responsabilité sociale. Jacques der Megreditchian n'exclut pas une secousse dans le secteur bancaire russe d'ici à l'automne mais n'envisage pas de crise systémique. Alexei Koudrine, le ministre des Finances, a annoncé ce vendredi à Saint-Pétersbourg une «inévitable» deuxième vague de la crise. Où l'État devra encore jouer les pompiers auprès des banques.
SOURCE: LE FIGARO
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05.06.2009
Une enquête antitrust lancée contre Microsoft
Les services russes de la concurrence ont annoncé avoir ouvert une enquête contre Microsoft pour des réductions de livraisons de Windows XP en version boîte et préinstallée.
Le 24 juillet, la direction de la concurrence russe, basée à Moscou, examinera le dossier d'enquête ouvert contre Microsoft pour des restrictions supposées sur les livraisons de Windows XP.
"L'analyse du marché de différents systèmes d'exploitation montre que le transfert vers le système d'exploitation Windows Vista se produit alors qu'il existe toujours une demande pour le précédent système d'exploitation, Windows XP ", explique-t-on.
Une demande corroborée par les remontées en provenance des détaillants informatiques et des commandes gouvernementales précise la direction de la concurrence.
De son côté, Microsoft a indiqué n'avoir reçu aucune notification de la part des services russes concernés. "Nous avons toujours répondu pleinement aux questions du service anti-monopole et nous entendons perpétuer cette pratique ", a déclaré Marina Levina la porte-parole de Microsoft à Moscou.
SOURCE: zdnet.fr
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