22.08.2009

Bienvenue au camp d'été des Nachi

nashi_compound.jpgIl est 8 heures du matin, sur les bords du pittoresque lac Seliger, à 340 km au nord-ouest de Moscou. Des haut-parleurs crachent l’hymne national russe. Les centaines de participants du camp Seliger se massent devant une scène décorée de portraits et citations du président Dmitri Medvedev et du premier ministre Vladimir Poutine, pour la séance matinale de culture physique.

Les quatre années précédentes, ce camp patriotique était organisé par les Nachi (« Les Nôtres »), un groupe de jeunesse pro-Kremlin. Cet été, l’agence fédérale pour les affaires de la jeunesse, dirigée par l’ancien chef des Nachi devenu haut fonctionnaire, a reçu plus de 2 millions d’euros de fonds publics pour prendre en main le camp durant tout l’été. Cinquante mille jeunes au total auront passé une semaine ou plus dans le village de tentes aux abords de Seliger. C’est dix fois plus que l’an dernier.
"Allez ! Dmitri Medvedev doit voir que nous sommes pleins d’énergie ", lance un animateur aux jeunes en train de se dégourdir. L’après-midi, ils s’entretiendront avec le président par vidéoconférence.

 

Quelques centaines de mètres plus loin, une série de croix forme le " cimetière des inventions qui auraient pu appartenir à la Russie ". Les épitaphes relatent l’histoire de l’ampoule électrique, la radio ou encore de l’hélicoptère que des Russes auraient été les premiers à développer, mais qu’un Américain ou, pire, des Russes émigrés ont brevetés à l’étranger. Ievgueni Kourkine, 23 ans, s’assure que cela ne se reproduira plus. Dans l’une des tentes du camp, l’étudiant de Samara règle les détails d’un contrat avec le directeur innovation d’Onexim Group, Mikhaïl Rogatchev. Ce dernier est prêt à investir un million de roubles (23.000 euros) dans le développement de la turbine éolienne conçue par Ievgueni et son équipe. " Appuyer ces projets est pour nous un moyen de former une demande pour l’innovation en Russie, explique Mikhaïl Rogatchev. Nous croyons qu’il est important que notre jeunesse énergique soit soutenue. "

Le début d'un nouveau cycle

 

Dans un pays où les mots durs de Poutine envers un dirigeant peuvent faire chuter d’un tiers la valeur des actions d’une entreprise en une journée, c’est une façon, pour les hommes d’affaires, d’assurer leurs bonnes relations avec le pouvoir. Lors de la vidéoconférence, Dmitri Medvedev se félicitera d’ailleurs qu’Onexim Group appuie ces projets.

Sous un autre chapiteau, de jeunes inventeurs en sont encore à convaincre des investisseurs potentiels. " Vous devriez mieux montrer votre avantage concurrentiel  ", suggère l’un des hommes d’affaires à une jeune fille après sa présentation : elle aurait peut-être dû se procurer l’une des dizaines de traductions de livres américains qui promettent la recette miracle pour devenir millionnaire, en vente dans la tente voisine.

Seliger est maintenant plongé dans le capitalisme. « Nous commençons un nouveau cycle, explique Ilia Kostounov, l’énergique directeur du camp. Les premières années, il n’y avait qu’une thématique : la politique. Nous devions préparer de jeunes politiciens. » Résultat : cinq anciens campeurs de Seliger sont devenus députés, et près d’une trentaine siègent dans les parlements régionaux. " Par analogie, nous voudrions, dans trois ans, avoir cinq multinationales et une trentaine de compagnies régionales " issues de Seliger, rêve Ilia Kostounov.

Gleb Pavlovski, conseiller des présidents russes, confirme le changement de fonction de la jeunesse poutinienne. " Il y a quatre ans, il y avait une menace ; leur rôle était de contenir les mouvements antiétatiques. Aujourd’hui, il faut moderniser le pays. " Pas question toutefois de couper les vivres aux Nachi, assure Gleb Pavlovski. La menace peut resurgir à tout moment. En ce cas, les forces vives de la jeunesse patriotique russe seront toujours mobilisées.

 

 

 

Source: LA CROIX

21.08.2009

Un groupe islamiste tchétchène revendique la catastrophe de Saïano Chouchenskaya

resizer.php.jpegUn groupe islamiste du Caucase a affirmé être à l'origine de la catastrophe survenue cette semaine dans la centrale hydroélectrique de Saïano Chouchenskaya, alors que le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, y effectuait une visite. Moscou a écarté cette hypothèse.

L'homme fort de Russie n'a pas réagi personnellement à la revendication du groupe islamiste "Riyadous Salikhiine", publiée sur le site Internet rebelle Kavkazcenter.com. Les rebelles prétendent avoir provoqué l'accident en plaçant une grenade antichar dans cette centrale.

Le Parquet fédéral russe a souligné qu'il n'y avait "aucune preuve de sabotage de la centrale ". Le porte-parole du Parquet a indiqué que les artificiers du FSB  n'avaient pas découvert de traces d'explosifs sur les lieux de l'accident. Les autorités russes assurent que l'accident du barrage sibérien s'expliquent par le mauvais entretien de l'édifice, dont la structure, datant de l'ère soviétique, était vétuste.

Dans leur communiqué, les "Riyadous Salikhiine" disent avoir pris la décision "d'activer la guerre économique contre la Russie sur son territoire ". Le groupe, qui se qualifie de "brigade de martyrs ", a été dans le passé dirigé par Chamil Bassaïev. Ce chef de guerre radical tchétchène avait notamment organisé la prise d'otages de l'école de Beslan, en septembre 2004, et a été tué en 2006.

En ce qui concerne les victimes du drame de la centrale hydroélectrique, les corps de 19 personnes supplémentaires ont été découverts, portant le bilan provisoire à 47 morts, selon le centre opérationnel des secours sur place.

Au cours de sa visite plus tôt dans la journée, M.Poutine avait écarté toute possibilité que les dizaines de personnes encore portées disparues puissent être retrouvées vivantes. Le désastre a très probablement fait 75 morts, selon lui.

 

Source: ATS

17.08.2009

Attentat meurtrier contre la police en Ingouchie

ALeqM5jnVtnHVunWqWGywyCPKg0aZP-pYg.jpegAu moins 19 personnes ont été tuées et 70 blessées dans un attentat suicide à l'aide d'une camionnette remplie d'explosifs à Nazran en Ingouchie. L'attaque s'est produite au moment où les policiers étaient rassemblés dans la cour pour une réunion, selon le responsable du comité d'enquête du parquet, Vladimir Markine.

Vers 9h locales, "une camionnette a défoncé le portail du bâtiment de l'état-major de la police municipale et est entrée dans la cour. Une puissante explosion a retenti ensuite ", a indiqué le comité dans un communiqué.

Selon un bilan toujours provisoire du comité, 19 personnes ont été tuées et 58 blessées. Interrogé par l'AFP, le porte-parole du président ingouche, Kaloï Akhilgov, a indiqué que 11 enfants se trouvaient parmi les blessés dont il a estimé le nombre à 70. "L'explosion était de très forte puissance", selon une source au ministère ingouche de l'Intérieur, citée par Interfax, soulignant qu'il y avait "au moins 50 kilos de TNT ".

La camionnette s'est dirigée vers le dépôt d'armement de la police, provoquant l'explosion de munitions stockées dans le bâtiment, a raconté la police à un journaliste de l'AFP.

Réagissant à cet attentat Dmitri Medvedev, a chargé son ministre de l'Intérieur, Rachid Nourgaliev, de mettre de l'ordre dans les structures policières ingouches et de renforcer les effectifs, a indiqué son service de presse cité par les agences russes.

Les organisateurs de l'explosion, ont pour objectif de s'emparer du pouvoir, a estimé lundi le premier ministre de la république Rachid Gaïssanov selon des propos repris par RIA Novosti. "En se cachant derrière toute sorte de slogans, la clandestinité criminelle se livre à l'extermination du peuple d'Ingouchie. Son objectif essentiel consiste à s'emparer du pouvoir, et pour ce faire les bandits font fi des considérations morales ", lit-on dans la déclaration de M.Gaïssanov. "Cette tragédie confirme que les représentants des autorités ingouches ne sont pas l'unique cible des bandits, qui visent aussi la population de la république, y compris les enfants."

Trois jours de deuil ont été décrétés en Ingouchie à partir de ce lundi. Cette attaque intervient quelques jours après l'annonce par le Kremlin que le président de l'Ingouchie, Iounous-Bek Evkourov, a repris officiellement ses fonctions après avoir été grièvement blessé fin juin dans une tentative d'assassinat.

 

 

 

15.08.2009

Vladislav Sourkov, l'homme qui fait jaser le tout- Moscou

10741.jpgGrande figure de l’ombre au Kremlin, il ne parle presque jamais en public. Mais sous pseudonyme, Vladislav Sourkov aurait décidé de se lancer dans une carrière d’écrivain. Et de sortir quelques vérités.

Près de zéro, la brève nouvelle dont le tout Moscou politique parle depuis trois jours, met en scène un éditeur qui demande un jour à un poète d’écrire des vers en faveur d’un gouverneur régional puis tente le lendemain de soudoyer une journaliste d’opposition. Des pratiques réputées courantes dans la vie politique russe, alors que Dmitri Medvedev a officiellement fait de la lutte contre la corruption sa priorité.

"Dénoncer la corruption est devenu à la mode! Il ne fait pas de doute que Sourkov est l’auteur de ce roman, assure Alexeï Venediktov, journaliste indépendant et rédacteur en chef de la radio. Par le passé, j’ai beaucoup discuté avec Sourkov. On retrouve plusieurs de ses idées dans cet ouvrage, notamment son dégoût pour l’intelligentsia qui critique le pays. En rédigeant ce livre, il a peut-être essayé de sortir de sa niche de cardinal gris."
Car Vladislav Sourkov, dont le dernier point de presse avec des journalistes étrangers date de 2006, est avant tout un homme de coulisses. Directeur adjoint de l’administration présidentielle depuis dix ans, il est considéré comme l’un des puissants stratèges sous Vladimir Poutine puis Dmitri Medvedev. C’est notamment lui qui aurait créé les bases de la «démocratie souveraine». Un concept élaboré pour fonder un Etat fort et contrer les critiques occidentales qui dénoncent les défaillances démocratiques russes.

Les conditions de publication de Près de zéro sont cependant étranges. Officiellement, l’auteur s’appelle Natan Dubovitsky. Un nom proche de celui de la deuxième femme de Vladislav Sourkov. "J’ai reçu le texte par courriel, sans la signature de Sourkov. La nouvelle m’a tout de suite plu. J’ai pensé l’utiliser pour lancer notre nouvelle collection de livres ", raconte Andreï Kolesnikov, journaliste politique et directeur de la revue Russky Pioner. Il affirme ne pas savoir qui est le véritable auteur, même s’il avoue soupçonner Vladislav Sourkov.

Nombreuses bizarreries

"Russky Pioner travaille en fait pour le Kremlin…» soupçonne Alexeï Venediktov. Hasard ou non, cette revue a récemment publié des textes de personnalités politiques, notamment de Vladimir Poutine ( voir la note du 27/05 ); elle a également invité Vladislav Sourkov à l’un de ses événements. Autre fait étrange: le courriel est arrivé à la fin juin et la nouvelle a été publiée à 10.000 exemplaires dès la mi-juillet – un délai record.

Passé alors inaperçu, le livre est désormais en rupture de stock dans les grandes librairies moscovites. Grâce à une fuite dans un journal, il a suscité la polémique. Dernière bizarrerie: après avoir démenti la participation de Vladislav Sourkov à cet ouvrage, le Kremlin s’est ensuite contenté de refuser de commenter. "Ils aiment brouiller les pistes…" s’amuse Alexeï Venediktov.

 

Source: LA TRIBUNE DE GENEVE

10.08.2009

Medvedev estime que la Russie doit réformer son économie

ALeqM5jlqAGD8z02CpiQh2VZiQHOHxWmCQ.jpegDmitri Medvedev a déclaré dans des propos retransmis par la chaîne de télévision NTV que la Russie devait réformer son économie, qui dépend trop de la vente de ses hydrocarbures.

"Il ne faut plus se développer de cette manière à l'avenir. C'est une impasse ", a-t-il annoncé depuis Sotchi. "Autrement, notre économie n'a pas de futur ", a-t-il souligné. "La Russie a besoin d'aller de l'avant, mais pour l'instant il n'y a pas de pas en avant. Nous tournons en rond, et la crise l'a bien montré ", a encore estimé M. Medvedev.

Dopée par les pétrodollars, la Russie a connu ces dernières années des taux de croissance vertigineux: 5,6% en 2008, 8,1% en 2007, 7,7% en 2006. "Mais dès qu'il y a eu la crise, nous nous sommes effondrés. Et nous nous sommes effondrés de façon plus intense que de nombreux autres pays", a reconnu le président russe. "Pourquoi? parce que nous n'avons pas changé la structure de notre économie. Notre économie repose sur les hydrocarbures, les ressources naturelles et leurs exportations ", a-t-il expliqué.

Désormais, les autorités russes tablent pour 2009 sur une chute de 8,5% du Produit intérieur brut du pays. Selon un rapport du Fonds monétaire international de juillet, en 2009, 171,3 milliards de dollars des 278,4 milliards de dollars tirés des exportations russes devraient provenir du secteur énergétique.

Les propos de M. Medvedev contrastent avec l'analyse faite par son Premier ministre et mentor Vladimir Poutine, qui jusqu'à présent n'a cessé de répéter que la crise en Russie était due au ralentissement de l'économie mondiale plutôt qu'aux déséquilibres de l'économie russe.

De son côté, le ministre des Finances, Alexeï Koudrine a déclaré d'après RIA Novosti: " Nous ne reviendrons aux anciens niveaux de PIB (...) que dans quatre-cinq ans".

 

08.08.2009

Medvedev commémore la guerre contre la Géorgie au milieu des troupes

medvedev_792503c.jpgLe président Medvedev a décoré ce samedi des soldats ayant combattu contre les Géorgiens il y a un an, et juré que la Russie ne reviendrait jamais sur sa reconnaissance de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud.

C'était "la seule manière de garantir la sécurité des populations et la stabilité dans le Caucase. J'aimerais souligner que cette décision ne sera pas remise en cause ", a déclaré Dmitri Medvedev lors d'une cérémonie sur une base militaire de Vladikavkaz, en Ossétie du Nord, dans le sud de la Russie, non loin de cette Ossétie du Sud théâtre et enjeu du conflit de l'année dernière.

Aux soldats présents, le président russe a déclaré qu'ils avaient "sauvé des innocents et repoussé une agression militaire ". "Vous avez défendu la dignité de la Russie ", a-t-il ajouté, devant des centaines d'hommes au garde-à-vous, cet anniversaire étant l'occasion pour le Kremlin d'une véritable démonstration de force militaire. Le message était clair pour Dimitri Medvedev, qui a jugé que cette guerre-éclair qui a vu les forces russes écraser l'armée géorgienne en cinq jours avait renforcé la position russe: "la situation dans le monde et l'attitude envers la Russie ont changé. Seul un Etat fort peut garantir une vie normale à ses ressortissants. Les Etats faibles disparaissent de la carte du monde. La Russie doit être forte ", a t-il ajouté.

Le président russe a en outre écrit à son homologue français Nicolas Sarkozy, artisan de l'accord de sortie de conflit du 12 août car assurant à l'époque la présidence tournante de l'UE. Il l'a remercié pour le "grand rôle" qu'il a joué dans l'arrêt des hostilités, et noté que cet accord "reste le seul code de conduite" dans la région.

"Certains de nos partenaires ont l'illusion que c'est une chose temporaire, une manoeuvre, et qu'ils peuvent forcer la Russie à faire marche arrière. De telles décisions sont prises une fois pour toutes, et il n'y a pas de retour en arrière ", a-t-il conclu.

En Ossétie du Sud, à Tskhinvali, le dirigeant séparatiste Edouard Kokoity a pour sa part inauguré un "Musée de génocide", à la mémoire des Ossètes tués dans les tirs d'artillerie géorgiens.

Tbilissi réfute ce type d'accusations, jugeant en revanche ques les milices ossètes ont procédé à des opérations de nettoyage ethnique contre les Géorgiens. Ces derniers ont commémoré vendredi le premier anniversaire du conflit. "Notre avenir ne s'écrira pas dans une capitale (Moscou, NDLR) hostile, lointaine, froide. Nous voulons battre les envahisseurs, pas par une autre guerre. Evidemment non. Nous voulons les battre en renforçant pacifiquement nos institutions démocratiques, en développant constamment notre économie, en se rapprochant de l'Union européenne ", a lancé le président Mikheïl Saakachvili, de plus en plus impopulaire dans son pays depuis cette guerre.

 

Source: LA PRESSE CANADIENNE

 

 

04.08.2009

Les relations entre les ONG et le gouvernement russe s'améliorent

S_a766977f86.jpgL'Etat russe, en assouplissant une loi controversée sur la société civile, ne traite plus les organisations non-gouvernementales comme des ennemis, ont estimé aujourd'hui les militants de plusieurs ONG."Nous espérons que les amendements qui sont entrés en vigueur termineront une étape très compliquée des relations entre le pouvoir et la société civile ", a déclaré lors d'une conférence de presse, Alexandre Aouzan, président de l'association des centres indépendants d'analyse économique.

 

Le président Dmitri Medvedev a promulgué fin juillet des amendements à une loi adoptée en 2005 sous son prédécesseur, Vladimir Poutine, et dénoncée par l'Occident et les défenseurs russes des libertés. Les changements prévoient notamment d'alléger les contrôles auxquels sont soumises les ONG et réduisent le nombre de motifs pour lesquels une ONG peut se voir refuser un enregistrement. Avec la loi de 2005 "les ONG avaient été assimilés aux ennemis ", a souligné M. Aouzan, qualifiant les changements intervenus "tournant symbolique pour l'évolution du pays ".

 

"Il est très important que le président ait entendu nos arguments et que les amendements ont été présentés par lui ", a souligné Ella Pamfilova, présidente du Conseil auprès du président pour le développement de la société civile. "C'est une victoire politique importante de la société civile ", a renchéri Iouri Djibladzé du Centre pour le développement de la démocratie et des droits de l'Homme, soulignant cependant que le Kremlin avait pour l'instant refusé des allègements supplémentaires concernant notamment les ONG financées avec des fonds étrangers.

 

Source: AFP

 

 

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27.07.2009

Medvedev s'exprime à propos de la politique Etatsunienne

media_xl_885901.jpgLors d’un entretien avec la télévision chinoise, Dmitri Medvedev, a déclaré que l'OTAN commençait à réaliser que la Géorgie et l'Ukraine ne devaient pas être attirées de force dans l'alliance. Des commentaires qui interviennent alors que les Etats-Unis souhaitent un rapprochement avec les deux anciennes républiques soviétiques.

"Nous ne pensons pas qu'il soit juste d'attirer de force certains pays dans des alliances militaires ou politiques contre la volonté de leurs populations. Comme je l'ai vu récemment, ces pays ne sont pas prêts à prendre part à ce genre d'alliance et l'OTAN elle-même n'est pas prête à absorber ces pays, c'est une chose entendue."

Medvedev a déclaré que l'Ukraine, où l'idée de rejoindre l'alliance atlantique demeure impopulaire, devrait organiser un référendum pour donner une base légitime à sa demande d'adhésion à l'OTAN. Pour ce qui est de la Géorgie, il a remis en question la nécessité même pour l'OTAN de s'intéresser à un pays qui souffre de tant de problèmes. Medvedev a mis l'accent sur sa volonté de conserver de bons rapports avec Washington, tout en déclarant que Moscou ne serait pas laissé à l'écart.

Voir la video de l'entretien sur le site de CCTV

18.06.2009

Medvedev veut être plus souple envers les ONG russes

520x.jpgDmitri Medvedev a transmis ce mercredi à la Douma, chambre basse du Parlement russe, un projet de loi pour assouplir une législation controversée sur les ONG russes.

Le chef d'Etat russe a "proposé à la Douma un projet de loi sur les amendements à la loi fédérale sur les organisations non-gouvernementales ", a annoncé la présidence.

M. Medvedev a promis d'assouplir cette législation qui contraint notamment les ONG à soumettre à l'Etat des rapports trimestriels sur leurs activités et leurs sources de financement.

"Le nombre de vérifications doit être diminué, on ne doit pas les contrôler plus souvent qu'une fois tous les trois ans, tout comme les petites entreprises ", a dit le chef de l'Etat, cité par l'agence Interfax, s'engageant par ailleurs à alléger la liste de documents requis par 1'Etat.

Ces amendements, qui doivent être adoptés d'ici à la fin 2009 par la Douma pour entrer en vigueur dès janvier 2010, concernent uniquement les ONG russes, a expliqué Ella Panfilova, présidente du Conseil présidentiel chargé du développement de la société civile, citée par l'agence RIA-Novosti.

 

Les représentants des ONG russes et étrangères réclament des amendements à cette loi controversée depuis son entrée en vigueur en avril 2006, estimant qu'elle complique l'obtention d'aides financières étrangères et fournit un prétexte aux autorités pour éliminer les organisations jugées hostiles.

 

 

 

SOURCE: AFP

05.06.2009

Poutine s'est encore payé un oligarque

M. Poutine a effectué jeudi une visite surprise dans une usine de BaselCement, acquise en 2007 par la holding de M. Deripaska à Pikalevo, dans la région de Saint-Pétersbourg, et théâtre depuis plusieurs semaines de mouvements sociaux.

 

 "Pourquoi votre usine est-elle si négligée ? On en a fait une vraie décharge ", a lancé le Premier ministre, vêtu d'une chemise à col ouvert et d'un blouson gris, sur un ton peu amène.

Le directeur adjoint de la filiale de construction de Basic Element, Glavstroï, Ievgueni Ivanov, a assuré à son interlocuteur que le groupe avait trouvé le site dans cet état lorsqu'il en a fait l'acquisition. "Tous les salaires non payés - qui s'élèvent à 41,24 millions de roubles (près d'un million d'euros) - doivent être versés. La date limite, c'est aujourd'hui ", a encore lancé M. Poutine, selon des images retransmises à la télévision.La société a obtempéré dès jeudi soir un porte-parole de BaselCement annonçait à Ria Novosti que "tous les paiements pour mars, avril et mai ont eu lieu. Il s'agit de toutes les dettes de la compagnie envers les travailleurs ".

Mardi, des salariés en colère de l'usine et de deux autres cimenteries avaient bloqué une autoroute pendant plusieurs heures, dans un rare mouvement de protestation sociale en Russie, afin de réclamer le versement de leurs salaires, non payés depuis des mois.Les dirigeants de l'usine "ont pris en otage des milliers de personnes en raison de leurs ambitions, de leur manque de professionnalisme et peut-être tout simplement de leur cupidité ", a poursuivi M. Poutine. "C'est tout simplement inacceptable. Où est la responsabilité sociale du monde des affaires ? ", a martelé le chef du gouvernement, coutumier de ces coups de poing sur la table toujours très médiatisés.

M. Poutine a ensuite présenté un contrat destiné à relancer la production à Pikalevo. "Oleg Vladimirovitch a-t-il signé?", a-t-il lancé, parlant de M. Deripaska."Je ne vois pas votre signature. Venez et signez ", a-t-il dit en jetant un crayon dans sa direction. M. Deripaska, tête basse, s'est alors pressé de venir signer le document, avant de retourner à son siège.

Oleg Deripaska, qui était l'homme le plus riche de Russie en 2008, a vu sa fortune décimée par la crise. Il contrôle notamment le constructeur automobile russe GAZ, associé au canadien Magna pour la reprise de l'allemand Opel.

 

Source: AFP

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