14.08.2009

Des marines pour entraîner les soldats géorgiens

kilo559.jpgLes Etats-Unis vont participer à l'entraînement des troupes géorgiennes avant leur déploiement en Afghanistan, a indiqué vendredi un porte-parole du Pentagone, au risque d'irriter la Russie voisine.

La Géorgie, ex-république soviétique désireuse de rejoindre l'Otan malgré les protestations de Moscou, s'est engagée en juin dernier à envoyer l'équivalent d'un bataillon en Afghanistan en 2010, soit environ 750 hommes.

Or, "les Etats-Unis vont leur apporter de l'aide en envoyant quelques formateurs du corps des Marines (...) afin de les préparer à leur déploiement au printemps 2010 et pour s'assurer qu'ils sont capables de mener des opérations aux côtés des partenaires de l'Isaf ", les forces de sécurité de l'Otan en Afghanistan, a expliqué le porte-parole, Bryan Whitman.

Le bataillon servira sous commandement US dans la force de l'Otan en Afghanistan, a indiqué ce vendredi un porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley lors d'un poit presse. "Des Marines se rendront en Géorgie à partir du 15 août pour mettre en place un programme d'entraînement qui commencera le 1er septembre pour préparer ce bataillon géorgien à servir en Afghanistan", a ajouté M. Crowley.

Ce programme ne concerne que l'entraînement des soldats géorgiens appelés à combattre en Afghanistan, et ne prévoit aucune autre assistance militaire étatsunienne, a précisé le Pentagone, dans un visible souci de rassurer Moscou.

Quelque 2.000 soldats géorgiens étaient présents en Irak depuis août 2003, avant de brusquement partir en août dernier pour aller prêter main forte aux troupes de Tbilissi engagées dans des combats avec l'armée russe dans la république séparatiste d'Ossétie du Sud.Les Etats-Unis entraînaient jusqu'alors les troupes géorgiennes pour l'Irak, mais ce programme d'assistance avait cessé avec la guerre-éclair en Ossétie du Sud, soldée par une victoire militaire russe.

 

Source: AFP

L'armée russe toujours sur le qui-vive face à la Géorgie

gori-getty-82360760.jpgUn an après la Guerre du Caucase, la Russie surveille de près son turbulent voisin méridional, comme le prouve cet article paru le 8 août 2009 dans Krasnaïa Zvezda, (l’Etoile rouge) le journal des forces armées russes. Les responsabilités y sont claires et Moscou continue de se préparer au pire, au cas où.

(...) A la lecture de documents militaires géorgiens saisis durant les opérations, confirmant les données des services de renseignements, aucun doute ne subsiste quant à la source de l’agression contre le peuple d’Ossétie du Sud. Tous ces documents récupérés prouvent que la préparation de l'offensive de Tbilissi remonte à mars 2005. Les cartes, les schémas et les ordres aux unités envisageaient différentes versions d’une attaque possible soit contre l’Abkhazie, soit contre l’Ossétie du Sud. Dans les documents militaires saisis, conçus selon les normes de l’Otan et portant la mention «secret défense», il était dit que des groupes opérationnels de l’armée géorgienne devaient, en soixante-douze heures, occuper les territoires de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud pour y restaurer la juridiction géorgienne.

Sur les cartes, les forces russes de maintien de la paix étaient indiquées comme des cibles prioritaires pour les frappes d’artillerie. La population locale était également désignée sur les schémas par des symboles de couleur rouge. Au sein de l'Otan, c’est ainsi que l’on détermine l’ennemi. Les tirs sur Tskhinvali ont été effectués avec des armes sans aucune précision : l’artillerie géorgienne a utilisé des obusiers de 152 mm et des armes de saturation comme les systèmes de lance-roquettes multiples BM-21 Grad. "Parmi les cibles se trouvaient non seulement des unités de la défense ossète, mais aussi les soldats russes de maintien de la paix, le siège du gouvernement de la république, le centre de la télévision de Tskhinvali et la base du bataillon russe de maintien de la paix ", rappelle le général Nogovitsyne, chef d’état-major adjoint des forces armées de la Fédération de Russie. Pendant l’opération de riposte pour contraindre la Géorgie à la paix, l’armée russe a perdu 64 hommes, dont 15 membres de la JPFK [la force de maintien de la paix en Ossétie du Sud], tués pendant l’offensive géorgienne. "Il a été établi que, du côté géorgien, les Su-25 avaient été affublés de marquages russes ", poursuit le général Nogovitsyne. "Ces avions géorgiens ont été utilisés à deux reprises, le 8 août, pour bombarder des colonnes de réfugiés qui quittaient Tskhinvali, et le 9 août pour attaquer une colonne de militaires russes qui descendaient vers la capitale ossète. Par la suite, les dirigeants géorgiens ont assuré que ces actions avaient été commises par les Russes."

La communauté internationale doit désigner clairement  la Géorgie comme l’agresseur

 

Même un an après ces événements tragiques, certaines organisations internationales ne parviennent toujours pas à décider qui est le coupable de cette agression contre le peuple d’Ossétie du Sud. Plusieurs pays font encore montre d’une grande prudence et préfèrent garder le silence sur le passé. La Russie attend de la mission de l’Union européenne, à l’œuvre actuellement, une analyse objective de cette "guerre de cinq jours ". Reste à savoir si cela aboutira à une condamnation des coupables. Selon le GRU, le service du renseignement militaire russe, il est important de désigner publiquement l’agresseur : les documents présentés par la mission européenne et dont dispose la partie russe l'établissent avec une certitude absolue. Mais les sanctions qu’il faut infliger au coupable sont tout aussi essentielles.

 

Si la Géorgie est clairement dénoncée comme l’agresseur par la communauté internationale, cela devrait, pour Anatoli Nogovitsyne, entraîner des sanctions, des limitations, mais surtout l’arrêt des livraisons d’armes à Tbilissi. Sans cela, le régime de Saakachvili aura toute liberté de poursuivre ses provocations et de se laisser tenter par l’aventurisme militaire et politique. La situation en Abkhazie et en Ossétie du Sud reste par conséquent tendue, tension favorisée par l’accroissement extrêmement rapide du potentiel militaire de l’armée géorgienne.

"On ne peut pas dire que l’atmosphère dans la région soit à l'apaisement ", constate le général Nogovitsyne. "Le but des provocations géorgiennes, vis-à-vis des membres du contingent russe et des forces abkhazes et ossètes est de discréditer la partie russe et de déstabiliser la situation dans la région." Plus de soixante-dix provocations auraient été constatées du côté géorgien envers l’Ossétie du Sud, et plus d’une cinquantaine vis-à-vis de l’Abkhazie. "Nous suivons l’évolution de l’armée de la république de Géorgie. Il est clair que son potentiel est revenu à son niveau précédent. Dans certains domaines, il a même augmenté ", affirme-t-il. Les autorités russes ne voient pas la nécessité de renforcer le contingent déployé en Ossétie. D’après les estimations des experts russes, l’armée géorgienne n’est pas pour l’heure en mesure de déclencher un conflit semblable à celui de l’année dernière. Toutefois, Anatoli Nogovitsyne n’exclut pas que la Géorgie tente à nouveau de “rétablir le droit constitutionnel”. Dans ce cas, la riposte russe sera adéquate. "Nous avons beaucoup appris des événements d’août 2008, conclut le général. Il est important de ne pas répéter les mêmes erreurs aujourd’hui."

 

 

 

12.08.2009

Les Canadiens se lancent dans la traque aux sous-marins russes

10-04-13a.jpgLes forces aériennes canadiennes ont envoyé un avion de surveillance pour garder l'oeil sur deux sous-marins russes naviguant le long de la côte est, un genre de patrouille qui nous ramène à l'époque de la Guerre froide.

Les sous-marins nucléaires ont d'abord été aperçus dans les eaux internationales au large de l'Etat de Géorgie le 5 août. ( Voir à ce sujet la note du 5/08 ). Leur présence a fait sourciller mais n'a pas entraîné de riposte de la part des Etats-Unis et du Canada. ( Pourquoi ? Ils auraient dû ?)

Des sources du ministère de la Défense disent croire que les sous-marins se sont depuis dirigés vers le nord et demeurent à l'extérieur des limites territoriales du Canada et des Etats-Unis, qui sont fixées à 12 milles marins des côtes.

On ne savait pas encore ce mardi si le Canada avait pris l'initiative d'envoyer un Aurora CP-140 pour tenter de localiser les sous-marins ou si la commande venait des autorités américaines.

Un porte-parole de Commandement Canada, l'organisation responsable des opérations de routine et de contingence au Canada et en Amérique du Nord continentale, a minimisé l'importance de cette mission de surveillance et a refusé de donner des détails, se limitant à dire qu'il s'agissait d'une opération de routine."Nous ne donnons pas d'informations sur les activités en cours, surtout s'il s'agit d'un vol de surveillance ", a déclaré le lieutenant Noel Paine. "Nous ne parlons pas des navires qui attirent notre attention - ni des régions que peuvent survoler nos avions."

Ces bâtiments de guerre surgissent au moment où la marine se prépare à des exercices anti-sous-marins dans l'Arctique plus tard en août. Cette "visite" arrive aussi juste quelques jours après que le ministre de la Défense, Peter MacKay, eut critiqué Moscou pour son intention de parachuter des troupes au pôle Nord cet été. Les officiels américains ont indiqué que Moscou ne les a pas avisés de cette présence des sous-marins, la première du genre depuis la fin de la Guerre froide.

Il s'agit d'un autre signal de l'intensification des activités militaires russes, à la suite de plusieurs vols qui se sont approchés des frontières canadiennes dans l'Arctique - sans pour autant les franchir.

 

 

Source : LA PRESSE CANADIENNE

 

05.08.2009

Deux sous-marins russes mettent en émoi l'US Navy

akula2.jpgDeux sous-marins nucléaires russes effectuent depuis quelques jours des patrouilles au large de la côte est américaine, pour la première fois en plusieurs années, suscitant l'inquiétude des responsables étatsuniens, a rapporté ce mercredi le New York Times.

 

Sur son site Internet, le quotidien, citant, sous couvert de l'anonymat, des responsables étatsuniens de la Défense et du Renseignement, affirme que l'un des sous-marins croise dans les eaux internationales, à environ 200 milles (320 kilomètres) de la côte, tandis que la localisation précise du second reste incertaine. Un haut-responsable a indiqué que le second sous-marin avait navigué ces derniers jours vers le sud, vers Cuba, alors qu’un autre responsable, ayant accès aux rapports de surveillance, indiquait qu’il s’était éloigné vers le nord.

 

Les deux submersibles appartiennent à la classe Akula, l’équivalent des sous-marins d’attaque de la classe Los Angeles de l’US Navy, et pas un des sous-marins plus gros qui peuvent lancer des missiles nucléaires

 

"A chaque fois que la Marine russe procède à de telles manoeuvres exceptionnelles, cela est source d'inquiétudes ", a réagi un haut responsable du ministère américain de la Défense, cité par le New York Times. "Nous savons où ils (les sous-marins) se trouvent et nous ne sommes pas inquiets quant à notre capacité à suivre leurs mouvements ", a-t-il déclaré. "Nous sommes seulement préoccupés par le fait qu'ils soient là. "

"Je ne pense pas qu'en près de 15 ans, ils (les Russes) aient envoyé deux sous-marins nucléaires de ce type au large de la côte américaine ", a souligné l'expert de l'histoire navale et de la lutte anti-sous-marine, Norman Polmar, au journal.

 

La Russie, de son côté, a dénoncé la réaction excessive des Etatsuniens, qualifiée "d'hystérique ", et insisté sur le fait que ces manoeuvres n'avaient rien d'illégales au regard du droit international."Les mouvements des sous-marins russes (...) hors de leurs propres eaux territoriales sont courants et ne violent en rien le droit maritime international ", a expliqué une source militaro-diplomatique à l'agence officielle russe Itar-Tass, sans confirmer ou infirmer la véracité des propos du New York Times.

 

L’épisode rappelle la Guerre Froide, lorsque les Etats-Unis et l’Union Soviétique envoyaient régulièrement des sous-marins au large des côtes de l’autre pays pour voler des secrets militaires, suivre les mouvements de leur flotte sous-marine — et être prêt pour la guerre. Mais l’effondrement de l’Union Soviétique a supprimé la capacité de la marine russe à opérer aussi loin de ses ports, ce qui rend les patrouilles actuelles à des milliers de km de la Russie d’autant plus surprenants pour les responsables militaires et les experts en politique de défense.

 

L'annonce de ces mouvements de la Marine russe intervient alors que Moscou tente d'effacer un nouvel échec du lancement de son missile intercontinental Boulava, d'une portée de 8.000 km, à la mi-juillet. Certains experts voient dans les actions russes une tentative des militaires de prouver leur pertinence et leur efficacité.

 

28.07.2009

L'antiterrorisme russe inquiet de la situation au Nord-Caucase

rus25_2.jpgLa situation tendue au Caucase du Nord inquiète les vétérans du FSB, a déclaré ce mardi à Moscou l'ex-commandant du commando Alpha Guennadi Zaïtsev dans une interview à RIA Novosti consacrée au 35e anniversaire d'Alpha célébré le 29 juillet.

"La Tchétchénie a été le point le plus sensible de la lutte antiterroriste russe au milieu et à la fin des années 1990. A mon avis, il n'y aura pas de nouveaux attentats importants dans cette région dans un avenir proche. A présent, nous sommes sérieusement préoccupés par la situation au Daghestan, en Ingouchie et en Kabardino-Balkarie ", a indiqué le général à la retraite.

Les dirigeants de ces républiques du Nord Caucase doivent oeuvrer pour que les jeunes membres des formations armées illégales déposent les armes. "Il faut créer des emplois pour les jeunes ", a noté le vétéran d'Alpha avant de déplorer le fait que les opérations antiterroristes caucasiennes fussent la cause principale des pertes humaines du FSB.

Le commando Alpha, la première unité spéciale russe de lutte contre le terrorisme, a été créé le 29 juillet 1974, sur l'initiative du président du KGB soviétique Iouri Andropov. Les agents d'Alpha ont notamment participé à la libération des otages à Sarapul (Oudmourtie, 1981), à Tbilissi (Géorgie, 1983), à Oufa (Bachkirie, 1986), à Mineralnye Vody (territoire de Stavropol, 1988, 1993, 2001), à Boudionnovsk (territoire de Stavropol, 1995), à Pervomaïskoïe (Daghestan, 1995), au théâtre moscovite de la Doubrovka (2002) et à Beslan (Ossétie du Nord, 2004).

 

 

27.07.2009

Fin des manoeuvres "anti-terroristes" russo-chinoises

manoeuvres_sinorusse_27072009_432.jpgSimuler la guerre pour s'entraîner contre le terrorisme international, contre les extrémismes religieux : pendant cinq jours, la Chine et la Russie se sont livrées ensemble à des exercices militaires. L'occasion d'afficher une coopération de plus en plus poussée en matière de défense, et de "montrer que la Russie et la Chine ont les ressources nécessaires pour garantir la stabilité et la sécurité de la région ", a déclaré le chef d'état-major russe, le général Nikolaï Makarov.

L’exercice n’est pas nouveau. Intitulé « Mission de la paix », de telles manœuvres militaires sous le signe de l’antiterrorisme et de l’antiséparatisme ethnique avaient déjà eu lieu en 2005 et 2007. Une opération de deux jours avait aussi été organisée également en avril dernier avec les pays membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), à savoir en plus de la Chine et de la Russie, le Tadjikistan, le Kazakhstan et le Kirghizistan.

Cette fois-ci, l’armée russe a acheminé 150 tanks et 22 avions à Shenyang, dans le nord-est de la Chine. En tout, 2.600 soldats chinois et russes ont participé à des jeux de guerre pendant cinq jours. Ce qui notons-le, fait plus penser à des manœuvres de contre-guérilla que de neutraliser des poseurs de bombe et des preneurs d’otages.

Trois semaines après les émeutes ethniques au Xinjiang, Pékin en a profité pour bander ses muscles et montrer ses appuis régionaux contre l’ennemi séparatiste.

Le général major Alexander Stoudenikine Vice-Commandant en chef russe s’est volontiers prêté au jeu en déclarant "La coopération militaire russo-chinoise a été étendue à l'organisation de manoeuvres conjointes. Nous sommes ravis de constater de tels développements positifs."

Publiquement, les Chinois se réjouissent des liens avec l’armée russe, bien utiles pour faire de l’ombre à l’hégémonie américaine. Mais au-delà des accolades, il manque encore l’essentiel entre Pékin et Moscou : la confiance. Si la Chine a besoin des armes et du pétrole russe, elle soupçonne toujours la Russie de chercher de nouveau à dominer l’Asie centrale. Quant à la Russie, l’afflux de Chinois vers la Sibérie et ses ressources naturelles est une menace potentielle à long terme.

Sous l'égide de l'Organisation de la Coopération de Shanghaï, la Chine, la Russie et les autres Etats de l’OCS organiseront la prochaine mission au Kazakhstan, en 2010.

 

Source: RFI

25.07.2009

La maladresse de la marine russe vaut celle de la Légion étrangère

2892_400x300.jpgUn missile tiré accidentellement d’un bâtiment de guerre vendredi aurait atterri dans la cour d'un immeuble habité à Vladivostok, sans faire de blessés, lors de la répétition d'une cérémonie prévue ce week-end, ont apporté les autorités locales. D’autres articles de presse indiquent qu’un missile a raté l’immeuble d’un mètre, laissant un gros cratère sur le sol et brisant les vitres des appartements du rez-de-chaussée.

Selon un communiqué de la police, l'impact a brisé plusieurs fenêtres d'appartements et provoqué des éclats de pierre qui ont cassé des vitres d'automobiles situées à proximité. "Il n'y avait pas d'explosifs dans les munitions " utilisées pour les exercices, a précisé à l'AFP Roman Martov, un porte-parole de la Flotte russe du Pacifique à Vladivostok. "On ignore la raison pour laquelle le projectile autopropulsé a atteint une distance plus longue que celle qui était prévue ", a-t-il ajouté.

Des agences de presse indiquent que le missile a touché un immeuble de 9 étages sur la rue Leonova, mais que personne n’a été blessé. D’autres articles indiquent que le missile a raté l’immeuble d’un mètre, laissant un gros cratère sur le sol et brisant les vitres des appartements du rez-de-chaussée.

La marine russe a confirmé que l’un des missiles anti-sous-marin lancés lors de la répétition de la revue avait pris une mauvaise trajectoire et touché un immeuble résidentiel. Les responsables ont cependant souligné qu’il n’y avait eu aucune menace pour la population puisqu’il s’agissait d’un missile à blanc.

Des responsables ont indiqué qu’ils étudiaient le lance-missiles pour découvrir comment le missile a pu dévier de sa trajectoire prévue.

 

Le navire à l'origine de l'incident effectuait une répétition pour la fête annuelle de la marine du 26 juillet, marquée traditionnellement par une procession de bateaux de guerre et des batailles navales avec des tirs à blanc. Il s’agit du deuxième incident de ce type cet été. En mai dernier, un bâtiment de la Flotte de la Baltique avait tiré accidentellement plus de 10 roquettes sur un petit village près de Saint-Pétersbourg pendant des exercices.

 

Décidément, entre l’adjudant de la Légion qui met le feu à la garrigue marseillaise lors d’un exercice de tir et les marins de la VMF manquant de peu un immeuble, c’est à se demander qui des militaires Russes ou des militaires Français fera la plus grosse boulette.

 

 

 

 

Sources : AFP, LE PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

 

 

22.07.2009

Démission du concepteur du Boulava

122421962.jpgLe responsable technique du projet de missile intercontinental russe Boulava, Iouri Solomonov, a démissionné après le nouvel échec d'un test de lancement à la mi-juillet, a-t-on appris aujourd'hui auprès de différentes sources.M. Solomonov, directeur de l'Institut moscovite de Thermotechnique, "a présenté sa lettre de démission après le dernier échec de Boulava ", a déclaré une source au sein du complexe militaro-industriel des forces stratégiques russes, citée par l'agence Interfax."Sa démission va être acceptée, une réorganisation à la tête de l'Institut est jugée nécessaire ", a ajouté cette source.

Le directeur-adjoint de l'Institut, joint par l'AFP, a confirmé la démission de M. Solomonov mais a démenti qu'elle soit liée au dernier échec d'un test de Boulava, le 15 juillet, en mer Blanche (nord)."La structure à la tête de l'Institut est en train d'être changée ", a déclaré Boris Roumyantsev, assurant que cette réorganisation était en cours depuis un an et que le poste de M. Solomonov allait être scindé en deux. "S'il s'agissait d'une sanction, on lui retirerait aussi ses fonctions de designer en chef ", a-t-il souligné.

Rapellons que le Boulava doit équiper les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins russe de 4e génération qui sont en construction.
Lors du test du 15 juillet, un Boulava lancé depuis le croiseur sous-marin lanceur d'engins Dmitri Donskoï s'est désintégré en vol à la suite d'une défaillance au premier étage de la fusée.

17.07.2009

Les essais du missile Boulava devront continuer

155534201.jpgLa Russie devrait reprendre les essais du missile stratégique Boulava, malgré les échecs répétés a déclaré une source industrielle proche du ministère de la Défense.

Mercredi 15 juillet, un tir d'essai du missile intercontinental balistique naval Boulava, tiré en Mer Blanche par le sous-marin Dmitri Donskoï, s'est soldé par un échec, le missile s'étant autodétruit suite à une défaillance technique du premier étage.
"Les tests du Boulava devraient reprendre après une enquête complète sur l’incident. Ces échecs sont inévitables pendant la phase de développement de nouveaux missiles " a déclaré la même source ;

Cependant, une enquête sera ouverte sur les causes de l'échec du dernier tir du missile balistique pour déterminer s'il y a eu sabotage soit en usine, soit lors de l'assemblage du missile, a annoncé vendredi à l'agence RIA Novosti une source auprès des services spéciaux russes.

"Une pièce défectueuse peut s'introduire dans le missile soit en l'absence de contrôle efficace de la qualité à l'usine de production, soit lors de l'assemblage de l'engin. Compte tenu de l'importance de la dotation des Forces stratégiques navales russes en missiles Boulava, les deux cas seront qualifiés comme acte de sabotage", a précisé l'interlocuteur de Novosti.

Conçu par l'Institut des technologies thermiques, le missile intercontinental R30 3M30 Boulava-30 (code Otan SS-NX-30) est un missile à propergol solide et à trois étages. D'une portée de 8.000 km, le Boulava peut être équipé de dix ogives nucléaires hypersoniques de 100 à 150 kilotonnes à trajectoire indépendante.

Le missile Boulava doit équiper le Dmitri Donskoï (classe Akoula, code Otan Typhoon) et les sous-marins Iouri Dolgorouki ( qui poursuit ses essais à la mer avant sa mise en service), Alexandre Nevski, Vladimir Monomaque et les cinq autres submersibles de classe Boreï, nouveaux fleurons de la Voyenno-Morskoy Flot Rossii et devant être mis en service durant la décennie 2010.
D’où l’enjeu politique qu’il y a derrière ce projet militaire, car un tel projet est aussi un message destiné aux autres puissances de la planète.
Jusqu’à présent, six des onze tests du Boulava se sont terminés par des échecs.

En attendant, les 7 sous-marins classe Delta IV et leurs missiles Sineva fonctionnent très bien.

15.07.2009

Un été chaud en Tchétchénie et dans toute la région

6a00d83451e3ef69e200e54f2ec9cc8834-800wi.jpgLa normalisation en Tchétchénie, cela donne des embuscades quotidiennes, des enlèvements d'enfants contre rançon et un glissement de l'islam traditionnel tchétchène vers un fondamentalisme muslman imposé par le gouvernement local. Le Président tchétchène Ramzan Kadyrov maintient son pouvoir en se fondant sur la terreur et la pression sur les familles.

La région, comme sa voisine ingouche, connaît également un retour des attaques suicides avec des voitures béliers bourrées d'explosifs. Le 5 juillet, un hélicoptère Mi-8 a été touché dans la région de Chatoï, blessant vraisemblablement des personnels d'un détachement de forces spéciales. Aucune victime ne serait à déplorer. Cinq autres personnels militaires avaient été touchés, la semaine dernière, dans la région tchétchène d'Ourous Martan. Le 13 juillet ce sont deux soldats russes qui ont été tués lors d’une embuscade et cinq autres qui ont été blessés. Le même jour, cinq rebelles tchétchènes étaient tués durant deux accrochages séparés

Après la tentative d'assassinat contre le Président ingouche Iounous Ievkourov, Dmitri Medvedev, a ordonné aux autorités de Tchétchénie, République voisine, de mener des opérations contre les insurgés dans la région frontalière. "L'été sera chaud au Caucase et en Tchétchénie. Nous nous sommes habitués à ne plus parler de la Tchétchénie au profit de la Géorgie, mais Grozny pourrait se rappeler à notre souvenir avec un retour des attentats spectaculaires, voire de prises d'otages de masse ", a indiqué un expert.

 

Source: TTU

Toutes les notes