17.04.2009
Maurice Druon, l'affinité franco-russe par excellence
Les livres de Maurice Druon, l'auteur (ndlr: avec quelques nègres) des Rois maudits, décédé le 14 avril, ont connu un grand succès en Russie. A l'époque soviétique, il avait été surnommé "l'écrivain du papier à recycler ": comme pour d'autres articles rares, il n'était pas question d'acheter ses ouvrages, seulement de les échanger contre la "maculature ", c'est à dire quelques kilos de vieux papiers réutilisés ensuite par l'industrie.
Lors de sa première rencontre avec Maurice Druon en 2003, Vladimir Poutine lui a confié qu'il avait lui aussi fait la queue pour obtenir l'un de ses ouvrages. Les tirages d'un million d'exemplaires étaient insuffisants pour tous les amateurs...Maurice Druon venait souvent à Moscou, depuis 1953, et rencontrait ses lecteurs quand il se promenait dans la ville: "C'est vrai que j'ai beaucoup de lecteurs russes. Depuis le temps que mes livres sont publiés en Russie, des enfants sont devenus grands-parents. Et je veux les remercier pour leur amour. L'écrivain ne peut rien faire sans ses lecteurs ".
La Russie était le pays de ses racines: son père, l'acteur Lazare Kessel, est né à Orenbourg, dans le sud de l'Oural, en 1899. Exilé avec sa famille en 1908 pour s'installer à Nice, il s'est suicidé par balle, à l'âge de 21 ans, avant d'avoir reconnu son fils. Maurice Druon prendra ensuite le nom de son beau-père, René Druon de Reyniac. L'écrivain s'était fait le promoteur de la culture russe en France. Il a reçu l'Ordre de l'Amitié des peuples en 1993, puis est devenu membre de l'Académie des Sciences de Russie en 2007.
"Comme les sentiments apparaissent entre les gens, des relations particulières se forment entre pays. Je pense que je suis un exemple de cette affinité franco-russe. Et j'en suis heureux. Je n'imagine pas ma vie sans la France et la Russie ", déclarait-il.
"Il aimait la Russie, non pour des raisons politiques, mais pour la culture russe, raconte l'académicien Alexandre Tchubarian. Même en ce qui concerne les moeurs... Je me souviens quand nous déjeunions au restaurant Pouchkine... Il buvait quelques petits verres de vodka et chantait des chansons russes."
Selon Vladimir Poutine, qui lui a rendu hommage, Maurice Druon était "l'homme unique, le penseur et l'écrivain dont le nom sera toujours vivant parmi ceux qui servent de repère pour le développement de la société moderne ". Il a ajouté que Druon était "un vrai ami de la Russie et un partisan de la consolidation des relations franco-russes, de la construction de 'la Grande Europe' sans frontières où tous les peuples partageront les mêmes valeurs ". Maurice Druon, pour sa part, voyait en Poutine son "meilleur ami " en Russie.
Source: L'EXPRESS
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02.04.2009
Gogol à l'origine de nouvelles querelles russo-ukrainiennes

Au départ on ne voulait pas en parler sur ce blog, car nous pensions que c’était encore une polémique stérile entre deux frères slaves. Mais vu la proportion que ça prend, nous sommes bien obligés d’en dire au moins un mot.
Il y a de l’eau dans le gaz dans les relations russo-ukrainiennes, ça ce n'est pas nouveau. Mais cette fois, la pomme de discorde ce n’est pas le gaz justement, ni la base navale de Sébastopol. Ni le souhait du président ukrainien d'intégrer l'Otan. Non, le grand responsable s'appelle Gogol. Soit Nicolaï Vassilievitch Gogol ( Николай Васильевич Гоголь ) pour les Russes, soit Mykola Vassyliovytch Hohol ( Микола Васильович Гоголь ) pour les Ukrainiens. Il est considéré comme l'un des plus grands écrivains de l'histoire russe. Russe ? C'est toute la question. A l'occasion du bicentenaire de sa naissance, Ukraine et Russie revendiquent chacune pour elle-même son héritage.
Le problème est que l'auteur des Âmes mortes est né dans les deux pays à la fois puisqu'en 1809 l'Ukraine était province russe. Quelle est sa vraie nationalité ? Dans la mesure où, jusqu'à l'âge de 19 ans, il n'a connu que la campagne ukrainienne, pour les Ukrainiens, pas de doute, il est des leurs. Les Russes ont beau jeu d'ajouter qu'il a passé la plus grande partie de sa vie ailleurs, notamment à Saint-Pétersbourg et qu'il est enterré à Moscou. Mais l'argument décisif est bien entendu celui de la langue: c'est en russe que Gogol écrivait.
Pensait-il pour autant en russe? A en croire Vladimir Yavorivsky, romancier et parlementaire ukrainien, "il n'y a pas que la langue qui compte, mais aussi les thèmes, les sujets abordés. Les écrits de Gogol sont remplis de l'imaginaire et de la pensée issus des chansons et du folklore ukrainiens." On ne s'en sort donc pas.
En cette année de commémoration, la Russie a inauguré son premier musée Gogol et a adapté pour la télévision nationale Tarass Boulba, un des romans de l'écrivain. L'Ukraine a répliqué par l'organisation d'un festival dans sa région natale de Poltava. Et à Kiev des librairies vendent désormais des traductions ukrainiennes de ses œuvres, dans lesquelles «la grande Russie» a été supplantée par la «grande Ukraine»...
"Nicolas Gogol est un grand Ukrainien, même si son oeuvre ne connaît pas de frontière ", a déclaré le président ukrainien Viktor Iouchtchenko en visite dans la région de Poltava, où en 1809 Gogol naquit. Vladimir Poutine, de son côté a défini Gogol comme "un écrivain russe éminent qui unit de manière indissoluble deux peuples frères avec son œuvre ". Ce serait déjà bien si les discours pouvaient en rester là.
Pugilat puéril ? Un brun absurde surtout. C'est un peu comme si l’Autriche et la Tchéquie se disputaient Kafka ou Rilke. Pour Vladimir Yavorivsky, "diviser Gogol, c'est comme essayer de diviser l'air, l'éternité ou le ciel. Il a été à la fois un grand écrivain russe et un grand écrivain ukrainien." Et de le comparer à un arbre, dont "le feuillage est en Russie, mais les racines en Ukraine ".
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11.02.2009
Le canapé du musée Pouchkine est-il celui de l'écrivain ?
C'est un canapé en cuir comme il ne s'en fait plus, et pour cause, il a près de deux siècles. Et comme dans tout bon polar, on trouve des traces de sang dessus, mais pas n'importe lequel. Des recherches qui n'ont rien à envier à l'analyse de l'ADN pratiquée sur des manuscrits anciens, pour parvenir à leur datation.
Dans le musée Pouchkine de Saint-Pétersbourg, se déroule en effet une expérimentation scientifique pas banale : on aimerait montrer que c'est dans ce canapé que Pouchkine est mort, le 10 février 1837, suite à son duel avec l'officier français Georges D'Anthès qui poursuivait sa femme de ses assiduités. Alexandre Sergueïevitch y prit une balle dans l'estomac et après deux jours de souffrance, il décède à son domicile.
Et les résultats préliminaires semblent confirmer cette thèse, a expliqué le directeur adjoint de l'institut d'analyses médico-légales chargé de l'affaire. Pour s'assurer que le sang est bien celui de l'écrivain, il faudrait cependant le confronter à celui trouvé sur la veste qu'il portait quand il fut blessé. Si les examens sont en cours, cela prendra toutefois un certain temps, eu égard à l'ancienneté des tissus.
Mais pourquoi une telle animation autour de ce canapé ? C'est que jusqu'à présent, la légende voulait que ce canapé fut réellement celui où Pouchkine est mort, et que l'on avait précisé ce fait dans la brochure du musée. Mais depuis quelque temps, des employés du musée émettaient des doutes. Surtout que le canapé a voyagé depuis la mort du poète et que le sang pourrait ne pas être le sien. En effet, reçu à l'Ermitage en 1937, plusieurs familles ont posé leur séant sur son cuir entre temps...
Considéré comme l'un des plus grands poètes de la Sainte Russie, il serait tout de même fâcheux que la légende soit démontée par la science. Mais on a tout de même pris le risque. Cela permettrait également de savoir si le poète aurait pu être sauvé s'il avait été porté à l'hôpital plutôt qu'à son domicile.
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14.11.2008
Le best-seller russe “La mosquée Notre Dame de Paris” enfin en français et en libre téléchargement !
L’information avait défrayé la chronique du monde islamovigilant en 2005 : un roman “La mosquée Notre Dame de Paris” était un des best-sellers de l’année en Russie. Dans cette oeuvre, Elena Tchoudinova appelait au réveil des consciences face au processus d’islamisation de l’Europe.
Ce roman (d’anticipation ?) a été traduit en français. Mais aucun éditeur français ne semble avoir souhaité le publier. S’agissant d’un best-seller, cette unanime réserve, cette pusillanime autocensure, est des plus déroutantes, pour ne pas dire des plus suspectes. Gageons sans risque de nous tromper que le livre n’aurait connu aucun problème d’édition s’il s’était intitulé “Minarets et mosquées, une chance pour la France”. Il est ainsi de ces signaux qui en disent long sur la façon dont, de lâchetés en compromissions, nous renonçons graduellement à notre liberté d’expression en particulier, à nos libertés en général, et en fin de compte, à ce que nous sommes.
Privée d’éditeur français, l’auteur a fait le pari de proposer son livre en libre téléchargement sur internet afin qu’il rencontre malgré tout son public français. C’est à nous tous, à vous tous, qu’il appartient maintenant de faire de ce best-seller russe un succès du téléchargement (gratuit) sur l’internet français. Les éditeurs français ayant refusé de le publier, diffusons cet ouvrage le plus largement possible, montrons que nous n’acceptons pas l’arbitaire du couperet de la censure islamophile !
Nous comptons sur vous, diffusez autour de vous aussi largement que vous le pourrez le lien suivant !
Censuré par les éditeurs français, le roman choc qui a passionné la Russie est enfin en français et en téléchargement libre ! Téléchargez “La mosquée Notre Dame de Paris” ici :
http://rapidshare.com/files/161018672/La_mosquee_Notre-Da...
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26.08.2008
Radio Courtoisie: l'autre Soljenitsyne
Le Libre Journal de Philippe Lejeune sera dirigé exceptionnellement par Arnaud Guyot-Jeannin ce mardi 26 Août de 12 h à 13 h 30 et aura pour thème : L’autre Soljenitsyne.
Invités :
- par téléphone : Nikita Struve (éditeur, traducteur et ami intime de l’auteur de L’Archipel du Goulag),
- Irina de Chikoff (Journaliste au Figaro et au Figaro Magazine),
- Abbé Guillaune de Tanoüarn (Directeur du Centre Saint Paul)
- Victor Loupan (Ecrivain. Directeur des éditions de l’Oeuvre).
- Philippe Lejeune devrait pouvoir aussi intervenir.
Rediffusion à 16h et à 00h00.
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21.08.2008
Kravchenko - le procès
En écho à la mort de Soljénitsyne, voici un article pour rendre hommage à un homme courageux du monde slave du XXème siècle. Pourquoi un tel hommage ? Pour toujours garder en mémoire ce que fut le système concentrationnaire soviétique, conséquence obligatoire de l'idéologie communiste.
Aujourd'hui, les idées marxistes sont loin d'être mortes, au contraire, elles gangrènent tout avec leur matérialisme et leur fausse conception de l'homme.
D'aucun ayant vécu en URSS diront que notre société occidentale contient toutes les tares à l'état latent ou effectif du régime soviétique : la bureaucratie gargantuesque, l'idéologie quasi-religieuse du matérialisme consumériste, le déracinement des peuples, l'hypocrisie, le mensonge institutionnalisé, la spoliation des terres, des petites entreprises au profit des trusts, le jacobinisme totalitaire de bruxelles, l'écrasement des libertés locales, etc, ...
Victor Andréiévitch Kravtchenko (11 octobre 1905 Iekaterinoslav - 25 février 1966 à Manhattan) (en russe Виктор Андреевич Кравченко) est l'auteur de « I chose Freedom», un livre dénonçant le système soviétique publié à New York en 1946. La traduction française «J'ai choisi la liberté», fut en France un immense succès d'édition et l'occasion d'une énorme polémique politique.
Kravtchenko est né dans une famille de révolutionnaires. Il décroche son diplôme d'ingénieur et travaille dans la région du Donbass.
Il rejoint le Parti communiste de l'Union soviétique en 1929. Kravtchenko fut témoin de la famine dans la paysannerie ukrainienne (Holodomor) comme résultat de la collectivisation forcée en Union soviétique. L'image d'une famine programmée et d'exécutions pendant la période stalinienne l'éloigna du régime communiste.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il fut capitaine dans l'armée rouge avant d'être transféré vers la Chambre de commerce soviétique à Washington, D.C.. En 1943, il fit défection et demanda l'asile politique aux autorités américaines. Les Soviétiques réclament son extradition pour traîtrise. Il obtient l'asile politique et prend un pseudonyme pour echapper à ses poursuivants. Il se maria à Cynthia Kusher et eu deux garçons Andrew et Anthony qui ne furent pas informés du passé de leur père.
Kravtchenko était devenu célèbre grâce surtout a son livre auto-biographique I choose Freedom publié en 1946 où il fît des révélations sur la collectivisation de l'agriculture, les camps de prisonniers soviétiques et de leur exploitation. Le livre fut publié dans un contexte tendu entre les nations du bloc communiste (futurs signataires du Pacte de Varsovie en 1956) et les pays occidentaux. Sa publication fut dénoncée par l'Union soviétique et les partis communistes internationaux.
La publication en France de son livre sous le titre J'ai choisi la liberté, La vie publique et privée d'un haut fonctionnaire soviétique (éditions Self, 1947) donne lieu a une énorme polémique et de nombreuses attaques des milieux communistes contre Kravtchenko. Les Lettres françaises, journal proche du Parti communiste français l'accuse de désinformation et d'être un agent des États-Unis à partir de faux documents écrit par le journaliste André Ullmann qui travaillait pour les services de renseignement soviétique; la vérité sur l'origine de ceux-ci ne sera connue qu'a la fin des années 1970.
Kravtchenko porte plainte contre le journal en diffamation. Le procès, surnommé Le Procès du Siècle, débute le 24 janvier 1949 devant le tribunal correctionnel de la Seine et durera 2 mois. Il regroupa une centaine de témoins. L'Union soviétique présenta les anciens collègues de Kravtchenko et son ancienne femme pour le dénoncer. Les défenseurs de Kravtchenko amenèrent à la barre des survivants de camps de prisonniers soviétiques. Parmi eux Margarete Buber-Neumann, la veuve du leader communiste allemand repenti, Heinz Neumann, elle-même envoyée aux goulags. Au temps du Pacte germano-soviétique, elle fut extradée en Allemagne et y fut incarcérée. Son expérience aida les anticommunistes à plaider l'étroite similarité entre le régime soviétique et le régime nazi. Le procès fut remporté par Kravtchenko en avril 1949 et il reçoit une somme symbolique pour la diffamation.
Sa mort d'une balle dans la tête dans son appartement reste un mystère, même si elle fut considérée à l'époque comme un suicide. Son fils Andrew continue pourtant de croire qu'il fut assassiné par le KGB.
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09:40 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.08.2008
Retour sur Soljénitsyne et l'Occident
Certes Soljénitsyne est pour beaucoup le symbole de la dénonciation du communisme et de son enfer totalitaire mais il est aussi celui qui a mis en garde l'Occident contre le matérialisme. Cette facette du personnage devrait d'ailleurs davantage être mise en exergue au sein de nos familles et milieux professionels. La Nef lui avait d'ailleurs consacré un dossier spécial en décembre 2007.
Si il fallait choisir, plutôt que de lire ou de faire lire à nos enfants "L'Archipel du Goulag", je suggérerais la lecture attentive de son discours de Harvard prononcé aux Etats-Unis le 8 juin 1978 et intitulé Le déclin du Courage. Extraits :
"Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l'Ouest aujourd'hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays (...)"
"(...) une liberté destructrice et irresponsable s'est vue accorder un espace sans limite. Il s'avère que la société n'a plus que des défenses infimes à opposer à l'abîme de la décadence humaine, par exemple en ce qui concerne le mauvais usage de la liberté en matière de violence morale faite aux enfants, par des films tout pleins de pornographie, de crime, d'horreur. On considère que tout cela fait partie de la liberté, et peut être contrebalancé, en théorie, par le droit qu'ont ces mêmes enfants de ne pas regarder et de refuser ces spectacles. L'organisation légaliste de la vie a prouvé ainsi son incapacité à se défendre contre la corrosion du mal. (...)"
" Sans qu'il y ait besoin de censure, les courants de pensée, d'idées à la mode sont séparés avec soin de ceux qui ne le sont pas, et ces derniers, sans être à proprement parler interdits, n'ont que peu de chances de percer au milieu des autres ouvrages et périodiques, ou d'être relayés dans le supérieur. Vos étudiants sont libres au sens légal du terme, mais ils sont prisonniers des idoles portées aux nues par l'engouement à la mode (...)"
" Comment l'Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ?...Cela signifie que l'erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne... Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières. Elle est devenue la base da la doctrine sociale et politique et pourrait être appelée l'humanisme rationaliste (...) : l'homme est vu au centre de tout (...)"
"Les Etats devinrent sans cesses plus matérialistes. L'Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l'homme, mais l'homme a vu complètement s'étioler la conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société (...)"
"Est-ce vrai que l'homme est au-dessus de tout ? N'y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ? Les activités humaines et sociales peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ? A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l'intégrité de notre vie spirituelle ?
Il n'est donc pas étonnant que la classe politique française ne se soit pas déplacée à ses obsèques...
Philippe Carhon (in salon beige)
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