19.08.2009

Moscou et Kiev d'accord pour relancer l'Antonov 70

Antonov_70.jpgPlombé par la détérioration diplomatique entre les deux capitales, le projet commun d'avion de transport militaire devrait être relancé. Quinze ans arpès le vol du premier prototype, le projet russo-ukrainien d'avion de transport militaire Antonov-70 va être relancé, selon l'agence russe Interfax. "Le ministre de la Défense ukrainien par intérim Valeri Ivachtchenko et le ministre de la Défense russe Anatoli Serdioukov ont signé un accord lors du salon aéronautique Maks-2009 ", a déclaré mercredi 19 août, à Joukovski (banlieue de Moscou), le chef du bureau d'études de l'avionneur Antonov, Dmitri Kiva.
Les deux gouvernements avaient conclu des accords en 1993 et 1999 pour le lancement de cet avion. Les forces aériennes russes avaient fini par refuser ce projet en 2003 pour des raisons de sécurité, tandis que Vladimir Poutine continuait à le soutenir.  La détérioration des relations entre Kiev et Moscou a par la suite poussé la Russie, qui devait commander 164 appareils à se retirer du projet en mai 2006. Cette relance du programme pourrait faire de l’ombre au programme d’avion de transport militaire Airbus A-400 M qui connaît lui aussi un sérieux retard de développement. L’Antonov 70 est proposé 40% moins cher que son concurrent.

 

08.08.2009

Piratage de Twitter: rien ne prouve l'implication des Russes

twitter-fedup.jpgSelon toute vraisemblance, ce sont des attaques de type déni de service (DoS) qui ont paralysé les sites de réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook hier. D'après Guillaume Lovet, expert en cybercriminalité chez Fortinet, ces attaques sont difficilement évitables et rien ne prouve la culpabilité de Moscou dans cette affaire.

Quel type d'attaque a été effectué sur Twitter, Facebook, Google et LiveJournal ?

Je ne voudrais pas trop m'avancer, a priori c'est du "déni de service" (DoS) qui provient d'un botnet. Un botnet est un réseau d'ordinateurs zombies de n'importe quels utilisateurs, qui ont été infectés par un cheval de troie ou un ver par le bot master (celui qui effectue l'attaque). La machine infectée ou ordinateur zombie se connecte à un centre de commande. Depuis ce centre, le botmaster contrôle toutes les machines infectées simultanément. Il leur demande de faire des requêtes sur des sites cibles. Le problème ne vient pas de la requête mais de la somme de ces requêtes qui crée un épuisement des ressources du serveur cible. Au final, les requêtes d'utilisateurs normaux n'arrivent plus au serveur car celui-ci est saturé et ne peut donc plus fonctionner. On appelle cela attaque "déni de service" car l'utilisateur ne plus pas accéder au service.

Twitter a été plus sévèrement attaqué que Facebook ou Google. Est-ce grâce à la taille de leur bande passante ?

C'est possible, mais c'est aussi envisageable qu'ils n'aient pas été ciblés de la même manière. C'est très difficile de s'en prémunir quand on est un serveur. Quand l'attaque vise la puissance de calcul, il est possible de mettre des logiciels en place pour filtrer. Et encore faut-il distinguer les utilisateurs légitimes et ceux qui ne le sont pas. Quand la bande passante est saturée, on ne peut pas faire grand chose. Le moyen le plus efficace de s'en prémunir, c'est d'augmenter la bande passante, mais cela coûte très cher. D'autant plus qu'avec 5.000 ordinateurs infectés, on peut facilement toucher la plupart des sites.

Cyxymu, le bloggeur qui a été principalement attaqué, accuse Moscou d'être derrière cette opération. Quel est votre avis là-dessus ?

Pour l'instant ce n'est pas du tout vérifié, je ne vais pas m'avancer là-dessus. Il n'y a rien qui prouve que des Russes sont à l'origine de cette cyberagression. Cela paraît un peu fumeux. Pourquoi faire un déni de service sur tout Twitter ou tout Facebook pour un seul bloggeur ? Je ne vois pas trop l'intérêt.

Quel est le niveau de dangerosité de l'attaque déni de service ? 

Cela dépend de qui est concerné. Si vous prenez un site qui fait du commerce en ligne, comme eBay ou Amazon, une DoS peut être synonyme de plusieurs millions de dollars de pertes. Donc c'est une arme potentiellement assez dévastatrice. Au niveau des Etats aussi.  L'an passé, lors du conflit entre la Russie et la Géorgie, les sites gouvernementaux géorgiens avaient été victimes d'une attaque déni de service. Ce type de manoeuvre est devenu une composante de la force de frappe des organisations paramilitaires, voire des Etats. C'est pourquoi en France on a crée l'Agence Nationale de la sécurité Informatique pour qu'on puisse s'en protéger.

Les sites attaqués ont-ils des chances de retrouver les origines de cette cyberagression ?

C'est possible mais c'est difficile et cela coûte cher. Il faut trouver le centre de commande de contrôle, le botnet et le botmaster La solution la plus efficace pour retrouver ces personnes est l'infiltration. Le problème est que la structure de l'Internet rend difficile le suivi des cybercriminels. 

 

 

Source : L’EXPANSION

27.07.2009

Skype suscite la méfiance en Russie

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Skype est un logiciel qui permet de téléphoner gratuitement uniquement entre deux ordinateurs ou terminaux équipés dudit logiciel et connectés à Internet, grâce à un microphone et des haut-parleurs, ou un micro-casque ou téléphone branché sur l'ordinateur,par exemple par le port USB. Il est également doté d'une messagerie instantanée basique permettant aux utilisateurs de communiquer textuellement et de se transmettre des fichiers.

Sous ses airs apparemment innocents, Skype pourrait être une menace pour la sécurité de la Russie. C’est ce que pensent nombre d’hommes politiques russes, car Skype est devenu l'un des outils de communication vocale sur ordinateur les plus utilisés au même titre que Windows Live Messenger.

Paranoïa ? pas si sûr. Le débat sur la sécurité des communications par la technologie de la voix sur IP (VoIP) et de la sécurité est liée au logiciel Skype lui-même. Les questions majeures proviennent de ce que Skype utilise certains utilisateurs pour relayer les communications d'autres utilisateurs et que Skype est une application totalement fermée utilisant des protocoles fermés pour sécuriser son trafic.

On reproche notamment que Skype une fois installé aille sonder le répertoire des navigateurs où sont stockés les marque-pages, probablement pour envoyer les informations collectées à la société Skype. Ceci peut leur permettre de créer une liste avec nom, prénom, adresse mail valide, et centres d'intérêts après analyse des favoris. L'idéal pour envoyer du spam efficace. Si ce n’est pire.

C'est pourquoi Iédinaïa Rossiïa (Russie unie), le parti de Vladimir Poutine, a donc mis en place un comité spécial chargé d'évaluer les risques liés à l'utilisation de Skype et d'autres systèmes de VoIP. La préoccupation première, apparemment, est que Skype et de nombreuses autres technologies de VoIP sont hébergées à l'extérieur de la Russie, et les données sensibles qui pourraient transiter par celles-ci pourraient mettre en péril la sécurité nationale. Ainsi, l'Etat Russe se prémunit d'une utilisation massive de ces systèmes censés représenter 40% des appels téléphoniques d'ici à 2012.

Il est également bon a savoir que Skype  a été développé par les programmeurs Ahti Heinla, Priit Kasesalu et Jaan Tallinn pour les entrepreneurs de KaZaA et de Joost, Niklas Zennström et Janus Friis. Les trois Estoniens étaient déjà à l'origine du logiciel KaZaA. On comprend d’autant mieux la méfiance des Russes, l’Estonie, membre de l’Otan soit dit en passant, pourrait trouver avec Skype un joli moyen de réplique si une cyber attaque du genre de celle de 2007 se renouvelait. On ne sait jamais.

 

21.07.2009

La Russie n'a pas renoncé à ses ambitions spatiales

 

krikalevy.jpgLes premiers pas de l'Américain Neil Armstrong sur la Lune, le 21 juillet 1969, ont aussi constitué une première pour l'Union Soviétique: pour la première fois, les Etats-Unis reprenaient l'avantage sur l'URSS dans la conquête acharnée de l'espace que se livraient les deux superpuissances. Aucun cosmonaute n'a en définitive été sur la Lune, même si l'expérience et le savoir-faire de la Russie en matière spatiale sont aujourd'hui largement reconnus. .

Dans la course à l'espace, prolongement de la Guerre froide, l'URSS a longtemps marqué les premiers points: elle a lancé le premier satellite, Spoutnik, le 4 octobre 1957, quatre mois avant la mise en orbite de l'Explorer américain; Youri Gagarine est devenu le premier homme à voler dans l'espace le 12 avril 1961, et Valentina Terechkova la première femme en orbite deux ans plus tard. La première sortie dans l'espace fut effectuée par Alexis Léonov le 18 mars 1965. L'Union soviétique fut aussi la première à envoyer une sonde sur la Lune (Luna 2), en 1959. Mais Apollo 11 éclipsa tout cela. "Bien sûr, nous aurions aimé que le premier homme sur la Lune soit soviétique, russe, mais c'est la vie. Nos propres réalisations sont nombreuses ", observe le cosmonaute Sergueï Krikalev (photo).

En 1971, l'URSS mit sur orbite la première station spatiale du monde, Saliout 1. L'équipage d'un premier vaisseau Soyouz ne put s'arrimer à la station. Trois autres cosmonautes, à bord d'un autre Soyouz, y parvinrent quelques mois plus tard et séjournèrent plusieurs jours à bord de Saliout 1. Mais lors de la rentrée dans l'atmosphère, la défaillance d'une valve du Soyouz entraîna la dépressurisation du vaisseau et la mort des trois cosmonautes.

Puis vint la station spatiale Mir, mise en orbite en 1986. Ce laboratoire scientifique permit à l'URSS, puis à la Russie, d'acquérir l'expérience de longs séjours dans l'espace -en collaboration avec les Etats-Unis dont les navettes pouvaient s'arrimer à la station. Mir fut volontairement précipitée dans l'atmosphère pour s'y consumer, en 2001.

Les vaisseaux Soyouz (habités) et Progress (cargo) ont permis de desservir la Station spatiale internationale (ISS) quand les navettes américains furent clouées au sol en 2003 après l'accident de Columbia. La Russie est aujourd'hui un des acteurs majeurs du programme ISS. Elle n'a pas renoncé à ses ambitions, mettant en route des projets pour succéder aux vieux mais fiables Soyouz. Les responsables du programme spatial russe, comme leurs homologues étatsuniens, songent aussi, à long terme, à des missions sur Mars - peut être l'occasion d'une nouvelle compétition.

"C'est comme en sport ", relève Sergueï Krikalev . "Un coup quelqu'un gagne, un coup, c'est l'autre ".

 

Source: AP

 

15.07.2009

Voyage vers Mars: fin de la simulation

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Il était 14 heures à Moscou, midi en France, lorsque s'est ouverte la lourde porte cadenassée et scellée du module de simulation du voyage vers Mars. Après 105 jours d'une épopée immobile, cloîtrés dans un module de 200 m² abrité dans un hangar de l'Institut des problèmes biomédicaux, les six aventuriers, quatre Russes, un Allemand et un Français, ont enfin retrouvé la lumière du jour. ( voir l'article du 31/03 )

 

"C'est la toute première étape du voyage de l'homme vers Mars, et nous l'avons franchie ! Cela montre qu'il est possible de rester isolés pendant 105 jours sans rencontrer de problèmes au-delà du raisonnable. On aurait pu rester plus longtemps ", s'est exclamé le Français Cyrille Fournier, 40 ans, tout sourire sans sa combinaison bleu roi. Pilote d'Airbus de formation, il s'était pourtant "préparé au pire " et se voit "agréablement surpris de constater que tout s'est si bien passé ". Volontiers présenté comme le boute-en-train de la bande, il a tenu à souligner les qualités humaines de chacun : "Je crois que nous avons tous, tour à tour, mis en œuvre nos compétences personnelles pour détecter les limites de l'autre en cas de fatigue ou d'inquiétude. C'est ainsi que nous avons évité toute tension critique."

 

Il faut dire que les candidats avaient été triés sur le volet pour éviter de répéter les fortes tensions apparues lors d'une précédente expérience de confinement, Sfincss, conduite en 1999-2000 dans ce même institut moscovite. "C'est le meilleur équipage avec lequel il m'a été donné de travailler ", a salué le capitaine, le cosmonaute russe Sergueï Riazinski, qui quitte le module "avec cinq nouveaux amis ".

 

Moments complices

 

L'objectif principal de l'expérience était de tester les effets psychologiques et physiologiques d'un long confinement. Observés en permanence par l'équipe scientifique via les caméras de ce «Loft» du futur, ils se sont livrés au quotidien à des batteries de tests destinés à mesurer stress, régulation hormonale, pression sanguine, immunité ou encore qualité du sommeil. Il en ressort que les "cosmonautes" sont en bonne santé, même si la plupart d'entre eux ont perdu un peu de poids, malgré les exercices sportifs et le menu élaboré par les scientifiques. Tous expliquent avoir partagé de nombreux moments complices, notamment autour de la guitare du capitaine. "Ils ont réussi à fêter mon anniversaire, avec un repas spécial et des ballons ", a raconté l'Allemand Olivier Knickel, qui a soufflé ses 29 bougies à l'intérieur du module.

 

Malgré cela, Alexeï Baranov, le médecin du bord, a confié avoir parfois «eu du mal à supporter la sensation de monotonie». Les six hommes ont aussi évoqué la difficulté à être séparés longtemps de leurs proches. Fiancées, femmes, enfants, ils étaient tous là pour les accueillir, massés derrière une banderole formulée en guise de clin d'œil : "Bienvenue aux premiers hommes qui rentrent de Mars ! "

 

Tous ont dû réprimer leur enthousiasme : "Nous avons tout juste eu le droit de nous tenir par la main ", a regretté Aurélie Giaiouras, la future épouse de Cyrille Fournier, qui, à peine à ses côtés, a dû s'éloigner de nouveau pour une visite médicale, la première d'une longue série d'examens qui va les retenir encore 17 jours à Moscou. "C'est un mélange de joie et de frustration, la joie de retrouver nos proches et le regret de voir cette expérience se terminer. On va passer la main. Ce sont d'autres qui tenteront les 520 jours ", a expliqué le Français, en référence à la durée estimée nécessaire pour voyager vers la planète rouge, s'y poser un mois et en revenir.

 

Le succès de cette première expérience va d'ailleurs permettre aux agences spatiales russes et européennes de lancer dès l'année 2010 une simulation de 520 jours, prochaine étape vers un but encore très lointain : l'Agence spatiale européenne n'espère pas entreprendre un vrai voyage vers Mars avant 2030.

 

 

Source: LE FIGARO

13.06.2009

Le Sukhoï Superjet seule supervedette du Bourget

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C'est lui, la vedette du Salon du Bourget et la seule vraie nouveauté en matière d'avions commerciaux. Le SuperJet de Sukhoï s'expose au Bourget en première mondiale. Ce biréacteur de transport régional, décliné en trois versions de 75, 95 et 110 sièges et d'un rayon d'action de 3 200 à 4 485 km, marque le retour de l'industrie russe dans la construction d'avions de ligne délaissée au seul profit des appareils militaires depuis plus de vingt ans. Assez pour perdre des compétences et rater les virages technologiques pris par les autres avionneurs.

Sukhoï a dû multiplier les partenariats avec les Occidentaux, notamment Boeing, son consultant pour la commercialisation et le service aux clients, ainsi que l'italien Alenia (groupe Finmeccanica). Celui-ci a signé un accord stratégique avec Sukhoï en prenant 25 % du capital de SCAC, sa filiale civile. Les Français sont également très présents sur le SuperJet. Safran a investi 500 millions d'euros pour développer le moteur SaM 146, la nacelle et le train d'atterrissage. Thales a engagé 120 millions d'euros et signe le cockpit ainsi que l'avionique de l'avion, dont la conception a été réalisée avec le logiciel Catia V5 de Dassault Systèmes.

Les avions commerciaux russes sont de retour

 

Ces partenaires ont largement financé le programme d'une valeur estimée de 1,4 milliard de dollars, dont 400 millions pris en charge par l'État russe, 250 millions par Alenia et 100 millions par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).

L'avion, qui va effectuer un vol de démonstration au Bourget, "se présente bien techniquement, même s'il a pris du retard sur son calendrier (près de deux ans, NDLR) et que ses prises de commandes sont modérées ", estime Jean-Paul Herteman, PDG de Safran. "Les compagnies occidentales attendent de le voir entrer en service avant de sauter le pas ", ajoute-t-il. Sukhoï a enregistré une centaine de commandes. Le premier appareil devrait être livré fin 2009 ou début 2010 à Aeroflot ou à l'arménienne Armavia.

L'avion arrive toutefois en pleine crise économique et du transport aérien. OAK, le conglomérat qui regroupe tous les constructeurs russes, a, du coup, révisé le plan de production du SuperJet de 236 à 74 d'ici à 2012. À terme, les experts prédisent un bel avenir au jet russe : Sukhoï compte vendre entre 800 et 1 200 exemplaires, dont la moitié à l'export. En Russie, le SuperJet remplace les Tu-134 et Yak-42 à bout de souffle. Au total, le marché des avions de 60 à 100 sièges est estimé à quelque12 000 appareils sur vingt ans.

Le SuperJet brise le duopole formé par le brésilien Embraer et le canadien Bombardier dans le segment régional. Il sera en concurrence avec l'avion régional chinois, l'AJR-21 (90 sièges ; 3 700 km de rayon d'action), qui revendique plus de 200 commandes. Il est attendu en 2010.

Russie et Chine se livrent une compétition féroce pour devenir le numéro trois mondial de l'aéronautique. Ils planchent sur des long-courriers et veulent ébranler la suprématie d'Airbus et de Boeing.

 

 

 

Source: LE FIGARO

 

29.05.2009

La Russie prévoit d'utiliser son morceau de l'ISS au delà de 2020

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Les pays et agences spatiales participant au programme de l'ISS, la Station spatiale internationale, prévoient de l'utiliser au moins une dizaine d'année après la fin de son assemblage en 2010 et de la désorbiter ensuite.
Mais la Russie prévoit de séparer la partie russe de la Station pour continuer à l'utiliser.

La Russie prévoit d'utiliser cette future "station spatiale" comme un avant poste de l'exploration humaine de la Lune et de Mars. Elle sera utilisée pour assembler les vaisseaux spatiaux qui rejoindront ces 2 mondes.

 

Techniquement, il est tout à fait possible de séparer la partie russe de la Station qui comprend les modules Zarya, Zvezda et le port d'amarrage Pirs. Cette séparation du segment russe pose évidemment des questions techniques, politiques et juridiques. Le problème qui préoccupe le plus les autres partenaires est celui du mode de propulsion de la Station. Aujourd'hui, seuls les cargos russes Progress et l'ATV européen sont capables de rehausser l'orbite de la Station et corriger sa trajectoire si nécessaire. Il s'agit de deux manœuvres fréquentes et nécessaires. Or, ces deux véhicules s'amarrent exclusivement sur la partie russe de la Station. Une solution devra donc être trouvée d'ici 2020 comme doter le segment américain d'un port d'amarrage pour l'ATV.

 

En 2020, le segment russe sera bien plus imposant avec l'ajout de nombreux autres modules. Si on en croit les plans russes, cette partie de la station pourrait être composée de 8 modules. Outre les modules déjà en place, la Russie prévoit d'intégrer de nouveaux ports d'amarrage (2009 et 2013), un laboratoire scientifique avec le bras européen ERA (2011) ainsi qu' un module de support vie (2013) et deux unités de production d'énergie qui seront lancées en 2014 et 2015.

 

La chaîne Russia Today sur orbite

 

Plus immédiatement et pour la première fois les cosmonautes en orbite sur l'ISS pourront regarder les émissions de la chaîne russe Russia Today et  ceci grâce à un Belge. Chaque membre de l'équipage peut choisir sa chaîne de TV préférée et regarder les émissions durant le vol. L'astronaute de l'Agence spatiale européenne Frank De Winne a opté pour RT, qui émet en langue anglaise.

 

Quotidiennement, des émissions sous forme de podcasts seront diffusées par RT. Le soutien technique du projet est assuré par la NASA, a fait savoir la chaîne anglophone.

 

Frank De Winne a le grade de général de brigade et est ambassadeur de bonne volonté de la section belge de l'UNICEF. Il a notamment été décoré de l'Ordre de l'Amitié de la Fédération de Russie. Il a effectué son premier vol spatial en 2002.

 

 

27.05.2009

La station spatiale internationale aura enfin un équipage au complet

Une fusée s'est élancée du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, emportant trois cosmonautes qui vont pour la première fois porter l'équipage de la Station spatiale internationale à six.

Pour la première fois, également, les cinq pays participant à la construction de l'ISS seront représentées en même temps à bord : la Nasa américaine, l'agence russe Roskosmos, l'Agence spatiale européenne (ESA), la japonaise (Jaxa) et la canadienne (CSA). Le Belge Frank de Winne, le Canadien Robert Thirsk et le Russe Roman Romanenko ont décollé comme prévu, a annoncé le centre de contrôle russe de Korolev, près de Moscou.

"Nous avons beaucoup de travail devant nous : deux sorties dans l'espace, la réception d'une navette (spatiale américaine), un vaisseau cargo, puis encore une navette et un cargo japonais ", a énuméré Vladimir Soloviev, directeur des programmes du segment russe de l'ISS.

Les trois astronautes partis mercredi s'amarreront vendredi à l'ISS, où les attendent les trois membres de l'expédition 19 : le Russe Guennadi Padalka, l'Américain Michael Barratt et le Japonais Koichi Wakata.

Les six hommes formeront alors l'expédition 20, qui restera sous le commandement de Padalka. Puis, lors de la rotation prévue en octobre de la moitié de l'équipage, De Winne deviendra le commandant de l'expédition 21 et sera le premier européen à remplir ce rôle.

Les nouveaux arrivants pourront expérimenter les nouvelles combinaisons russes de sortie dans l'espace, entièrement informatisées, et utiliser le nouveau système de recyclage de l'urine en eau potable.

La Russie doit doubler cette année le nombre des lancements effectués au cosmodrome de Baïkonour, dans le cadre du passage à six de l'équipage de l'ISS. Selon les responsables du programme, la station sera en mesure d'accueillir jusqu'à 13 personnes simultanément, lorsqu'une navette spatiale y sera arrimée.

 

Source: REUTERS

Russes et Chinois surveillent les eaux du bassin de l'Amour

0218.jpegDes hydrologues russes et chinois ont achevé ce mercredi le contrôle de la qualité de l’eau dans les rivières transfrontalières, d’après le service de Presse du Bureau Météorologique de Primorye (Extrême-Orient).

La semaine dernière, la Chine et la Russie ont échantillonné  l'eau et ont effectué des mesures hydrologiques sur la rivière Razdolnaya, à la frontière et au lac Khanka, la source du fleuve Sungacha . Les laboratoires ont commencé les tests des échantillons d'eau, les résultats seront connus dans un mois.  Les deux parties ont aussi échangé des échantillons codés pour déterminer le taux de nitrates,  de permanganate, de mercure, d'arsenic et de manganèse, ce qui aidera à déterminer la qualité de mesures prises par les laboratoires chinois et russes.

C'était le troisième contrôle de rivières transfrontalières impliquant des spécialistes chinois. Cela fait partie de la mise en place de la commission russo-chinoise de contrôle commun de la qualité de l’eau, d’après l’accord signé à Pékin le 31 mai 2006 et du programme de mise en oeuvre d’un contrôle conjoint de la qualité des bassins aquifères transfrontaliers, signé à Sanya le 22 janvier 2008.

 

Le problème de la pollution est aigu, vu l'intense activité économique de la population chinoise et des sociétés industrielles. Selon des chiffres publiés, la province de Heilongjiang déverse à elle seule plus de 11 milliards de mètres cubes de déchets industriels non traités et de déchets ménagers dans le bassin de l’Amour. 

La rivière Razdolnaya coule en provenance de la Chine; sa longueur est de 245 kilomètres; la partie russe de la rivière est longue de 191 kilomètres. La rivière Sungacha provient du lac frontalier Khanka et se déversé dans la rivière Oussouri. Sa longueur est 212 kilomètres. Selon la commission de contrôle de sino- russe, la rivière Razdolnaya a été inscrite comme "polluée" en 2008, tandis que la rivière Sungacha a été classée "très polluée." Les spécialistes y ont trouvé  des polluants dangereux comprenant des composés d'azote, phenols et dichloro-diphényl-trichloroéthane.  

 

 

Source : ITAR-TASS

25.05.2009

La disparition des mammouths expliquée par un chercheur russe

038.jpgSergueï Leschinsky spécialiste de l’Université d’Etat de Tomsk (Sibérie), a analysé plus de 20.000 os et dents de mammouths de l’Eurasie du Nord âgée de 25.000 à 10.000 ans. Les chercheurs ont découvert des changements radicaux dans presque tous les restes de tissus osseux qui indiquent un manque aigüe d’éléments minéraux pourtant indispensables. Tous les mammifères herbivores de ce temps ont souffert de cela, et en particulier les plus grands d’entre eux : les mammouths.

 

 

Diagnostic : ostéoporose et ostéofibromatose

 

Comme les enquêtes l’ont prouvé, à la fin du pléistocène (de - 1,8 million d’années à - 10 000 ans), les mammouths ont souffert de diverses maladies de l’os et du cartilage, le plus fréquemment d’ostéoporose (maladie caractérisée par une diminution de la masse osseuse et une fragilité du squelette) ou d’ostéofibromatose (des tumeurs dans les os). L’ostéoporose est une maladie spécifique due à l’âge, cependant toutes les tranches d’âge en incluant les nouveau-nés sont concernées, la famine des femelles ayant affecté les bébés au cours de la grossesse. Le scientifique a trouvé une confirmation de ses conclusions dans les publications d’autres chercheurs consacrés aux "cimetières" de mammouths en Europe : pratiquement tous les animaux qui sont morts avaient eux aussi souffert d’un manque de calcium, de magnésium et de sodium.

 

Explication : des bouleversements géologiques

 

Il y a environ 25-23 000 ans, une période d’activité tectonique a eu lieu sur le territoire de l’Europe du Nord et de l’Asie du Nord-est. Par exemple, à cette époque, les Carpates polonaises se sont elevées rapidement de 100 à 300 mètres à raison de 2 millimètres par an. La montée des territoires et la diminution brusque du niveau océanique mondial au début de la dernière période glaciaire a causé un lourd dessalement du paysage et un manque aigu d’alcalino-terreux et d’alcalins. On note que ce manque d’éléments est toujours visible dans la majeure partie de l’Eurasie du Nord.

 

L’homme disculpé ?

 

Les mammouths ont eu des temps difficiles. En raison du stress géochimique, les capacités corporelles des mammouths sibériens se sont réduites de moitié. Selon Leschinsky, c’est le changement radical des paysages qui a mené à la famine minérale, aux maladies massives des tissus squelettiques et, à long terme, à leur extinction. Comme l’indiquent les chercheurs, une part très importante des tissus squelettiques permet d’affirmer que la vaste disparition d’animaux était indépendante de l’impact de l’homme. Il est douteux qu’une population aussi peu nombreuse ait pu à ce moment-là exterminer les mammouths sur leur immense territoire.

 

 

 

Source : cfo-news.com

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