12.08.2009

Rencontre avec Youri Norstein

355_00.jpgIl a accumulé toutes les gloires. Sacré meilleur cinéaste d’animation de tous les temps à Los Angeles en 1984, vénéré au Japon, Youri Norstein est aussi célébré par des générations de Russes pour Yojik v tumane /Le Hérisson dans le brouillard (1975) ou Skazka skazok/le Conte des contes (1979). C’est peu comparé à certains stakhanovistes du manga animé, mais Youri Norstein est un artiste, pas un industriel. Son atelier, installé au rez-de-chaussée d’un immeuble anonyme, n’en ressemble pas moins à un antre avec ses tables de montage, lampes et projecteurs d’un autre âge, ses murs couverts de croquis et ses rayonnages de livres.

 

Depuis 20 ans, Youri Norstein est plongé dans une adaptation de Chinel/ Le Manteau de Gogol, caricature grinçante sur la solitude d’un fonctionnaire, moqué de tous, qui devient le roi d’un jour en s’achetant un superbe manteau, avant de se le faire voler. "En temps normal, dix minutes du film représentent un an de travail ", explique-t-il, déambulant pieds nus, les cheveux en bataille, dans la pénombre de son atelier. " Il doit durer soixante minutes, on en a déjà réalisé vingt-cinq environ. "

 

Mais pour l’heure, ce perfectionniste invétéré, amoureux de l’art et du détail, peine à trouver les 100.000 dollars annuels dont il a besoin pour "travailler tranquillement. ".

 

"Aujourd'hui l'argent a tout bloqué " 

 

Dans la Russie post-soviétique, Youri Norstein semble presque aussi solitaire qu’Akaki Akakiévitch, le protagoniste du Manteau, qu’il dépeint avec tant de poésie, de fragilité grâce à des clairs-obscurs poignants. Il garde aussi un pied dans le passé, attaché à ce que l’Union soviétique a pu offrir à ses artistes, dans la grande course de propagande et d’influence à laquelle elle se livrait avec les Etats-Unis.

"Oui, je suis un rétrograde. Je ne vois rien de neuf dans l’animation russe moderne ", concède-t-il sans complexes.

 

"A l’époque soviétique, l’Etat subventionnait les artistes. Ils ne pensaient pas à l’argent, ils pouvaient vivre et travailler. Ceux qui se plaignaient de la censure soviétique n’avaient pas grand-chose à dire ", affirme-t-il. "Aujourd’hui, il n’existe pas de liberté créatrice, l’argent a tout bloqué : la possibilité d’expérimenter, de faire des erreurs ", déplore-t-il à voix haute.

 

Youri Norstein n’a pas de mots assez durs non plus pour ses pairs qui "courent au Kremlin, à l’affût de la moindre décoration ", pour cet Etat qui "ignore la culture ", pour cette "fausse euphorie de la liberté ". "Je ne sais pas me distraire, je travaille même si je suis allongé dans l’herbe […] Quand tu travailles, tu n’éprouves qu’un désir poignant de trouver, découvrir ce qui t’est inconnu. L’art, c’est la rencontre avec l’inconnu. Après, on a un sentiment de vide. Cette quête permanente, mêlée de timidité et d’onirisme, hantait déjà le hérisson qui se perdait dans le brouillard d’une forêt. Pour moi rien n’a changé, ni l’odeur de l’herbe, ni les arbres qui s’élancent vers le ciel, ni les enfants qui pleurent, ni la souffrance humaine ", murmure le maître.

 

Sur les murs, les esquisses du Manteau côtoient des photos d’hommes politiques contemporains, tels Mikhaïl Kassianov, l’ancien Premier ministre de Vladimir Poutine. "Les fonctionnaires sont les mêmes à toutes les époques ", lance-t-il péremptoire.

 

Finira-t-il jamais le Manteau, une œuvre qui l’habite depuis aussi longtemps ? " Pour cela, il faut être en vie et en bonne santé, un point c’est tout ", esquive-t-il, un brin énigmatique.

 

 

 

Source: FRANCE-SOIR

 

 

29.07.2009

Des architectes paysagistes français au festival "Parc Archstoyanie"

picture.jpgDes architectes paysagistes français ont présenté leurs oeuvres au festival international d'architecture de paysage "Parc Archstoyanie" au parc national Ougra de Nikola-Lenivets (Nicolas le paresseux), dans la région russe de Kalouga (200 km de Moscou), les 24 et 25 juillet.

"Lenivets [lab]scape" (Paresseux [ laboratoire] paysage) de l'association française Atelier 710 figure parmi les cinq projet de jardin et de paysage russes et européens exposés au Festival Archstoyanie. Le projet français est un ensemble d'ouvrages destinés à sculpter le parc sans utiliser les approches destructives urbaines, selon Mathieu Gontier, paysagiste de l'Atelier 710.

Au programme du chantier échelonné sur trois ans: défrichage sélectif des grands espaces de prairies, percées d'allées dans les jeunes forêts, matérialisation du grand axe nord-sud du parc, création d'un pont dans le bois avec les forestiers russes, expérimentation du pâturage avec 50 vaches pour la future gestion du parc naturel d'Ougra, sans oublier une herborisation des prairies et des sous-bois, etc. Il s'agit d'une intervention sur plus de 30 hectares de cet espace d'exposition de 45 hectares, selon les sites internet de l'Atelier 710 et du festival Archstoyanie.

Le festival Archstoyanie se déroule à Nikola-Lenivets depuis 2006 sur l'initiative de l'artiste russe Nikolaï Polisski. Une trentaine d'ouvrages ont déjà été construits dans le Parc naturel d'Ougra depuis l'an 2000.

Les photos et des enregistrements vidéo du Festival Archstoyanie 2009 seront exposées au Centquatre, un centre culturel de Paris, au printemps 2010. En mai 2010, Les projets d'Archstoyanie 2009 de Nikola-Lenivets seront présentés au festival des Jardins flottants organisé par l'Atelier 710 à Dunkerque.

 

Source: RIA NOVOSTI

16.07.2009

L'art de vivre de la Russie impériale à Monaco

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L'exposition dévoile en 500 chefs d’oeuvre combien Moscou au XIXe siècle est une véritable capitale artistique sous le règne des derniers tsars, Alexandre III et son fils Nicolas II. La scénographie originale est confiée à François Payet qui veut révéler la beauté et l’âme des objets rassemblés pour recréer une authentique atmosphère russe évoquant le cérémonial de la liturgie orthodoxe, l’urbanisme, l’architecture, les églises aux coupoles dorées d’une capitale : Moscou, les fastes de la vie de cour et la magnificence des intérieurs de palais où vécut la famille impériale.

Les prêts emblématiques du Musée Historique de Moscou et du Musée du Kremlin consistent en des vêtements sacerdotaux, des objets liturgiques en métal précieux, un ensemble d’icônes et une iconostase en bois peint du XVIIe siècle qui illustrent la richesse de l’église. Un choix important de vues de Moscou à travers des huiles sur toile, plans et gravures montrent l’étendue de la capitale.
C’est la redécouverte du passé russe, ce qu’on nomme le style russe qui est présenté à travers des objets d’Art : Kovch en verre, Samovar et un service de table dit « Rousskii style » provenant du musée Kouskovo.

Moscou au XIXe siècle triomphe comme une vraie capitale artistique à part entière dotée de centres de production artistique dans les domaines de l’Orfèvrerie et de la Porcelaine. C’est également à cette époque que la famille impériale puis dans l’entourage du Tsar, de grandes familles - le Prince Demidoff, le Prince Orloff - passent commandes à des maisons comme Baccarat, Cartier et Fabergé.

Le marché russe représente au début du XX siècle une grande partie des exportations de la cristallerie de Baccarat. En 1896, le tsar Nicolas II et la Tsarine Alexandra Feodorovna firent leur voyage de noces en Europe avec une escale à Paris à l’occasion de laquelle, ils vont découvrir la production de Baccarat : un service de verres sera conçu « le service du tsar » dont nous présentons des pièces. Sans oublier l’évocation du joaillier Louis Cartier dont les sources d’inspiration seront fortement marquées par l’Art russe et qui sera nommé en 1904 joaillier attitré auprès des cours de Russie, de Belgique, d'Espagne…

Dans le registre du témoignage historique, l’exposition plonge dans l’intimité du dernier des Romanov ; le Tsar Nicolas II. Au travers d’un fond photographique du Musée de l’Elysée de Lausanne et de films provenant des Archives cinématographiques de la Fédération de Russie de Krasnogorsk, le public découvre la vie de Nicolas II et de sa famille.

Les pièces majeures illustrant les règnes de Paul Ier à Nicolas II proviendront essentiellement du Musée Historique de Moscou ; elles mettront en lumière le faste de la cour à cette période, ainsi que le rayonnement international de Moscou, écrin de plusieurs expositions dites « pan-russes » comme en 1882, avant que la future capitale ne devienne dès les premières années du XXè siècle le foyer de l’Art moderne et du Constructivisme.

Un sens de la théatralité

La première salle s'ouvre sur la cérémonie du sacre dans la cathédrale de la Dormition, sur la place du Kremlin, où tous les Romanov ont été couronnés. Le scénographe François Payet a repris le plan de la cathédrale, avec en perspective une grande iconostase, cloison constituée de quatre rangées d'icones, qui symbolise la porte du paradis. "Les Russes ont le sens de la théâtralité. Ils ont la volonté de vivre de grands moments. Avec cette église de la Dormition, on entre dans l'un des grands moments de l'histoire russe ", dit François Payet.

Le visiteur passe ensuite dans une salle circulaire où sont exposés des objets précieux - robes brodées, trônes, médailles, candélabre dit "de la Tsarine" - entourés des portraits des principaux tsars depuis Michel (1613-1645) jusqu'à Nicolas II (1895-1917).

L’exposition présente de magnifiques bijoux et pièces d’orfèvrerie, ainsi que les oeufs de Pâques en joaillerie de Fabergé produits jusqu’en 1917 pour le compte des tsars Alexandre III et Nicolas II. Fabriqués en or, diamants, rubis, platine, cristal de roche, émail, les six oeufs exposés ont été prêtés par leur propriétaire actuel, le milliardaire russe Viktor Vekselberg. Dans la même salle, des bijoux de Cartier, Chaumet, Boucheron montrent le goût de la clientèle russe pour la joaillerie française.

Un peu plus loin, des photos du Suisse Pierre Gilliard, précepteur du tsarévitch Alexis, donnent un aperçu de l'intimité familiale du dernier tsar. L'exposition se termine sur un aperçu de l'avant-garde russe, avec quelques toiles cubistes de Lioubov Popova.

 

Source: AFP

 

19.06.2009

Saint-Pétersbourg à Amsterdam: un nouveau Musée de l'Ermitage ouvre ses portes

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Le faste des tsars en plein coeur d'Amsterdam : le nouveau bâtiment de l'Ermitage, extension du musée éponyme de Saint-Pétersbourg, ouvre ce vendredi avec une exposition sur la cour de Russie au XIXe siècle, en présence du président russe Dmitri Medvedev.

 

L'Ermitage d'Amsterdam est désormais installé dans l'Amstelhof, un bâtiment du XVIIe siècle voisin de celui qu'il occupait depuis sa création en 2004. Sa superficie a été multipliée par dix pour atteindre près de 10.000 mètres carrés.

"C'est un rêve qui devient réalité : la magnifique métamorphose d'un hospice en musée moderne du XXIe siècle ", s'est réjouit jeudi le directeur de l'Ermitage d'Amsterdam, Ernst Veen, lors d'une conférence de presse dans le bâtiment rénové, aux lignes épurées et aux pièces spacieuses.

 

Le musée, qui inauguré ce soir par le président russe Dmitri Medvedev et la reine Beatrix des Pays-Bas, répond à la volonté de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg de "rendre sa collection accessible à tous ", explique à l'AFP son directeur, Michail Piotrovsky.

"A cette fin, l'Ermitage a ouvert à l'étranger de nombreux Spoutnik, comme des galeries et des centres de recherches, et collabore avec de nombreux musées. Mais celui d'Amsterdam est sans conteste une grande station spatiale ", affirme-t-il.

Il proposera jusqu'au 31 janvier 2010 une exposition sur les tsars, "A la cour de Russie. Palais et protocole au XIXe siècle", qui promet d'être l'une des plus grandes jamais réalisées aux Pays-Bas.

 

Quelque 1.800 pièces, sélectionnées parmi les 300 millions d'objets du musée de Saint-Pétersbourg, retraceront l'histoire de "l'une des cours les plus flamboyantes de l'Europe du XIXe siècle ", selon le musée, de Paul Ier à Nicolas II, exécuté par les bolcheviks en 1918.

La vie officielle du palais et son strict protocole sont illustrés par un défilé de costumes de courtisans, alignés devant le tsar assis sur un trône d'or et de velours rouge orné d'un aigle à deux têtes, l'emblème de la dynastie des Romanov.

Une aile du musée redonne vie aux bals fastueux qui animaient l'Ermitage de Saint-Pétersbourg. D'élégantes robes de soie brodée pastel, aux longues traînes, sont présentées dans des vitrines rondes qui tournent au rythme d'un air de valse, sous les yeux des membres de la haute société dont les portraits ornent les murs.

L'opulence des souverains russes apparaît aussi dans les toiles de maîtres hollandais, les vases de jaspe, de porphyre ou de lapis-lazuli, les tabatières et les bijoux de Fabergé, la porcelaine de Sèvres...

 

L'Ermitage d'Amsterdam, qui prévoit de monter deux expositions par an, possède également une collection permanente sur l'histoire de l'Amstelhof et les relations entre les Pays-Bas et la Russie.

"Saint-Pétersbourg a été fondée en 1703 par Pierre le Grand, sur le modèle d'Amsterdam où il avait séjourné en 1696 ", explique Ernst Veen. Les familles Orange-Nassau et Romanov étaient liées par le mariage du roi Guillaume II des Pays-Bas avec la fille de Paul Ier, Anne Paulowna.

La rénovation de l'Amstelhof, entamée au printemps 2007, a coûté 40 millions d'euros, pris en charge par des partenaires publics et privés. L'ancien bâtiment, le Neerlandia, a été aménagé pour accueillir des ateliers pour enfants.

 

Pour son premier week-end d'ouverture au public, l'Ermitage restera ouvert pendant 31 heures à partir de samedi 10H00 (08H00 GMT).

 

 

SOURCE: AFP

27.05.2009

La Russie à l'honnneur au Salon d'Eze-Village

nice-news-5236.jpgPour sa deuxième édition ce dimanche, le Salon du Livre d'Èze-Village, tout près de Nice, dans les Alpes-Maritimes, a sélectionné comme thème principal "Les Russes et la Côte d'Azur" .

Il est vrai qu'une longue histoire d'amour, comme l'indique le sous-titre du livre qu'Alex Benvenuto leur a consacré , unit les Russes à la Riviera depuis plus de deux siècles, lorsqu'Alexandre Michaud de Beauretour, né à Nice, occupa la charge d'aide de camp du tsar Paul III, au tout début du XIXe siècle. Quatre décennies plus tard, la naissance du tourisme et l'arrivée à Nice de l'impératrice Alexandra Feodorovna transforma la ville en annexe de la cour impériale avec, comme paroxisme, la construction de la cathédrale Saint-Nicolas, au quartier du Parc Impérial, par le tsar Nicolas II en 1912. La révolution bolchévique de 1917 amena sur les rivages de la Méditerranée un flot de Russes blancs contraints de quitter définitivement leur pays avant que la chute du communisme à Moscou ne transforme à nouveau les Slaves en touristes convoités, comme à la fin du XIXe siècle.

 

Nice n'est pas la seule ville concernée par la présence russe : toute la Riviera franco-italienne, de Saint Raphaël à San Remo, a su parfaitement accueillir touristes ou émigrés. Luc Thévenon, dans son dernier livre paru chez Serre Éditeur, en apporte la preuve en recensant les églises et éditices religieux orthodoxes de la Riviera. Et la Côte d'Azur tout entière en a conservé une large empreinte, comme le démontre Martine Arrigo Schwartz dans son bel ouvrage intitulé Ame slave au Pays bleu  publié également par Serre Editeur.

Ces trois auteurs, parmi d'autres, seront présents à Eze-Village ce dimanche 31 mai. Ils y dédicaceront leurs ouvrages et animeront trois conférences dont le détail est donné ci-dessous.

 

 

 

Renseignements. Le 2e Salon du livre d'Èze-Village  organisé par l'Office Municipal du Tourisme d'Èze sur Mer avec la participation de la Maison de la Presse de Nice. Il se déroule Dimanche 31 mai 2009 de 10 h 00 à 18 h 00. Tél: 04 93 41 26 00.

 

 

Source: nicerendezvous.com

19.05.2009

L'art Fabergé et le lustre impérial au musée Pouchkine

ALeqM5iQ-ZgrIes4s6KNkgZRaVRiTxdeQA.jpgPlus de 300 objets de la maison Fabergé, dont neuf oeufs, des montres et des bijoux ayant appartenu à des têtes couronnées et rachetés aux quatre coins du globe par un oligarque russe sont exposés à partir de mercredi au musée des beaux-arts Pouchkine à Moscou.

En 1885, Pierre-Karl Fabergé, joaillier de lointaine origine française installé à Saint-Pétersbourg, est officiellement devenu fournisseur de la Cour impériale de Russie. Les oeuvres de Fabergé accompagnaient les Romanov de la naissance jusqu'à la mort et étaient présentes à toutes les cérémonies. "L'art de la maison Fabergé de la fin du XIXe et du début du XXe siècle est un phénomène mondial. C'est un grand succès pour nous de pouvoir le montrer ", a déclaré Irina Antonova, conservatrice du musée Pouchkine, lors d'une conférence de presse mardi.

Cette collection, exposée entre le 20 mai et le 28 juin, est composée de pièces achetées ces cinq dernières années par le milliardaire russe Viktor Vekselberg qui a créé à ces fins une fondation baptisée "La liaison des Temps". En avril 2004, Viktor Vekselberg avait racheté neuf oeufs de Fabergé à la famille étatsunienne Forbes pour plus de 100 millions de dollars. Cette opération a été interprétée par certains comme une tentative de se racheter une conduite auprès du pouvoir russe qui demandait des comptes aux "oligarques".

"Nous exposons 30% de ce qui a été rassemblé depuis " notamment en Colombie, au Mexique et en Australie, a précisé Vladimir Vorontchenko qui dirige la fondation. "Nous sommes étonnés de voir où certaines oeuvres de Fabergé ont été retrouvées ", a-t-il ajouté.

Dans les années 1920, les pièces Fabergé, jugées incompatibles avec le nouveau régime, ont été "vendues pour rien par les bolcheviques à l'étranger ", a raconté Tatiana Mountian, experte de la fondation. Les visiteurs de l'exposition "vont sentir le parfum de la bonne vielle époque qui ne reviendra plus ", a-t-elle dit.

Parmi les objets exposés figurent une bonbonnière en forme d'oeuf ayant appartenu au roi Georges Ier de Grèce, frère de l'impératrice Maria Fedorovna, et achetée aux enchères de Christies à Londres ainsi que la collection du banquier Edmond Safra acquise par M. Vekselberg en 2005 chez Sotheby's.

 

Source: AFP

Splendeur éternelle des icônes

viewmultimediadocument.jpgOn les dit créées par la main de Dieu. Choyées par des moines aussi humbles que dévots, les icônes sont au cœur de la foi orthodoxe. Deux expositions rassemblent plusieurs centaines de ces précieuses peintures sur panneau de bois et expliquent l'essor historique (jusqu'au XIXe siècle) et géographique de ce média, véritable fenêtre sur l'au-delà. À la suite du pèlerin grec partons donc des monastères d'Athos, péninsule au nord de la mer Égée, pour gagner les anciens territoires thraces, l'actuelle Bulgarie.

 

La première présentation, au Petit Palais; qui possède déjà en propre plus de 75 icônes; dévoile les trésors des reclus de la Sainte Montagne, un centre spirituel fondé par Athanase au VIIIe siècle. Les vingt monastères qui le composent se sont développés sur cette presqu'île encore de nos jours interdite au profane et ont irrigué tout le Moyen Âge byzantin de manuscrits enluminés et de pièces liturgiques. Rapidement, les ermites stylites (vivant au sommet de colonnes) et dendrites (priant dans les arbres) furent convaincus par Athanase que l'union faisait la foi. Réunis au sein de vastes ateliers, ils développèrent une créativité telle qu'elle servit de modèle à une myriade d'autres centres situés au nord des Balkans. De Preslav à Batchkovo, ceux-ci ont repris l'esthétique traditionnelle - hiératisme, perspective courte, grande stylisation des formes et tons très vifs - avec des variantes locales (comme l'usage de la céramique).

 

La seconde exposition, installée à l'intérieur de la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, donne une bonne idée de cette floraison. Les prêts de la Galerie nationale des beaux-arts de Sofia se révèlent en effet d'importance.

 

 

Heureux hasard que la conjonction de ces deux expositions. Ensemble, elles en forment une magistrale. D'une part, c'est la première fois que les monastères d'Athos acceptent de se départir de leurs meilleures pièces, dont certaines sont pourtant encore employées dans la liturgie.

D'autre part, le patrimoine bulgare, carrefour d'influences byzantine, romaine, slave et ottomane, est exemplaire pour qui veut saisir la créativité et la vivacité du style byzantin. On s'étonne, par exemple, de sa résistance aux lois de  la perspective mathématique. Une résistance si ferme qu'elle perdure jusqu'au XIXe siècle. De même, il faut attendre cette époque pour constater que le paysage concurrence le fond d'or, et aussi pour remarquer que certaines œuvres sont signées.

 

Signalons par ailleurs qu'à Vincennes, la Sainte-Chapelle rouvre au public enfin remise des dégâts causés par la tempête de 1999. Ce chef-d'œuvre gothique baignant dans la lumière du  jour peut recevoir sans heurter - grâce à une scénographie de bois sombre - des icônes d'habitude montrées à la lueur des chandelles.

 

 

Du 3 au 6 juin, un moine peindra une icône devant le public du Petit Palais. Preuve que cet art est toujours vivant. Au XVIIIe siècle en Bulgarie, il était si actif que deux écoles s'opposaient. L'une, issue de la tradition, avait insensiblement intégré les progrès de la modernité, certains moines ayant suivi des études académiques en Europe occidentale ou en Russie. L'autre prônait un retour aux sources essentielles. Le moine Denys de Fourna compose un saint Jean-Baptiste à la manière du XIIIe siècle.

 

 

 

Source: LE FIGARO

 

 

 

Renseignements: "Le mont Athos et l'Empire byzantin, trésors de la Sainte Montagne" au Petit Palais. Dates : jusqu'au 5 juillet. Tél. : 01 53 43 40 00. Cat. Paris Musées, 49 €. "Les trésors des icônes bulgares" au château de Vincennes. Dates : jusqu'au 30 août. Tél. : 01 48 08 31 20. Cat. Éditions du patrimoine, 20 €.

14.05.2009

L'art russe exposé à Dijon

4214712.jpgLe Salon des antiquaires et de la brocante sera inauguré demain vendredi. Les habitués et les novices de ce 37e rendez-vous à Dijon pourront retrouver l'art russe à travers une exposition.
Les amateurs d'art vont être servis à Dijon. L'exposition culturelle, qui se tient dans le cadre du Salon des antiquaires et de la brocante, sera consacrée à l'art russe, comme en 2008. L'année dernière, c'était la peinture réaliste soviétique qui était à l'honneur. Pour l'édition 2009, place au portrait à travers la peinture russe au XXe siècle. "Nous avons souhaité reconduire notre collaboration avec une galerie d'art de Saint-Pétersbourg, la K Gallery ", explique Jean Battault, président de Dijon Congrexpo. Objectif avoué par le directeur général Yves Bruneau : "attirer les clients russes chez nous ".

Mais, cette exposition s'inscrit également dans un cycle autour de la Russie et le Salon des antiquaires va continuer dans cette voie en 2010. "C'est l'année officielle de la culture entre la France et la Russie, explique Yves Bruneau. Une exposition encore plus grande est au programme."
Auparavant, le cap est mis sur le portrait. Une cinquantaine de tableaux, prêtés par la K Gallery, seront visibles. L'occasion d'admirer une véritable opposition de style entre d'une part, le message stéréotypé de l'Etat soviétique et son « homme idéal » et d'autre part la vision, dans une société particulièrement contrôlée, de certains artistes qui ont voulu apporter une autre image des Russes et de leurs valeurs.
Parallèlement, les tendances actuelles de la peinture seront également représentées. "Un artiste russe, Nikolaï Tsvetkov (voir tableau en photo), sera présent les quatre premiers jours du salon ", poursuit Jean Battault. Il réalisera un tableau sous les yeux du public les 16 et 17 mai après-midi et donnera une « master class (*) » les 18 et les 19 mai à 16 heures sur inscription. Et pour ceux qui veulent encore en savoir plus, une conférence sera proposée aux visiteurs le mardi 19 mai à 19 heures.

 

Source: LE BIEN PUBLIC

(*) Session de formation de haut niveau dispensée par un artiste dont l'autorité est reconnue. Inscriptions au 03 80 77 39 27.

02.05.2009

Une exposition de dessins d'enfants serbes au centre culturel russe

Interdite en février par la mairie du XVIIe arrondissement de Paris, une exposition de dessins d’enfants serbes du Kosovo, organisée par les associations “Vérité et Justice” et “Solidarité-Kosovo”, se tiendra du mardi 26 mai au mercredi 3 juin 2009 au centre culturel russe, au 61 rue Boissière à Paris.

Pour de plus amples informations sur cette exposition, il suffit de se rendre sur le site de Solidarite-Kosovo.

29.04.2009

Pau, capitale du Béarn et ville russe

logo.JPGLa ville de Pau célèbre à nouveau sa mémoire russe, qui remonte à l'époque où la noblesse venait dans cette ville réputée pour soigner les maladies respiratoires et les nerfs. L'église Saint Alexandre Nevski qui fut ouverte dans la capitale béarnaise en 1867 est le deuxième plus vieil édifice orthodoxe de France après la cathédrale éponyme de la rue Daru à Paris.

 

La septième édition de "Pau ville russe", organisée par l'association Béarn-Russie, se déroule à partir du lundi 4 mai à Pau, mais aussi à Lescar, Soumoulou et Lée. L'association Béarn-Russie, présidée par Jean-Marc Berot-Inard, a concocté une programmation alléchante et variée.

 

Expromt quintet sera sa tête d'affiche. Ce groupe de musique qui revisite le répertoire traditionnel russe a déjà cinq CD à son actif et plus de 500 concerts en Russie derrière lui. "Béarn- Russie a un lien très étroit avec l'école Sviridov de Saint-Petersbourg, dirigée par Tatiana Potemkine, qui est déjà venue à Pau. Elle fait partie de ce quintet. Nous avons écouté et c'est exceptionnel ", explique le président. Autres musiciens présents, le Trio Gala d'Alexeï Birioukov, qui réside à Gaillac dans le Tarn. Birioulov est l'un des meilleurs balalaïkistes de France. Il se produira au Méliès le 16 mai dans le cadre d'un ciné-concert.

 

Les films aussi constituent une grosse part des festivités, même s'il est difficile de les faire sortir hors des frontières de la Russie. "Peu de distributeurs prennent des risques ", explique Xavier Le Falher du Méliès. Gloss , le dernier film d'Andrei Konchalovsky, sera diffusé sur les écrans ainsi que Le Nid de gentils-hommes  du même auteur, sorti en 1969. Une nouveauté, Loin de Sunset boulevard, d'Igor Minaiev sera également programmée. Pour la première fois de l'histoire du festival, un ciné-goûter sera proposé aux enfants dimanche 17 mai à 15 h 30 avec deux courts-métrages russes (à partir de 7 ans), suivis d'un goûter russe.

 

La manifestation accueille un invité de marque, l'historien Jean-Jacques Marie, auteur d'un livre qui fait débat : L'antisémitisme en Russie de Catherine II à Vladimir Poutine. La rencontre aura lieu à la librairie Jean-Jacques Tonnet le jeudi 14 mai à 19 heures.

 

Enfin, deux autres rendez-vous : une exposition à la salle Nouste Henric sur l'association et un diaporama passionnant sur Pskov, ville natale de Victoria Voïnova, secrétaire de l'association. Pskov, surnommée la petite soeur de Novgorod, est un joyau de l'anneau d'argent, nom donné aux villes situées aux alentours de Saint-Pétersbourg.

 

 

 

Au Programme: 

 

Concerts : Expromt quintet, groupe de Saint-Petersbourg. Le 7 mai à l'église de Soumoulou, le 8 mai à l'église de Lée, le 9 mai, à la cathédrale de Lescar, le 10 mai à la Chapelle des Réparatrices à Pau. Tarif : 10 euros.

 

Le 16 mai à 20 h 30, concert de Trio Gala, dans le cadre du ciné concert au Méliès. Tarif : 12 euros.

 

Cinéma : Du 6 au 19 mai, quatre films de réalisateurs russes dont Konchalovsky ( Gloss), Minaiev Loin de Sunset Boulevard et le fameux Quand passent les cigognes de Kalatozov.

 

Conférence : L'historien Jean-Jacques Marie présentera son livre « L'Antisémitisme en Russie » chez Tonnet le 14 mai à 19 h..

 

Pour tout renseignement, contacter l'association Béarn Russie au 05.59.81.72.99.

 

 

 

Source: SUD-OUEST

 

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