10.08.2009

Ossétie et Malouines, mêmes combats

Georgia - Russia war - sad man.jpgQuand il  y a un tout juste un an, la classe politique et les médias occidentaux ont commencé à réagir à la guerre dans le Caucase, ce fut pour dénoncer unanimement la ( forcément ) odieuse invasion russe.

Pourtant, estimait à l'époque Mark Almond dans les pages du quotidien britannique The Guardian, "ce serait faire preuve d'un simplisme grossier que de dénoncer la Russie comme la seule fautive". "Pour beaucoup, le spectacle des chars russes déferlant sur une frontière au mois d'août rappelle étrangement Prague en 1968. Un réflexe hérité de la guerre froide, certes naturel, mais qui n'a plus lieu d'être alors que depuis vingt ans la Russie ne cesse de se replier. [...] A la fin des années 1980, l'Armée rouge s'est retirée d'Europe de l'Est, où elle était perçue avec ressentiment comme la garante de régimes communistes impopulaires. Puis elle a quitté les nouvelles Républiques nées de la défunte URSS. Cette tendance s'est confirmée sous Poutine, qui a même évacué les bases qu'occupaient les forces russes en Géorgie. Aux yeux de nombreux Russes, ce gigantesque repli géopolitique de lieux qui avaient appartenu à la Russie bien avant l'avènement du communisme ne leur a valu aucun bénéficie dans leurs relations avec l'Ouest. Plus la Russie a rentré ses griffes, plus Washington et ses alliés ont accusé le Kremlin de nourrir des ambitions impériales."

Pour Almond, ce n'était pas avec Prague 1968 qu'il fallait comparer la guerre en Ossétie, mais avec les Malouines en 1982 : "Alors que la junte argentine était saluée par son opinion publique pour avoir reconquis Las Malvinas sans coup férir, Henry Kissinger, ayant compris que Londres choisirait la riposte militaire à la surprise générale, avait eu le commentaire suivant : "Aucune grande puissance ne se replie pour toujours."

Le long repli de Moscou a symboliquelment pris fin avec cette guerre.

23.07.2009

Khanty-Mansysk: cité pionnière de Sibérie occidentale

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Un documentaire intéressant que nous propose Arte samedi soir, malgré l'heure tardive.

Khanty-Mansysk, dans le district de l’Oural, à 2000 kilomètres au nord-est de Moscou. Hier, village perdu au milieu des immensités désertiques et glacées, cette capitale de 68.000 habitants d'une région grande comme la France est devenue en quinze ans la fierté de la Russie. En juin 2008, le président Dimitri Medvedev y a même organisé son premier grand sommet international. C'est que depuis la découverte d'énormes gisements de pétrole, la ville a été bouleversée : les vieilles isbas en bois ont laissé place aux églises, musées, tours et villas, la misère a cédé le pas à une vie confortable.

 

Ce documentaire de Pierre Bourgeois et Pierre-Olivier François est le portrait d’une région économiquement et socialement essentielle pour la Russie, et pour l’approvisionnement en pétrole et gaz de la planète. Il décrit et analyse ce microcosme où se côtoient le passé et l’avenir d’une ressource énergétique dont les enjeux marqueront la première moitié du XXIe siècle.

Khanty-Mansysk demeure le lieu d’une dernière bataille autour d’une ressource en voie de disparition, l’or noir, de plus en plus difficile

à trouver et à extraire. Cette république est à la fois le symbole de la richesse due au pétrole et au gaz, et l’histoire annoncée de sa déchéance.

Comme ailleurs, avec l’explosion de la consommation qui s’accompagne de la peur justifiée de la fin des combustibles fossiles, Khanty-Mansysk est un paradis en sursis et la parabole de l’économie russe et mondiale.

 

De juin 2007 à septembre 2008, au rythme des saisons et des festivités, les réalisateurs sont partis à la rencontre des habitants qui racontent leur quotidien et leur vision du pays. Parallèlement, ils ont suivi le gouvernement local, à l'origine du plan de développement de la ville.

Ici, au bord de l’Irtych, on assiste à la création d’un nouveau centre de civilisation, le rêve d’une nouvelle Russie. Un rêve ébranlé depuis par la crise de l’économie mondiale.

 

 

 

 - La ville rêvée des Russes, samedi 25 juillet à 23h30 sur Arte.

04.06.2009

Le preux chevalier russe volant au secours de France-Soir

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Le 16 janvier dernier, Alexandre Pougatchev est devenu propriétaire de France-Soir dans l'indifférence quasi-générale. ( Voir la note du 16/01.) Fils d'un milliardaire russe proche de Poutine, ce Citizen Kane de 24 ans veut relancer le titre à coups de millions d'euros. Le jeune homme est francophile et charmant, mais le mystère plane sur ses motivations réelles.

 

Est-ce l'histoire d'un petit prince russe désoeuvré qui demande à son père : "S'il te plaît, achète-moi un journal français" ? Ou bien celle d'un jeune entrepreneur sans frontières, chevalier blanc décidé à ressusciter un fantôme de la grande presse hexagonale ? C'est selon.

Paris 17e, fin mai, Alexandre Pougatchev sort d'une limousine noire qui vient de s'arrêter devant les bureaux anonymes et étriqués de  France-Soir . Le visage fin, encore un peu adolescent, affiche un sourire timide mais avenant. En oubliant le costume sur mesure et la Mercedes avec chauffeur, Alexandre pourrait être le fils de votre voisine. De prime abord, pas une once d'arrogance « nouveau Russe » chez ce jeune homme blond d'à peine 24 ans, bombardé PDG d'un quotidien tricolore moribond par son père, le richissime oligarque Sergueï Pougatchev. Mais beaucoup de mystère et de soupçons depuis qu'il est devenu, le 16 janvier dernier, propriétaire de 85 % du capital des Editions du Nouveau France-Soir, via un holding luxembourgeois, Sablon International...

 

Que vient donc faire le fils d'un milliardaire russe aux commandes de France-Soir  ? Pourquoi le clan Pougatchev - plutôt spécialisé dans la finance, l'immobilier et le luxe - s'intéresse-t-il subitement à la presse française, qui a tout de la sidérurgie des années 1980 ? Et pourquoi diable choisir le journal le plus populeux, et mal en point, quand on a racheté l'épicerie fine Hédiard en 2007 et investi dans la chaîne Luxe TV ? "Pour sûr, leurs motivations ne sont pas financières. Ce n'est pas l'initiative d'un simple homme d'affaires passionné de médias ", suppute Oleg Panfilov, spécialiste de la presse à Moscou.

 

Acquisition de la nationalité française pour mieux s'occuper du journal

 

Surnommé le « banquier de Poutine », Sergueï Pougatchev n'est-il pas l'une des figures les plus influentes des « siloviki », la garde rapprochée du régime russe ? "Sous l'URSS, les services de renseignements envoyaient leurs agents à l'Ouest pour soudoyer des journalistes. Aujourd'hui, ils préfèrent acheter des journaux pour relayer les positions du Kremlin ", soupçonne le politologue Dimitri Orechkine. Etrange coïncidence, un autre oligarque, Alexandre Lebedev, lui-même ancien du KGB, vient de s'offrir l'Evening Standard outre-Manche... Mais la réalité est peut-être plus prosaïque : "Le père Pougatchev veut faire des affaires chez nous, il a voulu se faire bien voir de Sarkozy en volant au secours d'un journal sur le point de fermer ", assure un patron de presse français.

 

Cueilli à froid par ces questions qui fâchent, l'héritier Pougatchev ne se départit pas de son calme : " Tout cela, c'est du pur fantasme. J'aime la France, et France-Soir est une grande marque de la presse française, qui avait besoin d'un investisseur pour se relancer. J'ai étudié le dossier et proposé à mon père de relever le défi. " Va pour la version officielle. Alexandre s'indigne que l'on puisse le soupçonner de vouloir transformer un quotidien hexagonal en néo-Pravda ( quand on voit le tabloïd racoleur qu'est devenue la Pravda, ça vaut mieux, ndlr)  : " Pendant le conflit du gaz russe, France-Soir a été d'une totale objectivité ", récite-t-il, sérieux comme un pope.

L'odeur de soufre qui entoure l'argent russe le fait sourire : "Au tribunal de commerce, j'ai dû jurer sur l'honneur que je ne connaissais pas Arkadi Gaydamak..." Et pour cause : recherché en France pour son implication dans l'« Angolagate », l'intermédiaire moscovite suspecté de trafic d'armes a lui aussi essayé de racheter « France-Soir » en 2006, avant de fuir en Israël ! Seule certitude, s'il s'agissait de s'offrir un organe de propagande ou une « machine à laver », la cible est plutôt mal choisie.

 

Tombé à moins de 24.000 exemplaires, passé de mains en mains,  le journal de Pierre Lazareff  n'est plus que l'ombre de lui-même. Décimée par les plans sociaux, sa rédaction se limite désormais à une quarantaine de jeunes journalistes et quelques vieilles plumes qui cachetonnent . Déficitaire depuis des lustres, France-Soir a perdu, rien que l'an dernier, 6,7 millions d'euros pour 8,3 millions de chiffre d'affaires... Ce puits sans fond a eu raison du dernier propriétaire en date, Jean-Pierre Brunois. Ce promoteur immobilier aurait été mis en contact avec les Pougatchev par le businessman monégasque Michel Pastor. Acculé, il a d'abord fait entrer le père à hauteur de 20 % dans le capital de France-Soir fin 2007. Puis s'est résolu à céder la barre au fils un an plus tard. Exit Brunois, bienvenue au jeune citoyen russe qui a obtenu un passeport français. Cela tombe bien : un actionnaire hors Union européenne ne peut détenir plus de 20 % d'un journal hexagonal...

 

Déménagement sur les Champs-Elysées

 

Six mois plus tard, le jeune Alexandre est donc assis dans le bureau du directeur de la rédaction de France-Soir - vacant depuis l'éviction de Gilles Bornais - et il parle posément de ses ambitions pour le titre : "Je suis convaincu qu'il y a la place pour un quotidien populaire de qualité dans ce pays. La presse française a peu évolué depuis vingt ans si l'on met de côté l'arrivée des gratuits ", professe-t-il dans un français parfait, teinté d'un léger accent. A la tête d'une fortune estimée par Forbes  à 2 milliards de dollars (de 8 à 10 milliards, disent d'autres sources), la famille Pougatchev a investi la Côte d'Azur il y a dix ans. Elle y possède entre autres le château de Gairaut, près de Nice, deux villas à Saint-Jean-Cap-Ferrat et un gros chalet de montagne à Valberg, dans les Alpes-du-Sud. Encore adolescent, Alexandre a appris la langue de Voltaire en quatre mois avec les meilleurs précepteurs. Tant qu'à faire, il a aussi appris l'italien. Et fait des études de management. A Monaco. "En première année, j'avais quinze ans, les autres élèves dix-huit ou dix-neuf ans. J'ai eu mon MBA ", raconte-t-il fièrement. Pas du tout le genre à se pavaner au Papagayo, le nez bien poudré et une fille de petite vertu à chaque bras... Son seul vice connu est son amour des belles voitures. Il possède notamment une splendide Aston Martin. "C'est un garçon charmant, pudique sur sa vie privée, mais attentif aux autres. Il est très sportif et ne boit que de l'eau ", témoigne Christiane Vulvert, la directrice générale de France-Soir. "Il peut être brutal si l'on s'oppose à lui ", corrige un journaliste circonspect. Alexandre Pougatchev est déjà marié et père de deux petites filles. Car, "en Russie, les hommes ont des responsabilités bien plus tôt ", assure Christiane Vulvert. L'argent ? "J'ai eu de la chance d'avoir un père riche, mais maintenant ce sont mes affaires. Si j'échoue avec France-Soir, c'est ma mise que je perds ", répond l'héritier, à peine agacé. Pougatchev junior dit vouloir investir "20 millions d'euros, peut-être 30 " pour relancer le journal : "Si mes prédécesseurs ont échoué, c'est qu'ils ont voulu gagner de l'argent sans en mettre ", assure-t-il. Et de raconter sa première expérience professionnelle réussie : "Je viens de terminer un programme immobilier dans le quartier chic de Moscou, où 1 hectare coûte 10 millions d'euros. Les maisons ont été dessinées par Wilmotte... "

 

Cette fois encore, Alexandre voit grand : France-Soir va déménager fin juin au 100, avenue des Champs-Elysées ! 2.000 mètres carrés de bureaux sur la plus belle avenue du monde... Un peu bling-bling ? Non, "c'est un signal de reconquête au moment où tout le monde dit que la presse va mourir . Et puis Le Figaro et Jours de France ont eu leur siège au Rond-Point ", rappelle le jeune homme, qui connaît étonnamment bien son histoire de la presse française. "Il sait que le papier lui coûte 10 centimes d'euro par exemplaire du journal ", insiste Christiane Vulvert. "En fait, il débarque, travaille peu, mais fait beaucoup de media training ", rectifie méchamment une autre source.

 

Une chose est sûre, l'apprenti patron de presse veut lancer une nouvelle formule de France-Soir début octobre. Du coup, les consultants se bousculent : Georges-Marc Benamou monnaie ses services d'ancien journaliste et le designer de presse Jean Bayle travaille déjà sur la maquette... « Citizen » Pougatchev veut aussi embaucher une vingtaine de journalistes chevronnés et il cherche le meilleur directeur de la rédaction.

 

" Faire un tabloïd populaire mais sérieux "

 

Entre deux allers-retours à Moscou et à Vienne, il passe  trois journées par semaine à Paris, où il vient, dit-on, d'acheter un pied-à-terre luxueux près du Trocadéro. Mais pour faire quel journal ? "Ce sera un concept qui n'existe pas en France, un tabloïd populaire mais sérieux, bien illustré avec de grandes enquêtes, du reportage de terrain, des infos exclusives..." Pas question de faire dans le « trash », promet-il. " Il a changé d'avis parce que, au début, il voulait du scandale, des titres choc et des photos de paparazzi ", grince un journaliste en interne.

 

Au début, Alexandre rêvait aussi au million d'exemplaires du grand France-Soir d'autrefois. "Mais on lui a expliqué que les choses avaient un peu changé..." Aujourd'hui, ses ambitions sont plus modestes : " Si tout va bien, le nouveau France-Soir sera à 50.000 exemplaires en fin d'année, puis à 120.000 fin 2010." A ce niveau de diffusion, le titre renouerait selon lui avec l'équilibre financier. L'échec ? Il ne l'envisage même pas : "Je suis là pour réussir, maintenant ça passe ou ça casse." Accroché au mur, le portrait de Pierre Lazareff semble acquiescer devant la détermination du jeune homme. Mais s'il pouvait parler dans son cadre, le saint-patron des journalistes français s'interrogerait, encore et encore, sur les motivations réelles du fils de l'oligarque.

 

 

 

 

Source: LES ECHOS

07.05.2009

"L'Etoile rouge" perd des couleurs

redstar.jpgKrasnaya Zvezda, le quotidien de l'armée, connaît de sensibles restructurations, qui risquent de peser sur l'avenir du journal crée en 1924. Pourtant en décembre dernier, ce sont 60 millions de roubles ( 1,3 millions d'€ ) qui ont été injectés pour le redynamiser.

L'Etoile Rouge paraît désormais en couleurs, mais à l'instar de ce qui se passe dans de nombreuses publications occidentales, de nouvelles économies vont se prendre sur la masse salariale. Le nombre d'officiers y travaillant va passer de 72 à 18 et il restera six correspondants permanents. Et la plupart des postes seront occupés par des capitaines ou des commandants, histoire que les autres gradés démissionnent de leur poste, car en continuant à travailler sous statut civil le salaire n'est pas mirobolant. Des offres d'emploi ont été mises en ligne, concernant tous les postes de rédaction mais ce sont des emplois proposés à environ 10.000 roubles par mois, soit 220 €, alors même qu'un conducteur de métro moscovite se fait de 40.000 à 60.000 roubles par mois (880 à 1320 €). 

 

11.04.2009

Les oeufs Fabergé, ce soir sur Arte

Numeriser0016tri_small.pngSi, à Pâques, le commun des mortels offre des oeufs en chocolat, le tsar Alexandre III avait, lui, pour habitude d'offrir à sa tsarine un oeuf Fabergé

En 1885, le joaillier Karl Fabergé est chargé d'une mission extraordinaire : confectionner un présent inattendu que le tsar souhaiterait offrir à son épouse Marie Fedorovna pour la fête de Pâques. Fabergé imagine un oeuf hors du commun. Sa coquille en émail blanc s'ouvre pour laisser apparaître un jaune en or, recelant lui-même une surprise : une poule en or aux yeux de rubis. Le succès est tel que pour chaque fête de Pâques, Alexandre III offrira désormais à son épouse un oeuf de Fabergé, suivi dans cette tradition par son fils, le dernier tsar, Nicolas II.

Issu d'une famille protestante picarde émigrée en Russie après la révocation de l'édit de Nantes, Pierre-Karl Fabergé est devenu en 1884 le fournisseur officiel des Romanov. En tout, le joaillier fabriquera  une cinquantaine d'oeufs.

Pour son documentaire, Bernd Boehm a retrouvé la trace de plus d'une trentaine de ces objets, aux Etats-Unis, en Suisse, en Angleterre et en Russie. Il réunit sous l'oeil de sa caméra quelques-uns des plus beaux spécimens de cette collection hors de prix - en novembre 2007, l'un d'entre eux s'est adjugé à près de 12,5 M d'euros -, aujourd'hui dispersée dans le monde entier. En suivant un commentaire au style mal­heureusement ampoulé sur un fond de valse viennoise, très mondain, on tourne autour de ces oeuvres d'art, invités à admirer leur beauté et leur ingéniosité, chaque oeuf renfermant une sur­prise. Les amateurs du genre seront aux anges, les autres auront vite le tournis et seraient même tentés de ranger ces objets de luxe au rayon des vieilleries quand apparaît... George Clooney (non, pas à la coupure pub !), dans un extrait d'Ocean's Twelve, où il incarne une canaille de haut vol bien décidée à s'approprier un oeuf. Ainsi mis en scène, le style Fabergé prend un petit coup de jeune.

 

Fabergé, le joailler du tsar, sur Arte, samedi 11 avril 20h45

Source: TELERAMA

30.03.2009

Olympius inferno : première fiction russe sur la guerre en Géorgie

 

Un téléfilm diffusé dimanche soir sur Pervy kanal (  Первый канал ) la première chaîne russe, a raconté le conflit d'août dernier mettant en exergue l'agression géorgienne.  "Le débat a commencé, les méchants Russes ou les méchants Géorgiens, déplore le réalisateur Igor Volochine, mais c'est juste un film." Un film d'action, lequel offre la vision russe du conflit déclenché le 8 août dans la petite province séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud.


Au péril de leur vie, Michael et Genia vont révéler la vérité au monde entier. Tel est, résumé, le scénario d'Olympius inferno (Oлимпиус инферно ). Michael est un jeune entomologiste américain d'origine russe. Il se rend en Ossétie du Sud pour filmer un papillon de nuit rare, Olympus inferno. Il y retrouve Genia, une amie russe, photographe. Dès la première nuit sur une verte colline, au lieu d'attraper des papillons, nos deux héros se retrouvent nez à nez avec une colonne de chars et de blindés géorgiens. Ils croisent parmi les militaires géorgiens le capitaine Adams, un officier noir de l'US Army. Si les États-Unis de George Bush ont soutenu et armé la Géorgie de leur protégé Mikhaïl Saakachvili, la présence de conseillers militaires américains sur le front cet été, dénoncée par Moscou, n'a pas été démontrée. Dans Olympius inferno, Michael détient la preuve - des films sur un disque dur -, que c'est Saakachvili qui a commencé la guerre, contrairement à ce que claironnent les médias occidentaux.

Michael et Genia prennent tous les risques pour porter leurs images à Tskhinvali, la capitale bombardée d'Ossétie du Sud. S'ensuivent des scènes où un officier géorgien abat de sang-froid un civil et où les chars venus de Tbilissi détruisent systématiquement des maisons à bout portant.

"Guerre de l'info "

Autre séquence : un journaliste anglo-saxon de la «chaîne SBC» raconte contre toute évidence que ce sont les Russes qui bombardent. "C'est la guerre de l'info ", dit-il triomphant aux héros médusés par le mensonge. Sur fond de ballet d'hélicos au ralenti façon Apocalypse Now, Mike et Genia rencontrent enfin une colonne de chars russes, les libérateurs, tels qu'ils sont effectivement considérés par la population ossète.

À la fin du film, Michael est invité sur un plateau de télé américaine qui ridiculise ses révélations en diffusant uniquement ses images de papillons. Une allusion directe à un épisode médiatique qui fit grand bruit en Russie. Le 13 août, la chaîne américaine Fox News avait interrompu une femme ossète qui dénonçait la responsabilité du président géorgien Saakachvili (...)

Surprise à la fin du film. Genia, hospitalisée, regarde les informations. Le commentateur : " Dans une interview au Figaro, Dmitri Medvedev affirme que l'indépendance de l'Ossétie et de l'Abkhazie est irréversible." Le téléspectateur peut voir les vraies images de l'entretien du président russe que Le Figaro publia le 13 novembre.

(...) le fait est que la contre-offensive russe jusqu'au cœur de la Géorgie (absente du film) a  focalisé l'attention des Européens et des Américains. Huit mois après la guerre dont un bilan humain indépendant manque toujours, les questions sur l'enchaînement des faits persistent. Qui est à l'origine des provocations en Ossétie qui ont précédé l'attaque géorgienne ? Dans quelle mesure les troupes russes étaient-elles prêtes à intervenir ? C'est pour tenter de répondre que l'Union européenne a confié une mission d'enquête à la diplomate suisse Heidi Tagliavini. Sa remise de copie est prévue le 31 juillet.

 

Source: LE FIGARO

 

 

 

14.03.2009

L'ambassadeur de Géorgie reçu à Lille

index-georgie.jpgLes 56 étudiants de première année de l'École Supérieure de journalisme de Lille seront à Tbilissi, la capitale géorgienne, du 21 au 28 avril. La mairie, en plein dans l'organisation de Lille 3000, en a profité pour recevoir Mamuka Kudava, l'ambassadeur de la Géorgie en France.

 

Tapis rouge, petits fours, et cadeaux. Mamuka Kudava a été accueilli en grande pompe. Martine Filleul, adjointe aux relations internationales, souhaite "tisser des liens durables avec la Géorgie ". Elle ajoute, souriante : "La présence de M. Kudava, à la veille de l'ouverture d'Europe XXL, est un heureux hasard. " L'adjointe se renfrogne lorsque l'ambassadeur se dit "reconnaissant du rôle du président Sarkozy dans le conflit avec la Russie ".

La politique politicienne s'efface vite derrière la perspective d'un rayonnement lillois jusqu'à l'Oural ( dont le plus haut sommet est l'Elbrouz, doit sûrement penser l'auteur de l'article, NDLR). Mamuka Kudava glisse mine de rien : " Les investisseurs français sont les bienvenus en Géorgie. Depuis cinq ans, notre croissance est très importante." Après cette parenthèse économique, retour au journalisme. Pierre Savary, directeur des études de l'ESJ, détaille le projet : "Les étudiants de l'ESJ travailleront en collaboration avec ceux du GIPA, l'école de journalisme de Tbilissi. " But de l'opération, l'écriture d'articles à quatre mains pour créer un magazine sur la Géorgie, ainsi qu'un site internet. Le site sera à double entrée, dans les deux langues, avec sur la page d'accueil les drapeaux géorgien et français.

Les jeunes lillois seront hébergés par leurs confrères tbilissiens. "C'est la meilleure manière de s'immerger dans la culture du pays ", précise Pierre Savary. Mamuka Kudava, lui, va pouvoir goûter à la culture lilloise. L'ambassadeur repart avec des gaufres fourrées.

 

Source: LA VOIX DU NORD 

12.03.2009

La Géorgie ne participera pas à l'Eurovision

We don’t wanna put in…” Les Européens n’entendront pas cette chanson de la Géorgie lors du prochain concours de l’Eurovision. Les Géorgiens ont claqué la porte après avoir refusé de changer les paroles de cette musique.

L’Union européenne de diffusion avait demandé mardi aux Géorgiens de modifier les paroles ou de proposer une autre chanson. Le directeur des programmes de la première chaîne de télévision publique géorgienne a nié que “We dont wanna put in ” contenait un message politique.

A Tbilissi, la capitale géorgienne, on pense qu’il n’aurait pas été juste de changer les paroles.  De son côté, Moscou n’est pas épargné par la polémique, concernant le choix de la représentante de la Russie. Il s’agit d’une Ukrainienne qui avait été disqualifiée au concours de sélection ukrainien. Elle va chanter à la fois en russe et en ukrainien. Une honte, selon certains Russes.

Source: EURONEWS

19.02.2009

Le candidat géorgien à l'Eurovision se moquera de Poutine au concours de l'Eurovision

La Géorgie sera représentée au concours de l'Eurovison à Moscou par un groupe de musique disco se moquant du Premier ministre russe Vladimir Poutine, suite à un vote mercredi soir de téléspectateurs géorgiens.

La chanson du groupe " Stephane & 3G " s'appelle " We don't want put in ", un jeu de mot entre l'orthographe anglaise du nom Poutine et le verbe " to put in ", qui signifie mettre en anglais.

Le concours aura lieu cette année à Moscou, la Russie ayant remporté la précédente édition de l'Eurovision.

 

Source: AFP

12.01.2009

Firefox et Google, c'est fini. Du moins en Russie

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Les utilisateurs de langue russe du navigateur Internet Firefox seront privés des merveilles de Google comme moteur de recherche par défaut et recevront le service, concurrent mais local Yandex à la place. Yandex, acronyme hasardeux de la phrase " Yet another indexer " est le moteur de recherche le plus utilisé par les internautes russes. Il représentait en août 2008 55% du marché des moteurs de recherche en Russie contre 21% à Google 

Harvey Anderson, grand fromage de Mozarella ( oui elle est facile, mais on la garde) a écrit sur son blog vendredi dernier: “ ces derniers mois nous avons écouté les retours, parlé avec nos spécialistes locaux, étudié les tendances sur notre version Firefox Yandex et estimé l’adoption de Yandex chez les utilisateurs. Toutes ces activités nous ont poussé à la conclusion que nos utilisateurs russes souhaitent véritablement un accès direct au service de recherche en ligne Yandex dans les builds officielles de Firefox.

Il ne mentionne cependant  pas combien Yandex a fait grossir l’enveloppe pour que Mozilla mette le changement en place. Puisque la majorité de l’argent engrangé par Mozilla avec Firefox vient des recherches Google, on ne peut que présumer que Yandex a sorti les roubles.

Evidemment pour ceux qui restent fidèles à Yahoo, ou pire encore qui ne connaissent que l'Internet explorer qu'on leur a fourgué d'office ( on se demande bien pourquoi ) et qui arrivent à en être satisfaits ( visiblement il y en a) et bien qu'ils soient Russes ou bien Papous, cette nouvelle ne les concerne absolument pas.

 

Source: theinquirer.fr

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