15.08.2009
Un partenariat économique russo-allemand qui en appelle d'autres
Le président russe, a rencontré la chancelière allemande, Angela Merkel, dans la ville balnéaire de Sotchi en mer Noire, ce vendredi afin d'accroître les relations économiques bilatérales en ces temps de crise économique mondiale.
Dans sa résidence officielle d'été, M. Medvedev a salué les efforts de l'Allemagne pour faire face à la récession économique.
Les statistiques montrent que l'économie allemande a augmenté de 0,3 % au second trimestre 2009 par rapport au trimestre précédent. "Nous devrions réfléchir à la manière dont nous pourrions aider nos deux économies et nos deux peuples à faire face aux conséquences de la grave crise mondiale et à en émerger forts et prêts en renforçant les relations stratégiques et économiques bilatérales", a déclaré M. Medvedev cité par l'agence de presse RIA Novosti.
Lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet, Mme Merkel a déclaré que l'Allemagne a favorisé l'offre du fabricant canadien Magna, soutenu par le Russe Sberbank, pour l'achat de parts dans Opel, unité européenne de General Motors. Les deux dirigeants ont aussi discuté des investissements russes dans Wadan, chantier naval allemand en détresse.
Mme Merkel a également indiqué que l'Allemagne est intéressée par la mise en place du projet Nord Stream, pipeline pompant du gaz sibérien en passant en-dessous de la mer baltique et menant directement à l'Europe occidentale, évitant les pays transitaires traditionnels.
L'Allemagne est le plus grand partenaire commercial européen de la Russie, avec un commerce bilatéral atteignant un record de 67,2 milliards de dollars américains en 2008, avant de chuter après le début de la crise économique.
Le sommet informel est la troisième réunion des deux dirigeants cette année et la seconde après leur rencontre du 16 juillet à Munich.
Et la France dans tout ça ?
La France dont le président ménage la Russie tout en osant pas franchement s'allier avec elle à cause de sont tropisme atlantiste risque de perdre sur tous les tableaux. Avec la Russie d'une part parce que la France de Sarkozy n'est plus une puissance indépendante, donc une puissance qui compte, mais aussi avec les Etats-Unis d'autre part. Washington cessera de prendre des gants avec un allié qui en réintégrant pleinement le dispositif otanien grâce est devenu un vassal. En effet, pourquoi essayer de cajoler un domestique ?
D'autre part Berlin, dont l'amitié avec Paris est considérée l'un des axes fondamentaux d'une Europe indépendante, n'a d'intérêt dans ce partenariat que si La France représente quelque chose au plan mondial. Ce ne sont sûrement pas les performances économiques françaises qui intéressent nos amis d'Outre-Rhin et une France satellite de l'anglosphère n'interessera pas des Allemands qui préfèreront discuter directement avec les maîtres.
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04.08.2009
Poutine attendu en Turquie
Le Premier ministre russe Vladimir Poutine est attendu jeudi à Ankara pour des discussions qui devraient se concentrer sur l'énergie, alors que la Turquie joue un rôle croissant de corridor entre les pays producteurs d'hydrocarbures et l'Europe.
"La coopération dans le domaine de l'énergie sera une question principale à l'ordre du jour ", a affirmé un assistant du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.
Située entre l'Europe et les vastes champs de pétrole et de gaz de la mer Caspienne et du Golfe, la Turquie a vu se développer au cours des dernières années son rôle de corridor énergétique à destination des marchés européens.Le mois dernier, Ankara a été l'hôte de la signature d'un accord sur la construction du gazoduc Nabucco, qui doit acheminer à partir de 2014 du gaz de la Caspienne vers la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et l'Autriche en passant par la Turquie. Le projet vise à réduire la dépendance énergétique européenne vis-à-vis de la Russie.
Mais la Turquie a pris garde de ne pas ostraciser Moscou --son principal partenaire commercial et son principal fournisseur de gaz-- et M. Erdogan a souligné que la Russie pourrait elle aussi alimenter Nabucco."Il s'agit d'une proposition à long terme ", a-t-il déclaré. "La participation de la Russie au projet ne nuirait pas à l'objectif de diversification de l'approvisionnement énergétique ".
En concurrence directe avec Nabucco, la Russie a développé son propre projet de gazoduc à destination de l'Europe, le Southern Stream, et pourrait chercher l'accord d'Ankara pour le passage des conduits à travers les eaux territoriales turques en mer Noire, selon les médias turcs. La Turquie est déjà liée à la Russie via la mer Noire par le gazoduc sous-marin Blue Stream.
Dans l'espoir d'attirer le pétrole russe et kazakh, elle soutient par ailleurs un projet d'oléoduc entre ses ports de Samsun, sur la mer Noire, et Ceyhan, sur la Méditerranée, qui sert déjà de terminal pour des oléoducs acheminant du pétrole azerbaïdjanais et irakien.Le projet maintes fois différé de construction de la première centrale nucléaire turque devrait également être discuté. L'entreprise publique russe Atomstroyexport est la seule à avoir répondu à un appel d'offres, mais le gouvernement turc doit encore décider s'il souhaite ou non lui confier le projet.
Source: AFP
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25.07.2009
Les Etats-Unis vont réarmer la Géorgie
Au moins, cela a le mérite d'être dit ! Près d'un an après la contre-attaque russe en Géorgie, la région s'agite de nouveau. L'enjeu: la volonté de Tbilissi d'intégrer l'Otan, exprimée de nouveau cette semaine par son président Mikheïl Saakachvili. Dans deux interviews accordées au Wall Street Journal et au Washington Post, le président géorgien a exprimé son souhait de recevoir des Etats-Unis des équipements anti-aériens et anti-chars, afin de se prémunir d'une éventuelle attaque russe.
Les armes livrées par les Etats-Unis et d'autres pays membres de l'OTAN "inciteront les aventuristes à y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans une nouvelle opération militaire ", selon M.Saakachvili. Toujours d'après lui, le premier ministre russe Vladimir Poutine pourrait être tenté de déclencher une nouvelle guerre en raison de la crise économique en Russie. "Seul un message clair de l'Occident sur les éventuelles conséquences graves " peut arrêter Moscou, a t-il ajouté.
Saakachvili, qui tente également de se rabibocher avec l'opposition géorgienne, a reçu ce jeudi une réponse positive d'un porte-parole du département d'Etat américain, Philip Crowley. "Il est clair qu'une des conditions fondamentales d'une adhésion à l'Otan est de posséder des équipements militaires qui répondent aux critères de l'Otan et qui renforceraient les capacités militaires de l'alliance ", a-t-il indiqué, avant de rappeler le refus de Washington de reconnaître toute "sphère d'influence " à Moscou.
La Russie prête à des sanctions
Plus tôt, depuis Tbilissi, Joe Biden a défendu l'intégrité territoriale de la Géorgie et son aspiration à rejoindre l'Otan, indiquant que Washington coopère avec le pays "pour maintenir ses forces armées, (l'aider) à s'entraîner et s'organiser ". La Géorgie et les Etats-Unis ont signé en janvier un accord de partenariat stratégique qui "prévoit " d'aider le gouvernement de Tbilissi à améliorer la formation et l'équipement de ses forces armées, afin de les préparer à une éventuelle intégration dans l'Otan. Le tout en insitant sur le caractère défensif des armements qui seront livrés à Tbilissi.
La réponse de Moscou aux déclarations américaines ne s'est pas faite attendre. Alors que le vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine faisait part hier de son "inquiétude " et déclarait que la Russie prenait des "mesures concrètes " contre le réarmement géorgien, l'ambassadeur de Russie auprès de l'Otan, Dmitri Rogozine, est allé plus loin. "En vertu d'un décret présidentiel, la Russie prendra des sanctions à l'encontre des entreprises étrangères qui continueront à vendre des armes à la Géorgie ", a-t-il déclaré.
Sources: AFP, RIA NOVOSTI
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23.07.2009
Des élections kirghizes sous l'oeil de Moscou et de Washington
Les bureaux de vote se sont ouverts à 02h00 GMT pour les 2,7 millions d'électeurs inscrits, dont on s'attend à ce qu'ils accordent un nouveau mandat au président sortant, Kourmanbek Bakiev.
La stabilité de ce pays est capitale aux yeux de Washington pour réussir à endiguer la montée d'un islam radical, au moment où l'intensification des combats en Afghanistan envoie des ondes de choc dans tout l'espace centre-asiatique. La base dont disposent les Etats-Unis au Kirghizistan sert à la logistique des opérations militaires en Afghanistan.
Selon ses détracteurs, Bakiev a instrumentalisé une présumée menace islamiste pour renforcer ses chances de victoire et se conserver le soutien à la fois des Etats-Unis et de la Russie, qui redoutent des troubles dans une région parcourue par des clivages ethniques et claniques complexes. "Bakiev jette délibérément de l'huile sur le feu pour faire monter les tensions ", estime Bakyt Bechimpov, un parlementaire d'opposition. "Personne ne croit à des élections équitables et libres".
Bakiev avait annoncé en février la fermeture de la base aérienne américaine dans son pays après avoir obtenu de la Russie la promesse d'une aide de deux milliards de dollars pour affronter la crise financière. Mais il s'est ravisé ultérieurement en autorisant les forces américaines à maintenir leur présence tout en laissant entrevoir à Moscou la possibilité d'installer une autre base aérienne sur le territoire kirghize.
Victoire attendue de Bakiev
Au pouvoir depuis que des émeutes ont chassé en mars 2005 son prédécesseur Askara Akaïev, réfugié à Moscou, Bakiev est écartelé entre Washington, qui utilise son pays comme base arrière dans le conflit afghan, et Moscou, qui cherche à préserver ou restaurer son ancienne zone d'influence.
Bakiev, qui avait été considéré dans un premier temps, lors de la "révolution des tulipes " en 2005, comme un dirigeant libéral, est aujourd'hui accusé par son opposition d'avoir 'resserré les boulons' et muselé ses rivaux politiques, ce qu'il nie farouchement. Mais sa victoire lors du scrutin de jeudi fait peu de doute. "Tout le monde se fiche de cette élection. Bakiev, Bakiev, Bakiev, c'est tout ce qu'on entend ", se lamentait récemment un habitant de la capitale d'une cinquantaine d'années souhaitant rester anonyme.
Almazbek Atambaïev, le principal rival d'opposition à Kourmambek Bakiev, a affirmé voici 48 heures que l'élection présidentielle était jouée d'avance. "Le gouvernement a perdu ces élections et il est maintenant en train de voir comment truquer les résultats ", a déclaré l'ex-Premier ministre et leader du parti social démocrate. "C'en est arrivé au point où la police et le GKNB (les services de sécurité) tentent de faire avorter mes réunions avec les électeurs. Comme des rats, ils ont peur de la lumière, ce gouvernement a peur de la vérité ", avait-il ajouté.
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14.07.2009
Trop sympas ! Les Etats-Unis veulent bien que les Russes s'installent au Kirghiztan
Les Etats-Unis n'ont pas d'objection à l'ouverture par la Russie d'une deuxième base militaire au Kirghizstan, a déclaré dimanche le sous-secrétaire d'Etat américain aux affaires politiques, William Burns, au cours d'une visite dans ce pays d'Asie centrale.
"Ce type de décision relève à l'évidence des droits souverains du gouvernement du Kirghizstan. Notre point de vue est que toute démarche visant à renforcer la souveraineté, l'indépendance et la sécurité du Kirghizstan est une démarche raisonnable ", a indiqué M. Burns à des journalistes.
Ces déclarations interviennent deux jours après qu'une source gouvernementale kirghize a annoncé que le gouvernement avait accepté la proposition de la Russie d'ouvrir une nouvelle base militaire dans le pays, une initiative perçue comme étant une réaction à la décision de Bichkek de ne pas fermer la base aérienne dont disposent les Américains à Manas, au Kirghizstan.
Vendredi dernier, une source gouvernementale kirghize avait indiqué à l'AFP que la Russie avait obtenu la permission d'établir une base à Och, dans le sud du pays, dans le cadre de l'Organisation du traité de sécurité collective (ODKB, ou CSTO en anglais). L'ODKB groupe autour de la Russie six anciennes républiques soviétiques et se veut le pendant de l'Otan.
Ni Moscou ni Bichkek n'ont confirmé l'information sur l'ouverture d'une nouvelle base russe au Kirghizstan, décidée selon la source gouvernementale à l'occasion d'une visite mercredi dans la capitale kirghize du vice-Premier ministre russe, Igor Setchine, et du ministre de la Défense, Anatoli Serdioukov.
De son côté, l'Ouzbékistan, pays frontalier du Kirghizstan, s'oppose à l'ouvertured'une nouvelle base militaire russe à Och, ville proche de la frontière kirghizo-ouzbèke, a rapporté ce dimanche l'agence de presse russe RIA Novosti."Tachkent est catégoriquement opposé à la création de nouvelles bases militaires étrangères dans des Etats voisins ", a indiqué une source non identifiée au gouvernement ouzbek, en allusion à l'ouverture d'une base russe à Och.
En février, le Kirghizstan avait annoncé sa décision de fermer la base aérienne américaine de Manas, qui a une importance stratégique pour les opérations américaines en Afghanistan. Fin juin les Etats-Unis avaient réussi à trouver un compromis, notamment en avançant des sommes conséquentes en argent comptant, ce que la Russie n'avait pas pu faire.
De l'avis général, cette décision aurait été prise sous la pression de la Russie, qui n'a jamais vu d'un bon oeil la présence d'une base aérienne américaine dans l'une des anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale. Le Kirghizstan est le seul pays au monde à héberger à la fois une base militaire américaine et une base militaire russe.
SOURCE: AFP
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22.06.2009
La Russie revient en Afrique
Le président Medvedev entame ce mardi une tournée en Afrique afin d'aider la Russie à reprendre ses marques sur un continent où l'influence de Moscou, importante durant la Guerre froide, a disparue après la chute de l'URSS.
M. Medvedev se rendra d'abord en Egypte, puis au Nigeria, en Namibie et en Angola de mercredi à vendredi avec comme objectif d'étendre la présence économique russe en Afrique.
Avant lui, Vladimir Poutine fut le seul maître du Kremlin à se rendre en Afrique sub-saharienne, en 2006, lors d'un voyage au Maroc et en Afrique du sud.
"Si les Américains sont désormais actifs dans l'espace post-soviétique, il est naturel que nos dirigeants veuillent montrer que nous pouvons être actifs hors de cet espace ", estime Apollon Davidson, un historien spécialiste de l'Afrique en Russie.
D'autant que durant la Guerre froide, le continent africain fut l'un des terrains où Américains et Russes se livrèrent à une lutte d'influence, notamment en Angola, et où les conflits entre forces pro-occidentales et communistes furent nombreux.
Aujourd'hui la lutte est avant tout économique, et se concentre sur les réserves naturelles africaines (pétrole, gaz, diamant, minerais et uranium) qui restent largement sous-exploitées.
Le géant gazier russe Gazprom s'est ainsi dit prêt à défier ses concurrents occidentaux en Afrique, tout en regrettant son grand retard, dû au retrait de Moscou du continent après la chute de l'URSS en 1991 et qui pourrait bien s'avérer difficile à rattraper.
"Traditionnellement, nos relations économiques et commerciales ne sont pas très fortes, car les liens entre l'Union soviétique et l'Afrique avaient avant tout des fondements politiques et idéologiques ", explique M. Davidson.
Autre problème, la concurrence est désormais multiple, la Chine, notamment, ayant fait de grands progrès dans la course à certaines des richesses africaines. "Très clairement, ce sera beaucoup plus dur que durant les années 1980, où l'on était soit dans le bloc occidental soit dans le bloc soviétique ", souligne Samir Gadio, analyste à Moscou pour la banque d'investissement Renaissance Capital.
L'Egypte est le principal partenaire commercial de la Russie en Afrique, alors que les relations économiques avec l'Angola, le Nigeria et la Namibie, qui dispose notamment d'importantes mines d'uranium, sont insignifiantes, relève M. Gadio.
Mais le Nigeria pourrait attirer "un nombre croissant d'investissements directs " de Russie, si Gazprom décroche un contrat pour y construire un nouveau gazoduc, souligne l'expert.
Le géant gazier russe aimerait participer au projet de gazoduc transsaharien qui vise à approvisionner l'Europe en gaz nigérian, un tracé soutenu par l'Union européenne qui veut réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie.
Lors de la visite de M. Medvedev, le Nigeria et la Russie doivent signer un accord de coopération dans le domaine de l'énergie nucléaire et créer une coentreprise entre Gazprom et la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC).
"Le monde des affaires russes comprend que l'Afrique est un large marché où il y a plus d'opportunités que dans n'importe quelle autre région du monde ", explique Dmitri Soutchkov, de la banque publique russe VEB.
Certaines grosses compagnies russes y sont d'ailleurs déjà présentes, le géant de l'aluminum Rusal du milliardaire Oleg Deripaska opérant au Nigeria et en Guinée, tandis que Alrosa, le monopole russe du diamant, travaille en Angola.
SOURCE: AFP
20:46 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.06.2009
Un nouvel appel de Medvedev au désarmement nucléaire
Le président russe a annoncé ce samedi à Amsterdam que la Russie est prête à réduire son arsenal nucléaire "bien au-delà de ce que prévoit START I ".
"Nous sommes prêts à réduire le nombre de nos armes de défense stratégiques bien au-delà de ce que prévoit START I ", a déclaré M. Medvedev lors d'une conférence de presse.
Le prochain round de pourparlers russo-américains sur le désarmement nucléaire se tiendra mardi et mercredi à Genève, un premier bilan de ces discussions devant être présenté début juillet au sommet russo-américain de Moscou, selon la diplomatie russe. Deux rounds de discussions au niveau des experts ont déjà eu lieu les 19-20 mai à Moscou et 1-3 juin à Genève.
Russes et Etatsuniens négocient un nouveau traité de désarmement nucléaire, le Traité START 1 de réduction des armes stratégiques signé en 1991 - qui a conduit à amputer d'un tiers les arsenaux nucléaires russes et étatsuniens - arrivant à échéance le 5 décembre.
La Russie compte dans son arsenal environ 5.800 têtes nucléaires opérationelles, certes bien loin des 45.000 têtes opérationelles au milieu des années 80, mais largement suffisant. D'ailleurs si l'on ajoute aux têtes nucléaires russes les 5.700 ogives étatsuniennes, les 300 françaises, les 200 chinoises, les 200 britanniques, sans oublier Israël, l'Inde , le Pakistan et maintenant la Corée du Nord, il y a toujours de quoi largement pulvériser la planète. Dmitri Medvedev a du bien y penser avant de lancer cet appel.
De plus la Russie a du mal a remplacer nombre pour nombre ses anciennes armes par de nouvelles. Ce qui mathématiquement fera diminuer le nombre de têtes nucléaires russes dans les années à venir. Alors autant essyaer demander aux autres pays de diminuer leurs arsenaux en conséquence.
12:50 Publié dans Géopolitique, Militaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.06.2009
Pas de nouveaux armements israéliens pour la Géorgie
Israël maintient les restrictions frappant sa coopération militaire et technique avec la Géorgie sous la pression de la Russie, a rapporté jeudi dernier le journal Jerusalem Post citant le ministre géorgien de la Réintégration Temour Iakobachvili.
"Je sais qu’Israël n’est pas prêt à vendre certains types de produits (militaires) à la Géorgie bien que nos relations se poursuivent. Cela s’explique par son désir de respecter la position russe", a indiqué le ministre par téléphone au quotidien israélien. Il ne s’agit pas d’un embargo, cette politique d’Israël s’expliquant "plutôt par l’instabilité politique " (en Géorgie), a noté le ministre.
"Des plaintes russes " ont entraîné la réduction des livraisons d’armes à la Géorgie, selon une source au sein du ministère israélien de la Défense citée par le journal. Dans le même temps, Israël tiendra ses promesses et ne rejettera pas automatiquement les nouvelles commandes d’armes géorgiennes, selon la source.
Début août 2008, les troupes géorgiennes ont attaqué l’Ossétie du Sud détruisant en partie sa capitale Tskhinval. La Russie a introduit des troupes en Ossétie du Sud pour protéger les civils sud-ossètes dont beaucoup avaient la nationalité russe. Cinq jours plus tard, les Géorgiens ont été évincés de la république dont l’indépendance par rapport à Tbilissi a été reconnue par la Russie et le Nicaragua fin août.
Avant le conflit en Ossétie du sud, Israël a envoyé instructeurs militaires israéliens et a fourni beaucoup d’armes, y compris des drones, à la Géorgie. A la veille des hostilités, les deux pays avaient réduit leur coopération pour ne pas ternir leurs rapports avec la Russie et par crainte d’actions symétriques de Moscou au Proche-Orient, selon les déclarations officielles faites à l’époque.
Si on rapproche cette affaire et celle de la non-livraison de chasseurs MiG-31 à la Syrie par Moscou, on comprend mieux l'enjeu du marchandage.
Source: armenews.com
10:50 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.05.2009
La Libye, partenaire alternatif de la Russie pour l'Ukraine
Ioulia Timochenko aurait elle choisi la Libye pour "s'émanciper" de la "tutelle" de son "grand-frère" russe ?
Alors que le conflit gazier entre Kiev et Moscou reprend de la vigueur, sur fond de discorde liée au prix du gaz lui-même et au tarif de transit, l'Ukraine se rapproche de la Libye, important pays producteur d'hydrocarbures.
Au terme d'une visite du Premier ministre ukrainien , libyens et ukrainiens ont en effet signé mardi à Tripoli des accords de coopération dans les domaines du nucléaire civil et de la défense.
Le premier accord porte sur la coopération dans le domaine de l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, après que le Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi eut affirmé lundi le souhait de son pays de coopérer avec Kiev dans ce domaine. "La Libye a plusieurs offres de coopération dans le nucléaire civil mais nous préférons que ce soit l'Ukraine ", a-t-il ainsi affirmé lundi lors d'une réunion avec Mme Timochenko. Rappelons que Tripoli a d'ores et déjà signé des accords similaires avec Paris et Moscou.
Parallèlement, La Libye et l'Ukraine ont conclu trois accords dans les domaines de la défense, de la protection des informations secrètes et de l'enseignement supérieur. Tripoli et Kiev ont affirmé par ailleurs être prêts à supprimer les visas d'entrée pour les ressortissants des deux pays, afin de stimuler les investissements dans les deux pays.
Mme Timochenko avait préalablement affirmé lundi le souhait de son pays de diversifier ses sources d'approvisionnements en pétrole et de gaz, proposant à la Libye de construire une raffinerie de pétrole d'une capacité de 10 millions de tonnes par an dans le port d'Odessa. "Notre indépendance " vis-à-vis de la Russie sera plus importante "si nous diversifions nos sources d'approvisionnements ", avait ainsi déclaré la Premier Ministre ukrainienne. Rappelant à cet égard qu'à l'heure actuelle, l'Ukraine dépendait à 100% d'une seule source : la Russie.
De son côté Mme Timochenko a proposé à Tripoli une coopération dans les domaines aéronautique et agricole, affirmant avoir préparé 17 projets d'accord dans plusieurs domaines, qui devraient être signés lors d'une prochaine réunion à Kiev. L'Ukraine est notamment disposé à accorder à Tripoli les moyens de produire, stocker et transporter 4 millions de tonnes de blé par an. Ce projet sera exécuté par le Portefeuille Libye-Afrique d'investissement et la société ukrainienne "Union Doytas".En novembre 2008, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait d'ores et déjà annoncé lors d'une visite à Kiev que la Libye envisageait de construire en Ukraine un réseau de stations-services (plus d'une centaine) et une raffinerie de pétrole avec la participation du capital libyen.Lors de sa première rencontre avec M. Kadhafi, le 4 novembre dernier, le président ukrainien Viktor Iouchtchenko avait confirmé l'intérêt de l'Ukraine pour la construction sur son territoire de telles infrastructures. La Libye avait alors également déclaré qu'elle étudiait les propositions ukrainiennes sur les ventes d'armes. Le raïs libyen ajoutant que la Libye étudiait les possibilités d'une coopération dans le domaine des armes défensives avec d'autres pays.
Sources : Le Blog finance
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28.05.2009
Des pirates somaliens formés dans les écoles navales d'URSS
Sergueï Blizniouk vice-amiral de la marine soviétique à la retraite à reporté la chose, admise aujourd'hui, que certains pirates somaliens avaient été formés dans les académies navales soviétiques. Il a déclaré au journal ukrainien Gazeta Po-Kievskiy qu'il avait personnellement connu ces hommes dont il pense que certains se trouvent derrière les détournements de navires.
"Il y a beaucoup d'anciens militaires parmi les Somaliens qui ont perfectionné la tactique de combat en mer," a-t-il déclaré. "La majorité de ces hommes âgés de 40-50 ans a été formée en Union soviétique."
Blizniouk a ajouté au journal que des officiers soviétiques avaient formé le personnel naval du gouvernement du Président Siad Barré, qui a dirigé la Somalie de 1969 à 1991 ."J’ai moi-même enseigné en particulier à une école de Bakou (Azerbaïdjan), où nous avions chaque année environ 70 à 80 stagiaires somaliens."
"l'URSS a enseigné non seulement aux Somaliens mais aussi à des élèves venus du Yémen, d’Ethiopie et d'autres pays. Qui aurait alors supposé qu'ils se retourneraient un jour contre nous ?" s’interroge l’ancien militaire.
Cette histoire de marins formés professionnellement devenus pirates par la suite n'est pas un cas unique : une société de surveillance a bien formé les garde-côtes du Puntland avant que le gouvernement de la Somalie ne s’effondre.
Source : Sea-Sentinel Safety At Sea
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