20.08.2009

Un journaliste de Pskov frappé d'anathème

DSCN1214.JPGDécision rarissime de nos jours: le diocèse orthodoxe de la région de Pskov vient d'infliger l'anathème et l’excommunication à un journaliste qui avait évoqué l’attitude compromettante et cupide des religieuses d'un monastère dans un article.

"Oleg Dementiev a été frappé d'anathème d'après une décision du Conseil diocésain de Pskov pour sa calomnie ignoble et son mensonge satanique contre des religieuses du monastère Spaso-Ieliazarovski, et notamment contre sa supérieure, la mère Elizaveta, dans un article publié en janvier 2008 ", détaille le diocèse ce mardi dans un communiqué. Une décision prise après celle du tribunal qui déclaré le 14 avril dernier le journaliste coupable d’avoir terni la réputation des religieuses par de fausses assertions.

Intitulé « Nid de guêpes sous des coupoles dorées », l'article publié dans l’édition du Pskovsky Roubej des 14-20 janvier 2008 a mis en cause la supérieure du monastère qui intimiderait les gens du coin pour leur acheter leurs maisons une bouchée de pain. Il accuse aussi les moniales de fumer et de boire malgré leur habit religieux.

Le journaliste Oleg Dementiev a déclaré persister dans ses propos et qu’il ferait appel de la décision judiciaire, mais pas de l'excommunication. "Il n’est aucunement question que la corruption ait fait son apparition au monastère" a t-il déclaré au téléphone à un journaliste de Reuters.

De son côté, le diocèse de Pskov a dit avoir excommunié Dementiev pour " calomnie haineuse et outrageante et  mensonge satanique contre les nonnes résidentes au monastère Spaso-Ieliazarovsky" selon une déclaration postée lundi sur son site internet, www.pskov-eparhia.ellink.ru. L’autorité diocésaine rappelle que la décision d'anathème a été prise selon "les bases de la doctrine sociale de l'Église orthodoxe russe ", qui dit notamment que le chef de n'importe quel diocèse particulier peut infliger une punition canonique sur une personne "qui injurie le nom de Dieu, utilise d'autres formes de blasphème ou systématiquement  déforme délibérément la vie ecclésiastique et diffame sciemment l'Église et ses serviteurs".

L'intellectuel musulman face au drame tchétchène

390px-Evstafiev-chechnya-prayer3.jpgUn point de vue rarement entendu à propos du conflit tchétchène, celui des musulmans de France. Cela vaut le coup d'être lu, ne serait ce que pour les référencesà Alexandre Soljénytsine considéré à juste titre par l'auteur de cet article comme l'archétype de l'intellectuel qui a mis sa peau au bout de ses idées.

 

 

 

- Dans cet article, nous essaierons de dégager, à partir des idées de Soljenitsyne, ce qui doit être la vocation d’un intellectuel, et nous finirons par dégager ce qui doit être la ligne de conduite de l’intellectuel musulman.

Selon les autorités Russes, la guerre de Tchétchénie est terminée, et cela depuis longtemps. Malheureusement, la mort récente de la journaliste Natalia Iestemirova , une proche d’Anna Politkovskaïa, nous rappelle, hélas !une fois de plus, que cette guerre est loin d’être terminée. Les ONG, telle que l’ONG Russe Mémorial, continuent de dénoncer et de tirer la sonnette d’alarme sur le drame vécu par le peuple Tchétchène - depuis le début de la seconde guerre de Tchétchénie en 1999. On ne peut que déplorer le fait que ces ONG ne soient pas secondées dans leurs efforts pour alerter l’ « opinion internationale » et dans leur volonté de mobiliser les consciences des femmes et des hommes à travers le monde.

 

Il est aussi regrettable de constater que la communauté musulmane, notamment celle d’Europe, manifeste à l’égard de cette guerre un désintérêt des plus ahurissants. Pire encore, le drame de la Tchétchénie est absent, contrairement à d’autres conflits, des discours, des écrits, des rencontres de nos intellectuels musulmans d’Europe. 

 Ainsi, en cas de conflits dans ces parties du monde - éloignées des pays d’origines de la majorité des musulmans vivant en Europe- nos intellectuels ne déploient pas, ne déploient jamais, la même énergie pour mobiliser, pour appeler aux dons, à l’action en faveur de ces populations. On peut légitimement se poser la question de savoir : si les réactions, de nos intellectuels, ne seraient pas proportionnelles à la distance –géographique ou autre ? 

Selon Soljenitsyne, dans les conflits et les malheurs qui touchent l’humanité, la tâche de l’intellectuel est d’orienter, de savoir orienter l’énergie, l’intelligence et l’intérêt des hommes vers ce qui est « le plus terrible », et non pas vers ce qui est le plus proche ou le plus familier. 

On peut se demander : que peut l’intellectuel, que peut la littérature contre la ruée sauvage de la violence ? L’écrivain Russe répond en affirmant que : " la violence ne vit pas seule, qu'elle est incapable de vivre seule : elle est intimement associée, par le plus étroit des liens naturels, au mensonge. La violence trouve son seul refuge dans le mensonge, et le mensonge son seul soutien dans la violence. Tout homme qui a choisi la violence comme moyen doit inexorablement choisir le mensonge comme règle ".

Pour Soljenitsyne, l’intellectuel doit montrer au monde la vacuité sur laquelle est bâtie le mensonge. Le mensonge peut résister à beaucoup de choses. Mais pas à sa propre vacuité. 

Le souci de l'autre 

 

(...) Nous ne pouvons que regretter l’insensibilité de nos intellectuels musulmans quant à la guerre de Tchétchénie. Car, nous pensons que la vocation de ces derniers est de vivre et de faire vivre les principes de la révélation islamique. On ne peut admettre d’eux qu’ils s’enferment dans des visions réduites du monde –et donc de l’humain-, ou qu’ils se laissent emporter et guider par les spéculations anémisantes et sans lendemain. On ne peut accepter d’eux qu’ils se cantonnent à un travail purement théorique sur les principes islamiques sans les mettre en pratique et donc de proposer des modalités pratiques d’application de ces principes. C’est à eux, en partie, de rappeler à la masse l’idéal coranique de justice, d’indiquer la portée universelle du message de l’islam, de revitaliser l’esprit des principes éthiques de l’islam. C’est à eux, en partie, de nous rappeler et de cultiver dans la conscience musulmane ce « souci de l’autre ».

On attribue au prophète  le hadith selon lequel  "n’est pas croyant celui qui dort rassasié tandis que son voisin a faim "  ; ce hadith ne nous appelle t-il pas à développer en nous le sens et le souci de l’autre ? Que signifie son voisin  ? Est-ce uniquement une question de positionnement géographique ? S’agit-il uniquement de son voisin de palier ? Du village ? N’est-ce pas aussi la proximité dans la foi ?…

Nous osons donc espérer que nos intellectuels sauront, dans l’avenir, conscientiser, mobiliser et diriger les énergies de la masse musulmane d’Europe pour que la guerre de Tchétchénie, l’humiliation chronique du peuple Tchétchène, puisse faire partie de nos combats pour la justice. Poursuivre le combat d’Anna Politkovskaïa, des ONG et autres, doit être inscrite dans le chapitre des engagements de nos intellectuels pour la justice. Ces ONG et ces militants locaux, qui, malgré la solitude et l’âpreté continuent d’interpeller les consciences et continuent d’espérer que nous leur tendrons l’oreille un jour, méritent aussi notre attention et notre engagement. Nous espérons que nos intellectuels sauront donner sens à cette phrase, célèbre, de Térence : "je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ".

 

 

Source: saphirnews.com


 

 

10.08.2009

3% des Russes vont à l'église tous les dimanches

Selon une enquête menée par le centre Levada de Berlin sur l'affirmation religieuse en Russie, 72,6% des Russes se disent orthodoxes et 3% vont à l'Eglise chaque semaine. 12% des croyants ne s'y rendent jamais et 55% des croyants y vont pour les grandes fêtes. Le catholicisme représente 1,2% des sondés et 6,3% font partie du judaïsme, de l'islam ou du bouddhisme. 7,3% des sondés affirment être athées.

"Je suis russe si je suis orthodoxe russe ", c'est ainsi que la sociologue Natalia Zorkaia, résume les résultats de cses recherches menées au sein de la population de la Fédération intitulées "Religion et religiosité en Russie."

Cette recherche du centre Levada,  nommé ainsi en hommage à Iouri Levada, le premier sociologue soviétique,  est née d'une volonté de "respecter le retour du phénomène religieux en Europe de l'Est, rien de plus ", explique Christopher Dam qui fut chargé de cette enquête. " L'orthodoxie dans la Russie contemporaine est une identité ethnique plutôt que religieuse." a t-il ajouté.
 

28.07.2009

Le patriarche Kirill en visite en Ukraine

6a00d83451c30d69e20115723fbeca970b-320wi.jpgPour la première fois, le Patriarche Kirill s’est rendu à Kiev ce lundi. C’est le début d’un voyage pastoral de 10 jours qui soulève plusieurs polémiques dans le pays.

Répondant aux questions de journalistes ukrainiens, le patriarche Kirill a observé: "L'Église orthodoxe russe n'est pas l'Église de la Fédération de Russie". Continuant sur le thème il a déclaré: "C'est pourquoi, lorsque nous parlons du patriotisme, nous ne pensons pas au patriotisme des citoyens de la Fédération de Russie, en tout cas pas seulement. Nous parlons de l'amour de tout membre de l'Église pour le pays ou l'ethos auxquels il s'identifie. Pour cette raison, le patriotisme chrétien est différent du nationalisme. Ce patriotisme est toujours équilibré par l'universalisme chrétien, ce qui n'est pas le cas du nationalisme."

Kirill a rencontré le président ukrainien Viktor Ioutchenko, alors que ce dernier appelle à l’unification de l’Eglise orthodoxe ukrainienne et à l‘établissement de son indépendance. Ce que refuse catégoriquement le Patriarche. Peu avant, dans le centre de Kiev, environ 300 nationalistes ukrainiens s‘étaient rassemblés pour lui crier de quitter le pays. La manifestation a rapidement été étouffée par la police et un défilé a suivi dans le calme.

Il faut savoir que depuis l’indépendance de l’Ukraine, l’Eglise orthodoxe est divisée en trois: l‘Eglise relevant du Patriarcat de Moscou, dirigée par le Métropolite Volodymyr; l‘Eglise relevant du patriarcat de Kiev, dirigée par le patriarche Filaret et la petite église autocéphale dirigée par le Métropolite Mefodiy, moins importante.

Ces divisions ont fait surface lors de l’indépendance de l’Ukraine en 1991, quand beaucoup d’orthodoxes ukrainiens ont voulu s’affranchir du Patriarcat de Moscou. D’autres y sont restés, avec leur chef spirituel, le Métropolite Volodymyr. les paroisses du patriarcat de Moscou au nombre de 11.300, sont les plus nombreuses, mais pas les plus importantes en nombre de fidèles.

Selon les sondages, le Patriacat de Kiev, avec ses 4.000 paroisses, aurait plus de fidèles. Il est à coûteaux tirés avec Moscou, depuis que son chef le patriarche Filaret a fait l’objet d’un anathème lancé par l’Eglise russe en 1997 en raison de sa dissidence. Celui-ci n’a d’ailleurs pas caché ses prises de positions politiques, comme lors de la révolution orange : “Après ce qui s’est passé, ces élections tronquées, le peuple a redressé la tête…. et l’Eglise soutient le peuple ”, dira-t-il alors.

Un attachement national constant dans les églises orthodoxes, et l’Ukraine ne fait pas exception. Le froid est encore bien installé entre les patriarcats de Moscou et Kiev Et certains estiment que le Patriarche Kirill est venu en Ukraine pour asseoir l’influence du Patriarcat russe et du Kremlin. “Kiev est notre Jérusalem ”, a déclaré Kirill. “La foi orthodoxe est née ici et naturellement, ma première pensée après mon intronisation a été de visiter la région de Kiev, de venir saluer le métropolite Volodymir et de prier pour notre peuple.”

 

Sources : euronews.net, orthodoxie.com

 

22.07.2009

Les religions seront enseignées dans les écoles et les casernes

russian-army-chaplains-2.jpgLe président Medvedev a mis un point final au débat fleuve concernant l'enseignement de la culture religieuse dans les écoles et le retour des aumôniers dans l'armée, note aujourd'hui mercredi le quotidien Kommersant.

Au cours d'une réunion tenue dans sa résidence de Barvikha (région de Moscou), le chef de l'Etat a soutenu ces deux idées. Il n'est cependant pas prévu d'imposer l'enseignement religieux: les écoliers athées étudieront "l'éthique laïque".

En ouvrant la réunion, Dmitri Medvedev a fait savoir qu'il avait "décidé de soutenir l'idée d'enseigner dans les écoles russes des éléments de la culture religieuse et de l'éthique laïque ". Il a également jugé utile de déployer dans les forces armées des aumôniers représentant les confessions traditionnelles russes. Le président a qualifié d'"expérience" l'introduction de disciplines religieuses dans les écoles (à partir du 1er septembre 2009). L'expérience sera organisée dans 18 régions.

Le Patriarche de Moscou et de Toutes les Russies Cyrille a souligné le principe de volontariat qui est à la base de l'étude de la culture religieuse. Le Grand rabbin de Russie Berl Lazar s'est dit surtout préoccupé par "les problèmes de la xénophobie et de l'extrémisme ", qui doivent être réglés en inoculant aux enfants une bonne compréhension de la culture religieuse. Selon lui, la variante optimale consisterait à apprendre aux écoliers les cultures de différentes confessions.

Le leader de la fraction du parti LDPR (libéral-démocrates) à la Douma d'Etat (chambre basse du parlement russe) Igor Lebedev a qualifié "d'absolument justes " les initiatives du président Medvedev. Le parti pro-présidentiel Russie unie n'a pas encore réagi à cette décision, mais il est réputé pour ses liens étroits avec l'Eglise orthodoxe russe.

Le premier vice-président du Parti communiste Ivan Melnikov craint que les popes n'évincent les vrais enseignants des écoles. "Or, nous nous opposons à l'ingérence des institutions ecclésiastiques dans l'activité des institutions laïques ", souligne M. Melnikov. Les tentatives d'ingérence sont entreprises depuis les années 1990, et toujours à l'initiative du pouvoir, a pour sa part déclaré Sergueï Ivanenko, membre du parti Iabloko, qui estime que le pouvoir cherche à obtenir ainsi un contrôle supplémentaire sur les citoyens par le biais de l'Eglise.

 

Source: RIA Novosti 

17.06.2009

La synagogue mobile sillone les rues de Moscou

ALeqM5jJfhNWUOCjGdi08KFHsW8XMFCzWw.jpg"Vous êtes juif ? ", demande le rabbin à un passant. "Oui ", répond l'homme avec le sourire, avant de monter à bord de la "synago-mobile", un camping-car aménagé en lieu de culte qui sillone les rues de Moscou pour encourager les juifs à se "rapprocher de leurs origines ".

Après avoir quitté l'enceinte de la synagogue Beïs Menahem, dans le nord de la capitale russe, le véhicule de couleur sable orné de symboles de la religion juive stationne sur une place de parking dans la rue Tver, une artère centrale de Moscou. Deux rabbins orthodoxes sortent de la "Mitsva mobile" et installent sur le trottoir un panneau jaune qui accroche le regard de nombreux passants : "synagogue ambulante, prières, littérature juive, consultations". "L'objectif est de convaincre les gens de se rapprocher de leurs origines ", explique à l'AFP le rabbin Chaïm Manklin, pendant que son confrère aborde des passants dans la rue.

"C'est pour les juifs ou pour tout le monde ? ", lance un jeune homme. "C'est une synagogue, c'est pour tout le monde ", répond le rabbin au curieux qui poursuit son chemin. Un homme plus âgé portant un ordinateur à l'épaule s'arrête devant le panneau, l'air perplexe. Amir Amirov, originaire du Daguestan, une république du Caucase russe, finit par monter à bord du véhicule, à l'invitation du rabbin Boroukh Kleinberg."Je ne suis jamais allé à la synagogue et je ne croyais pas vraiment à tout ça, mais peut-être que ça m'aidera ", confie l'homme assis face au rabbin à la table du camping-car. Après quelques mots d'introduction, le rabbin l'aide à mettre les phylactères noirs, des bandes de parchemin sur lesquelles sont inscrits des passages de la Torah, qu'on porte au bras et sur le front. Il lui explique ensuite les commandements à réciter dans le cadre de la prière quotidienne. Désormais, "j'irai à la synagogue, il faut juste que je trouve le temps ", confie l'homme en quittant le véhicule.

Un autre passant est lui ravi de découvrir "pour la première fois" la "synagogue ambulante " qu'il avait vue seulement sur internet.

"Il faut que je fasse cela (prier ) tous les jours parce que je suis juif ", raconte Boris Katz, un Américain qui vit trois mois par an à Moscou et le reste de l'année à Los Angeles. Après avoir mis les phylactères, il prend l'un des exemplaires de la Torah sur la table et récite des commandements avec des mouvements d'inclination réguliers, avant de quitter la "synagogue ambulante".

Le rabbin Kleinberg se déplace tous les après-midi à bord de la "mitsva mobile", excepté le samedi, jour du sabbat, dans des endroits très fréquentés de la capitale, tels l'Avenue de la Paix ou près de la station de métro Aéroport.

Né en 1974 à New York, le concept de "synago-mobile" a vu le jour en Russie pour la première fois en 1991, après le démembrement de l'URSS, indique un porte-parole de la synagogue Beïs Menahem, Andreï Gloster. "Mais cela n'a pas duré longtemps ", le rabbin qui s'en occupait étant parti à New York ", ajoute-t-il. Le concept a repris à Moscou en 2007 et est depuis couronné de succès, assure M. Gloster: "Beaucoup de gens viennent dans notre synagogue après avoir rencontré les rabbins de la "mitsva mobile ".

La Russie compte environ 230.000 juifs, pour beaucoup non pratiquants, soit deux fois moins qu'en 1989, beaucoup étant partis s'établir aux Etats-Unis ou en Israël après la dislocation de l'URSS.

25.05.2009

Une église orthodoxe inaugurée à Rome

DSC00003.JPGUne église orthodoxe russe, Sainte Catherine d'Alexandrie, a été inaugurée dimanche à Rome en présence de plusieurs hauts dignitaires religieux catholiques et orthodoxes, signe de la "proximité " des deux religions, a déclaré un cardinal.

 

"Nous sommes heureux que la communauté orthodoxe ait une église à Rome qui est le coeur de l'Eglise catholique. C'est le signe que nous sommes proches les uns des autres ", a déclaré le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens.

 

L'église, dont la première pierre a été posée en 2001, a été construite à proximité de la résidence de l'ambassadeur de Russie à Rome.

Elle a été consacrée par le métropolite Hilarion, même si la présence du métropolite Kirill, nouveau chef de l'Eglise orthodoxe russe, avait été annoncée dans un premier temps. Le maire de Moscou Iouri Loujkov, le cardinal français Roger Etchegaray et l'ancien chef de gouvernement italien et ministre des Affaires étrangères Lamberto Dini participaient également à la cérémonie.

 

Les rapports entre le Vatican et l'Eglise orthodoxe russe ont été tendus durant de nombreuses années, le patriarcat de Moscou accusant les catholiques de prosélytisme en Russie.

Mais le nouveau patriarche russe Kirill, intronisé début février, paraît en mesure d'améliorer ces épineuses relations ayant rencontré déjà trois fois, en tant que "ministre des Affaires étrangères " du patriarche Alexis II, mort en décembre, le pape Benoît XVI.

 

 

Source: AFP

22.05.2009

Une association orthodoxe niçoise s'oppose au gouvernement russe

nm_190130_px_501__w_nicematin_.jpgDepuis trois ans, une association cultuelle niçoise se bat contre l'Etat russe qui convoite la cathédrale orthodoxe de Nice.

 

La Russie en revendique la propriété en arguant de l'expiration d'un bail emphytéotique de 99 ans signé en 1909. L'association cultuelle s'estime, elle, légitime propriétaire des lieux et n'entend pas céder la place. Le bras de fer judiciaire se poursuit devant le tribunal de grande instance. Une audience était fixée au 17 juin prochain. Elle a finalement été reportée au 2 novembre.

 

Aujourd'hui encore, les responsables de l'association sont sous le choc du coup de force du 7 février 2006 : à 11h 30, un huissier de justice s'est présenté au portail de la cathédrale sur requête de la fédération de Russie, pour procéder à l'inventaire des lieux...

"On lui a refusé l'accès, on a fermé l'église et mis l'alarme ", raconte Jean Gueit, le recteur de la cathédrale et président de l'association. "A l'époque, les politiques locaux ont volé unanimement à notre secours ", souligne ce dernier.

"Comment la Russie peut-elle oser ? ", s'interrogeait alors Jacques Peyrat. Tandis que Christian Estrosi, alors président du conseil général, proposait le classement des oeuvres d'art. Ce qui a été fait. Le comité de quartier du Parc Impérial s'était aussi mobilisé. Une pétition de soutien avait recueilli pas moins de 4 000 signatures.

 

Mais aujourd'hui, l'association s'estime quelque peu lâchée par les politiques pour des motifs de haute diplomatie. Elle craint d'être sacrifiée sur l'autel des intérêts supérieurs de la France dans ses relations avec le Kremlin. La cathédrale Saint-Nicolas est, en effet, l'un des biens les plus convoités parmi tous les édifices religieux, hors du territoire de l'ex-Union soviétique, que le patriarcat de Moscou entend récupérer. Or, les liens sont à nouveau très étroits entre le pouvoir russe et la hiérarchie religieuse orthodoxe.

 

"Nous n'avons pas peur de la Justice "

 

Pour Jean Gueit, il ne fait pas de doute que la fédération de Russie, sitôt en possession des lieux, en remettra les clés au clergé moscovite.

 

Approchée par le cabinet du député-maire, l'association s'estime l'objet de pressions plus ou moins discrètes pour accepter une « médiation judiciaire » qu'elle considère comme un piège. Elle soupçonne fortement l'Etat russe d'avoir soufflé une manoeuvre à des hommes politiques français pour tenter d'influencer, en faveur d'un arrangement, le patriarche de Constantinople, Bartholomé 1er, auquel est rattachée la cathédrale de Nice.

 

"L'adjoint au maire, Bernard Asso, est allé voir en ce sens le représentant de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France dont nous dépendons, poursuit Jean Gueit. Il lui a été répondu qu'on irait jusqu'au bout, jusqu'à la Cour européenne des Droits de l'Homme s'il le faut. "

 

Un accord amiable avec la Russie ? Jean Gueit et son vice-président, Alexis Obolensky, n'y croient pas : "Nous ne pouvons nous appuyer que sur le droit et sur l'opinion publique. Nous, nous n'avons pas peur de la Justice française. Nous avons un bon dossier. Nos adversaires en sont aussi persuadés. D'où leurs tentatives... "

 

 

 

Source: NICE-MATIN

28.04.2009

Loukachenko propose une rencontre entre Benoit XVI et Kirill

660197ef-e0e6-4a8f-b7ad-f076fbed6d4b-fa9ad0ac-016a-4aeb-b6db-bf72606e74e1.jpgLe président biélorusse Alexandre Loukachenko a proposé d'organiser à Minsk une rencontre entre le pape Benoît XVI et le patriarche orthodoxe russe Kirill, a annoncé ce mardi son service de presse au lendemain d'une rencontre de M. Loukachenko avec le souverain pontife.

"J'ai dit au cours de cette rencontre qu'il y avait aujourd'hui une chance unique de rapprocher les positions pour que le pape et le patriarche puissent se rencontrer et discuter de problèmes communs ", a dit M. Loukachenko."Si une telle rencontre a lieu, qu'elle se déroule en Biélorussie qui est au centre de l'Europe et qui est un pays où coexistent les deux confessions, l'orthodoxie et le catholicisme ", a-t-il ajouté.

Le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, a été reçu lundi par le pape Benoît XVI au Vatican, dans le cadre de sa première visite en Europe occidentale depuis 1996. Les relations entre le Vatican et l'Eglise orthodoxe russe sont tendues depuis de longues années, le patriarcat de Moscou accusant les catholiques de prosélytisme en Russie, ce dont se défendent ces derniers. Mais le nouveau patriarche russe, intronisé début février, paraît apte à améliorer ces relations éineuses: officiant en tant que "ministre des Affaires étrangères" du patriarche Alexis II, mort en décembre, il a déjà rencontré trois fois le pape Benoît XVI.

 

Source: AFP

18.04.2009

Comment l'Eglise orthodoxe prépare Pâques

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Eclairage du Père Hyacinthe Destivelle o.p., responsable du centre d’études Istina à Paris, sur la Semaine Sainte dans l’Orthodoxie.

 

Quels sont les temps forts de la Semaine Sainte dans l’Orthodoxie ?

Les trois premiers jours de la Semaine Sainte, appelée aussi « Semaine de la Passion », on célèbre la liturgie des Dons présanctifiés (comme le font les catholiques latins le Vendredi saint). Le Jeudi saint, les vêpres sont suivies de la liturgie commémorant la Sainte Cène, mais le rite du lavement des pieds n’est accompli que par les évêques. Le Saint Chrême (myrron), est également consacré le Jeudi saint, mais uniquement par les primats des Églises locales. Dans la nuit, on célèbre les matines du Vendredi saint au cours duquel on lit douze extraits des évangiles relatant l’histoire de la Passion du Christ. Le Vendredi saint après-midi est célébré l’office des vêpres avec la procession de l’épitaphion. L’épitaphion, ou linceul, est un tissu brodé représentant le Christ gisant. Au terme de la procession, il est déposé sur une représentation du tombeau du Christ au milieu de l’église, que tous les fidèles viennent vénérer. Au cours des matines du Samedi saint, on chante le long psaume 118, en intercalant des lamentations entre les versets. C’est ce que l’on appelle, dans le langage populaire, « l’office de l’ensevelissement ».

Comment se déroule la liturgie pascale proprement dite ?

Les vêpres du Samedi saint sont suivies d’une première liturgie eucharistique de Pâque. Après les lectures vétérotestamentaires et apostoliques (qui sont pratiquement les mêmes que dans la vigile pascale latine) les célébrants revêtent les ornements blancs et l’Évangile de la Résurrection est proclamé. Dans la nuit de Pâques, on célèbre d’abord l’office de Minuit, au cours duquel on apporte l’épitaphion sur l’autel. Puis, après avoir fait le tour de l’église en procession avec des cierges, on commence l’office devant les portes fermées en chantant « Le Christ est ressuscité des morts, par sa mort il a vaincu la mort. À ceux qui étaient dans les tombeaux il a rendu la vie ». On entre enfin solennellement dans l’église pour continuer les matines de Pâques suivies de la liturgie eucharistique, célébrées en ornements rouges.

Est-ce l’occasion de baptêmes comme chez les catholiques ?

Traditionnellement, les baptêmes étaient célébrés au moment des vêpres du Samedi saint, pendant les lectures vétérotestamentaires. Le célébrant, en ornements blancs, revenait en procession avec les nouveaux baptisés et l’assemblée les accueillait en chantant : « Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ ». Cette pratique s’est perdue, mais la tradition revient aujourd’hui dans certains diocèses.

Quelles sont les traditions associées aux fêtes de Pâques ?

Il est d’usage de ramener chez soi la « lumière sainte » du cierge allumé lors des matines du Vendredi saint pendant la lecture des douze extraits d’évangiles relatant la Passion. Certains tracent un signe de croix avec sa flamme au-dessus de la porte de leur maison. Au moment de Pâque la tradition est de s’échanger des œufs peints (en rouge généralement), symboles de vie. Les traditions culinaires sont diverses selon les pays. En Russie, on prépare le « koulich », gâteau brioché, et la « paskha », à base de fromage blanc. Par ailleurs, pendant tout le temps pascal, lorsque l’on se rencontre ou s’écrit entre chrétiens, on se salue par l’acclamation « Le Christ est ressuscité ! » et l’on répond « En vérité Il est ressuscité ! ».

 

Source: radinrue.com

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