20.08.2009

La Géorgie fait le blocus maritime de l'Abkhazie

3352073953_d463851baa.jpgLa Géorgie a annoncé jeudi la saisie de deux navires faisant du commerce avec la région séparatiste de l'Abkhazie dans la mer Noire, afin de renforcer le blocage maritime de ce territoire reconnu par la Russie.

Un bateau battant pavillon panaméen avec un équipage composé de Turcs et d'Azerbaïdjanais qui transportait du combustible de la Turquie vers la capitale abkhaze, Soukhoumi, a été saisi ce lundi, a précisé Bessik Chenguelia, un responsable de la police côtière interrogé par l'AFP. Le commandant du bâtiment a été placé en garde à vue, a-t-il dit. Mardi, les garde-côtes ont saisi un deuxième navire après qu'il eut quitté l'Abkhazie avec un chargement de ferraille : celui-ci battait pavillon cambodgien et les membres de l'équipage étaient syriens, selon la même source.

 

La loi géorgienne interdit toute activité économique dans les régions séparatistes de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud sans autorisation de Tbilissi et les étrangers entrant dans ces territoires sans autorisation peuvent être poursuivis.

 

Les autorités abkhazes ont vivement réagi en promettant une réponse "proportionnelle". "Nous avons averti la Géorgie que nous pourrons donner une réponse proportionnelle et agir de la même manière. Nous avons la possibilité de faire cela ", a déclaré le ministre abkhaze des Affaires étrangères, Sergueï Chamba, cité par l'agence Interfax.

19.08.2009

Soutien au président afghan et tergiversations envers l'Iran

medvedev.jpgLa Russie est satisfaite de son dialogue politique avec l'Afghanistan et poursuivra son aide à ce pays, lit-on dans le message de félicitations adressé mardi par le président Dmitri Medvedev à son homologue Hamid Karzaï à l'occasion du 90e anniversaire du rétablissement de l'indépendance de l'Afghanistan.

"La Russie a été la première à reconnaître la souveraineté de votre pays dans la lointaine année 1919, à une dure période de son histoire. Les années d'indépendance écoulées depuis lors ont été difficiles pour l'Afghanistan. Il faudra déployer encore beaucoup d'efforts pour édifier un Etat démocratique, stable et en plein essor. La Russie continuera d'y apporter une contribution variée ", rapporte le service de presse du Kremlin, citant le message de félicitations.

"Nous sommes satisfaits du dialogue politique fructueux qui se développe entre Moscou et Kaboul ", souligne le président russe. Et d'ajouter: "Je garde un excellent souvenir de nos récentes rencontres à Iekaterinbourg et à Douchanbé, rencontres qui ont montré le désir réciproque de nos pays de renforcer et d'élargir la coopération multiforme".

Concernant l'Iran, Dmitri Medvedev s'est engagé à rééxaminer la vente prévue de missiles sol-air S-300 , a déclaré ce mercredi le président israélien, Shimon Peres, actuellement en visite en Russie. "Le président Medvedev a promis d'examiner une nouvelle fois cette question, car j'ai expliqué que cela aurait de l'influence sur l'équilibre des forces dans notre région ", a déclaré Shimon Peres depuis Sotchi, où il avait rencontré mardi le président russe.

 

Source: RIA NOVOSTI

14.08.2009

Des marines pour entraîner les soldats géorgiens

kilo559.jpgLes Etats-Unis vont participer à l'entraînement des troupes géorgiennes avant leur déploiement en Afghanistan, a indiqué vendredi un porte-parole du Pentagone, au risque d'irriter la Russie voisine.

La Géorgie, ex-république soviétique désireuse de rejoindre l'Otan malgré les protestations de Moscou, s'est engagée en juin dernier à envoyer l'équivalent d'un bataillon en Afghanistan en 2010, soit environ 750 hommes.

Or, "les Etats-Unis vont leur apporter de l'aide en envoyant quelques formateurs du corps des Marines (...) afin de les préparer à leur déploiement au printemps 2010 et pour s'assurer qu'ils sont capables de mener des opérations aux côtés des partenaires de l'Isaf ", les forces de sécurité de l'Otan en Afghanistan, a expliqué le porte-parole, Bryan Whitman.

Le bataillon servira sous commandement US dans la force de l'Otan en Afghanistan, a indiqué ce vendredi un porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley lors d'un poit presse. "Des Marines se rendront en Géorgie à partir du 15 août pour mettre en place un programme d'entraînement qui commencera le 1er septembre pour préparer ce bataillon géorgien à servir en Afghanistan", a ajouté M. Crowley.

Ce programme ne concerne que l'entraînement des soldats géorgiens appelés à combattre en Afghanistan, et ne prévoit aucune autre assistance militaire étatsunienne, a précisé le Pentagone, dans un visible souci de rassurer Moscou.

Quelque 2.000 soldats géorgiens étaient présents en Irak depuis août 2003, avant de brusquement partir en août dernier pour aller prêter main forte aux troupes de Tbilissi engagées dans des combats avec l'armée russe dans la république séparatiste d'Ossétie du Sud.Les Etats-Unis entraînaient jusqu'alors les troupes géorgiennes pour l'Irak, mais ce programme d'assistance avait cessé avec la guerre-éclair en Ossétie du Sud, soldée par une victoire militaire russe.

 

Source: AFP

12.08.2009

Les Canadiens se lancent dans la traque aux sous-marins russes

10-04-13a.jpgLes forces aériennes canadiennes ont envoyé un avion de surveillance pour garder l'oeil sur deux sous-marins russes naviguant le long de la côte est, un genre de patrouille qui nous ramène à l'époque de la Guerre froide.

Les sous-marins nucléaires ont d'abord été aperçus dans les eaux internationales au large de l'Etat de Géorgie le 5 août. ( Voir à ce sujet la note du 5/08 ). Leur présence a fait sourciller mais n'a pas entraîné de riposte de la part des Etats-Unis et du Canada. ( Pourquoi ? Ils auraient dû ?)

Des sources du ministère de la Défense disent croire que les sous-marins se sont depuis dirigés vers le nord et demeurent à l'extérieur des limites territoriales du Canada et des Etats-Unis, qui sont fixées à 12 milles marins des côtes.

On ne savait pas encore ce mardi si le Canada avait pris l'initiative d'envoyer un Aurora CP-140 pour tenter de localiser les sous-marins ou si la commande venait des autorités américaines.

Un porte-parole de Commandement Canada, l'organisation responsable des opérations de routine et de contingence au Canada et en Amérique du Nord continentale, a minimisé l'importance de cette mission de surveillance et a refusé de donner des détails, se limitant à dire qu'il s'agissait d'une opération de routine."Nous ne donnons pas d'informations sur les activités en cours, surtout s'il s'agit d'un vol de surveillance ", a déclaré le lieutenant Noel Paine. "Nous ne parlons pas des navires qui attirent notre attention - ni des régions que peuvent survoler nos avions."

Ces bâtiments de guerre surgissent au moment où la marine se prépare à des exercices anti-sous-marins dans l'Arctique plus tard en août. Cette "visite" arrive aussi juste quelques jours après que le ministre de la Défense, Peter MacKay, eut critiqué Moscou pour son intention de parachuter des troupes au pôle Nord cet été. Les officiels américains ont indiqué que Moscou ne les a pas avisés de cette présence des sous-marins, la première du genre depuis la fin de la Guerre froide.

Il s'agit d'un autre signal de l'intensification des activités militaires russes, à la suite de plusieurs vols qui se sont approchés des frontières canadiennes dans l'Arctique - sans pour autant les franchir.

 

 

Source : LA PRESSE CANADIENNE

 

Le mystère du cargo disparu s'épaissit

news_img_14224549_0006.jpgL'Arctic Sea, ce cargo qui devait arriver à Béjaïa en Algérie le 3 août avec sa cargaison de bois et les 15 marins russes qui se trouvaient à bord soulève décidément bien des interrogations.

Pour commencer l’attaque subie en Baltique par un commando de huit à dix hommes masqués et armés le 24 juillet est déjà très étrange. Un enquêteur de la police criminelle suédoise, Ingemar Isakson, a déclaré que les ravisseurs qui ont gardé le contrôle de l’Arctic Sea pendant douze longues heures avant de le quitter, non sans prendre la précaution de détruire la radio étaient introuvables et que la police "n'a aucune idée de l'endroit où ils ont bien pu se volatiliser" . Tout cela ressemble bien à une opération très spéciale où l'évacuation rapide et discrète du commando a été préparée à l'avance.

Quand au dernier contact avec l’Arctic Sea il remonterait au 28 juillet au large du Portugal, mais la marine nationale de ce pays a indiqué que le navire "n'est pas et n'a jamais été dans les eaux portugaises ". Les Espagnols ont fait savoir de leur côté que le cargo n'est pas passé par le détroit de Gibraltar et ne se trouve donc pas en Méditerranée. La «disparition» pourrait bien avoir eu lieu plus au nord.

Selon le quotidien The Independent, il y a eu un contact radio, le 29 juillet à 5 h 30 du matin entre un membre de l'équipage et les gardes-côtes britanniques au moment où le navire traversait la Manche. 
Un responsable des gardes-côtes de Douvres, Mark Clark, a expliqué qu'il y a eu un échange radio au moment où le navire venant de la mer du Nord se préparait à entrer dans la Manche. "Nous avons cru avoir parlé à un membre de l'équipage. Mais, bien entendu, il pourrait s'agir de quelqu'un qui avait une arme braquée sur la tête ou d'un pirate. Il n'y avait aucun moyen de le savoir à ce moment ". Selon le garde-côtes, ce n'est que le lendemain, le 30 juillet, qu'ils ont reçu un avertissement d'Interpol indiquant que le navire avait été probablement détourné.

Plusieurs hypothèses

Le commando, qui semblait être reparti bredouille, est-il revenu à la charge ? Est-ce une opération diligentée par un service secret, comme cela en a l'air, ou bien une affaire de banditisme en haute mer ? Cette seconde hypothèse paraît très faible. La valeur de la cargaison de bois transportée est estimée à 1,85 million de dollars, ce qui paraît fort modeste au regard des risques encourus. Mais pourquoi des services secrets, occidentaux probablement, puisque cela se déroule dans leur zone, useraient-ils de moyens aussi compliqués pour aller vérifier une cargaison de bois envoyée de Finlande vers l'Algérie ? A moins que ce ne soit les services israéliens - qui disposent de solides relais dans ces pays - qui se sont mis à s'intéresser à ce qui était envoyé vers l'Algérie, à quelque chose qui a été embarqué en Finlande, mais qui proviendrait de Russie ? Faute d’éléments nouveaux on en est réduit à spéculer .

Il reste néanmoins très troublant qu'une telle opération de commando, suivie de la disparition d’un navire, ait pu avoir lieu dans une partie du globe où ce genre de chose n’est pas monnaie courante. Cela affaiblit considérablement l'hypothèse d'une opération diligentée par des quelconques pirates agissant pour une quelconque mafia. Dans la Baltique, ils ne feraient pas une longue carrière. Jusqu’à présent, les éléments disponibles tendent à conforter la probabilité d'une «opération spéciale» dans les eaux européennes.

 

11.08.2009

Les tensions entre la Russie et l'Ukraine à un niveau inédit selon Medvedev

Le président russe a expliqué sur son blog avoir envoyé il y a quelques jours à son homologue ukrainien, Viktor Iouchtchenko, une lettre qui "n'est pas un document ordinaire et contient certains traits complexes et peu flatteurs pour les hauts dirigeants de l'Ukraine ". Il souligne que, si les inquiétudes liées à l'état des liens bilatéraux ne sont pas une chose nouvelle, "les tensions dans les relations entre nos pays ont, de fait, atteint des niveaux inédits ".

Dans son blog et dans la lettre à M. Iouchtchenko, dont le contenu est visible en video avec sous titrage en anglais ci dessous, M. Medvedev énumère longuement toute une série d'"exemples" prouvant, selon lui, l'attitude inamicale des autorités ukrainiennes envers la Russie.

 

 Il mentionne notamment la position "anti-russe " de l'Ukraine pendant le conflit entre la Russie et la Géorgie autour de l'Ossétie du Sud il y a un an: "des armes ukrainiennes ont été utilisées pour tuer des civils et des forces russes de maintien de la paix ", accuse-t-il.

Il évoque encore le recours à l'argument de la "menace russe " comme argument pour entrer dans l'Otan, la campagne pour mettre au ban la langue et la culture russes en Ukraine, l'ostracisme dont sont victimes les entreprises russes, les tensions énergétiques ou encore l'interprétation ukrainienne d'événements historiques comme la Seconde Guerre mondiale ou le Holodomor, la grande famine de 1932-33.

Tout en mettant ces méfaits sur le compte de "responsables ukrainiens individuels " et en réaffirmant les "liens fraternels " qui unissent les deux peuples, M. Medvedev annonce par ailleurs le report sine die de l'envoi d'un nouvel ambassadeur russe à Kiev. "Je veux vous informer que, face à l'évolution anti-russe actuelle des dirigeants ukrainiens, j'ai pris la décision de repousser l'envoi d'un nouvel ambassadeur à Kiev ", écrit-il. "Une date concrète sera choisie plus tard, en fonction du développement concret des relations russo-ukrainiennes ", ajoute-t-il.

"La Russie espère qu'une nouvelle direction politique en Ukraine sera disposée à établir des relations conformes aux vraies aspirations de notre peuple". M. Medvedev  veut laisser entendre que les relations bilatérales pourront s'améliorer seulement s'il se produit une alternance à la tête du pouvoir ukrainien à l'occasion de l'élection présidentielle, prévue le 17 janvier. Viktor Iouchtchenko n'a d'ailleurs pratiquement aucune chance d'être réélu, selon les plus récents sondages. L'ex-Premier ministre Viktor Ianoukovitch, jugé pro-russe, est actuellement le mieux placé, avec 23,4% des intentions de vote.

Aucun commentaire n'était disponible auprès des autorités ukrainiennes dans l'immédiat.

 

Source: AFP

 

10.08.2009

Etrange disparition d'un cargo russe

Le plus grand mystère entoure l’Arctic Sea : battant pavillon maltais et appartenant à un armateur russe, le cargo, parti de la Mer Baltique, devait rejoindre Béjaia ( Bougie) en Algérie le 4 août. Il n’est jamais arrivé à destination…

Le 22 juillet, le cargo transportant du bois a quitté le port finlandais de Jakobstad (Pietarsaari) pour mettre le cap sur l'Algérie. Le 24 juillet, le navire a été arraisonné au large des côtes suédoises par un groupe d'inconnus qui se faisaient passer pour des policiers. Après avoir ligoté les 15 membres d'équipage, tous russes, les assaillants ont perquisitionné le cargo pendant 12 heures avant de repartir sans rien emporter. L'Arctic Sea a repris la route. Cependant, le 28 juillet, la liaison avec le cargo a été interrompue alors qu'il se trouvait à proximité du littoral atlantique du Portugal.

Construit en 1991, le cargo a une portée en lourd de 4.707 tonnes. Il est exploité par la compagnie Solchart Arkhangelsk Ltd. Les autorités maritimes ont depuis 12 jours perdu sa trace, et impossible de contacter l‘équipage.

 

D’après le rédacteur en chef d’un journal russe dédié à la mer, il peut s’agir d’une attaque menée par des professionnels avec de gros moyens… ou alors, dit-il, le bateau peut réapparaître très vite.  Si ce n’est pas le cas, il faudra lancer une opération d’envergure à l‘échelle européenne pour le retrouver.

De leur côté les autorités russes ont lancé des recherches pour tenter de localiser le cargo fantôme. Une source au sein de l'état-major principal de la Marine russe a confié ce lundi à RIA Novosti que "Quatre bâtiments de guerre rattachés à la Flotte  de la mer Noire font actuellement route dans la région de Gibraltar. Dans quelques jours ils passeront au large des côtes portugaises. Il n'est pas exclu qu'ils reçoivent l'ordre d'explorer la région où le dernier échange de messages avec l'Arctic Sea a eu lieu ".

 

 

08.08.2009

Piratage de Twitter: rien ne prouve l'implication des Russes

twitter-fedup.jpgSelon toute vraisemblance, ce sont des attaques de type déni de service (DoS) qui ont paralysé les sites de réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook hier. D'après Guillaume Lovet, expert en cybercriminalité chez Fortinet, ces attaques sont difficilement évitables et rien ne prouve la culpabilité de Moscou dans cette affaire.

Quel type d'attaque a été effectué sur Twitter, Facebook, Google et LiveJournal ?

Je ne voudrais pas trop m'avancer, a priori c'est du "déni de service" (DoS) qui provient d'un botnet. Un botnet est un réseau d'ordinateurs zombies de n'importe quels utilisateurs, qui ont été infectés par un cheval de troie ou un ver par le bot master (celui qui effectue l'attaque). La machine infectée ou ordinateur zombie se connecte à un centre de commande. Depuis ce centre, le botmaster contrôle toutes les machines infectées simultanément. Il leur demande de faire des requêtes sur des sites cibles. Le problème ne vient pas de la requête mais de la somme de ces requêtes qui crée un épuisement des ressources du serveur cible. Au final, les requêtes d'utilisateurs normaux n'arrivent plus au serveur car celui-ci est saturé et ne peut donc plus fonctionner. On appelle cela attaque "déni de service" car l'utilisateur ne plus pas accéder au service.

Twitter a été plus sévèrement attaqué que Facebook ou Google. Est-ce grâce à la taille de leur bande passante ?

C'est possible, mais c'est aussi envisageable qu'ils n'aient pas été ciblés de la même manière. C'est très difficile de s'en prémunir quand on est un serveur. Quand l'attaque vise la puissance de calcul, il est possible de mettre des logiciels en place pour filtrer. Et encore faut-il distinguer les utilisateurs légitimes et ceux qui ne le sont pas. Quand la bande passante est saturée, on ne peut pas faire grand chose. Le moyen le plus efficace de s'en prémunir, c'est d'augmenter la bande passante, mais cela coûte très cher. D'autant plus qu'avec 5.000 ordinateurs infectés, on peut facilement toucher la plupart des sites.

Cyxymu, le bloggeur qui a été principalement attaqué, accuse Moscou d'être derrière cette opération. Quel est votre avis là-dessus ?

Pour l'instant ce n'est pas du tout vérifié, je ne vais pas m'avancer là-dessus. Il n'y a rien qui prouve que des Russes sont à l'origine de cette cyberagression. Cela paraît un peu fumeux. Pourquoi faire un déni de service sur tout Twitter ou tout Facebook pour un seul bloggeur ? Je ne vois pas trop l'intérêt.

Quel est le niveau de dangerosité de l'attaque déni de service ? 

Cela dépend de qui est concerné. Si vous prenez un site qui fait du commerce en ligne, comme eBay ou Amazon, une DoS peut être synonyme de plusieurs millions de dollars de pertes. Donc c'est une arme potentiellement assez dévastatrice. Au niveau des Etats aussi.  L'an passé, lors du conflit entre la Russie et la Géorgie, les sites gouvernementaux géorgiens avaient été victimes d'une attaque déni de service. Ce type de manoeuvre est devenu une composante de la force de frappe des organisations paramilitaires, voire des Etats. C'est pourquoi en France on a crée l'Agence Nationale de la sécurité Informatique pour qu'on puisse s'en protéger.

Les sites attaqués ont-ils des chances de retrouver les origines de cette cyberagression ?

C'est possible mais c'est difficile et cela coûte cher. Il faut trouver le centre de commande de contrôle, le botnet et le botmaster La solution la plus efficace pour retrouver ces personnes est l'infiltration. Le problème est que la structure de l'Internet rend difficile le suivi des cybercriminels. 

 

 

Source : L’EXPANSION

04.08.2009

Poutine attendu en Turquie

vladimir_putin.jpgLe Premier ministre russe Vladimir Poutine est attendu jeudi à Ankara pour des discussions qui devraient se concentrer sur l'énergie, alors que la Turquie joue un rôle croissant de corridor entre les pays producteurs d'hydrocarbures et l'Europe.

"La coopération dans le domaine de l'énergie sera une question principale à l'ordre du jour ", a affirmé un assistant du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

Située entre l'Europe et les vastes champs de pétrole et de gaz de la mer Caspienne et du Golfe, la Turquie a vu se développer au cours des dernières années son rôle de corridor énergétique à destination des marchés européens.Le mois dernier, Ankara a été l'hôte de la signature d'un accord sur la construction du gazoduc Nabucco, qui doit acheminer à partir de 2014 du gaz de la Caspienne vers la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et l'Autriche en passant par la Turquie. Le projet vise à réduire la dépendance énergétique européenne vis-à-vis de la Russie.

Mais la Turquie a pris garde de ne pas ostraciser Moscou --son principal partenaire commercial et son principal fournisseur de gaz-- et M. Erdogan a souligné que la Russie pourrait elle aussi alimenter Nabucco."Il s'agit d'une proposition à long terme ", a-t-il déclaré. "La participation de la Russie au projet ne nuirait pas à l'objectif de diversification de l'approvisionnement énergétique ".

En concurrence directe avec Nabucco, la Russie a développé son propre projet de gazoduc à destination de l'Europe, le Southern Stream, et pourrait chercher l'accord d'Ankara pour le passage des conduits à travers les eaux territoriales turques en mer Noire, selon les médias turcs. La Turquie est déjà liée à la Russie via la mer Noire par le gazoduc sous-marin Blue Stream.

Dans l'espoir d'attirer le pétrole russe et kazakh, elle soutient par ailleurs un projet d'oléoduc entre ses ports de Samsun, sur la mer Noire, et Ceyhan, sur la Méditerranée, qui sert déjà de terminal pour des oléoducs acheminant du pétrole azerbaïdjanais et irakien.Le projet maintes fois différé de construction de la première centrale nucléaire turque devrait également être discuté. L'entreprise publique russe Atomstroyexport est la seule à avoir répondu à un appel d'offres, mais le gouvernement turc doit encore décider s'il souhaite ou non lui confier le projet.

 

Source: AFP

Un an après, le grand bluff sud-ossète repart de plus belle

0146208250085.jpgInterrogé sur les mouvements de troupes géorgiennes et russes aux frontières de l'Ossétie du Sud, le président géorgien Mikheïl Saakachvili a assuré aujourd’hui mardi que son pays n'engagerait pas les combats avec les troupes russes, mais qu'il se défendrait si nécessaire.

"Jamais nous n'engagerons nous-mêmes le moindre conflit avec les Russes, mais nous résistons à leur agression ", a déclaré le chef de l'Etat sur RTL. "Cela fait 16 ans que les troupes russes sont présentes en Géorgie", a-t-il ajouté, "ils ne veulent pas que nous restions indépendants, c'est l'origine de ce conflit ". Pour M. Saakachvili, "il existe un risque " de nouveau conflit car "la Russie exerce une pression constante " et que "les dernières manoeuvres sont préoccupantes ", à l'approche du premier anniversaire de la guerre entre la Russie et la Géorgie à l'été 2008, mais il estime que "l'Europe et les Etats-Unis ont envoyé un message clair " à Moscou ces derniers temps pour le mettre en garde contre toute velléité d'agression. "L'indépendance de la Géorgie doit être soutenue par les moyens politiques " plutôt que militaires, ajoute le président géorgien.

Sur le terrain, la direction du FSB d’Ossétie du Sud a répondu à l’accusation de la Géorgie : les poteaux d’un mètre de hauteur disposés près du village géorgien de Kvéchi, à la frontière de l’Ossétie du Sud, ne représentent pas un déplacement de frontière, comme l’annonçait le gouvernement géorgien. Il s’agit "d’une clôture provisoire devant mettre fin à tout passage incontrôlé à travers la frontière."

 

De son côté, le secrétaire d'Etat et vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine, dans une interview à la Rossiïskaïa Gazeta. n’a pas caché son inquiétude."Nous sommes profondément préoccupés par les activités des dirigeants géorgiens soucieux de remilitariser leur pays ", a-t-il affirmé, ajoutant que ces activités "rencontraient une réaction étonnamment calme, voire positive dans certains Etats ".  Selon M.Karassine, la Russie "s'opposera au réarmement du régime Saakachvili " et prend "des mesures concrètes à cet effet ".

Le diplomate a rappelé à cette occasion que le président russe Dmitri Medvedev avait signé en janvier dernier un décret interdisant les livraisons de la Russie vers la Géorgie des "produits à vocation militaire et à double usage pouvant être utilisés à des fins militaires, ainsi que la prestation de services liés aux armements, au matériel de guerre à la formation de spécialistes militaires". M. Karassine a fait savoir que depuis quelques mois, certains pays "cherchaient à dissimuler leur coopération militaire avec la Géorgie en la faisant passer pour l'aide humanitaire destinée à éliminer les effets du conflit ". "La tendance de certains pays à armer les troupes géorgiennes, à aider Tbilissi dans le rétablissement de son infrastructure militaire et à former des forces spéciales ne font qu'inciter les autorités géorgiennes à poursuivre leur politique belliqueuse, une politique de menaces et de provocations à l'égard de ses voisins ", a t-il souligné. Pour Grigori Karassine, la Russie "ne peut se permettre de rester indifférente à ce qui se passe. La question de la stabilité du Caucase, c'est la question de notre sécurité stratégique ".

Dans le même temps ,le président sud-ossète, Edouard Kokoïty a signé un décret qui renvoie le chef du gouvernement Aslanbek Boulatsev "pour des raisons de santé " et suspend les fonctions de son gouvernement jusqu'à la formation du nouveau cabinet, annonce l'agence Interfax.

M. Boulatsev, un ancien responsable du FSB, avait été nommé Premier ministre d'Ossétie du Sud en octobre 2008 à la demande de Moscou. Il avait pour tâche de contrôler la reconstruction de la république détruite après la guerre-éclair entre la Russie et la Géorgie en août 2008.Avant sa nomination, M. Boulatsev avait dirigé le Service Fiscal de l'Ossétie du Nord. L'opposition locale, également russophile, accuse le président sud-ossète et son entourage de détourner les fonds envoyés par la Russie pour reconstruire la république ainsi que les matériaux de construction et l'aide humanitaire apportés par camions

Dans la nuit du lundi 3 août, des tirs auraient de nouveau retenti entre un village géorgien (Plavi) vers un bourg sud ossète (Ortavi), ce que démentent les autorités géorgiennes incriminées.

 

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