22.08.2009
Bienvenue au camp d'été des Nachi
Il est 8 heures du matin, sur les bords du pittoresque lac Seliger, à 340 km au nord-ouest de Moscou. Des haut-parleurs crachent l’hymne national russe. Les centaines de participants du camp Seliger se massent devant une scène décorée de portraits et citations du président Dmitri Medvedev et du premier ministre Vladimir Poutine, pour la séance matinale de culture physique.
Les quatre années précédentes, ce camp patriotique était organisé par les Nachi (« Les Nôtres »), un groupe de jeunesse pro-Kremlin. Cet été, l’agence fédérale pour les affaires de la jeunesse, dirigée par l’ancien chef des Nachi devenu haut fonctionnaire, a reçu plus de 2 millions d’euros de fonds publics pour prendre en main le camp durant tout l’été. Cinquante mille jeunes au total auront passé une semaine ou plus dans le village de tentes aux abords de Seliger. C’est dix fois plus que l’an dernier.
"Allez ! Dmitri Medvedev doit voir que nous sommes pleins d’énergie ", lance un animateur aux jeunes en train de se dégourdir. L’après-midi, ils s’entretiendront avec le président par vidéoconférence.
Quelques centaines de mètres plus loin, une série de croix forme le " cimetière des inventions qui auraient pu appartenir à la Russie ". Les épitaphes relatent l’histoire de l’ampoule électrique, la radio ou encore de l’hélicoptère que des Russes auraient été les premiers à développer, mais qu’un Américain ou, pire, des Russes émigrés ont brevetés à l’étranger. Ievgueni Kourkine, 23 ans, s’assure que cela ne se reproduira plus. Dans l’une des tentes du camp, l’étudiant de Samara règle les détails d’un contrat avec le directeur innovation d’Onexim Group, Mikhaïl Rogatchev. Ce dernier est prêt à investir un million de roubles (23.000 euros) dans le développement de la turbine éolienne conçue par Ievgueni et son équipe. " Appuyer ces projets est pour nous un moyen de former une demande pour l’innovation en Russie, explique Mikhaïl Rogatchev. Nous croyons qu’il est important que notre jeunesse énergique soit soutenue. "
Le début d'un nouveau cycle
Dans un pays où les mots durs de Poutine envers un dirigeant peuvent faire chuter d’un tiers la valeur des actions d’une entreprise en une journée, c’est une façon, pour les hommes d’affaires, d’assurer leurs bonnes relations avec le pouvoir. Lors de la vidéoconférence, Dmitri Medvedev se félicitera d’ailleurs qu’Onexim Group appuie ces projets.
Sous un autre chapiteau, de jeunes inventeurs en sont encore à convaincre des investisseurs potentiels. " Vous devriez mieux montrer votre avantage concurrentiel ", suggère l’un des hommes d’affaires à une jeune fille après sa présentation : elle aurait peut-être dû se procurer l’une des dizaines de traductions de livres américains qui promettent la recette miracle pour devenir millionnaire, en vente dans la tente voisine.
Seliger est maintenant plongé dans le capitalisme. « Nous commençons un nouveau cycle, explique Ilia Kostounov, l’énergique directeur du camp. Les premières années, il n’y avait qu’une thématique : la politique. Nous devions préparer de jeunes politiciens. » Résultat : cinq anciens campeurs de Seliger sont devenus députés, et près d’une trentaine siègent dans les parlements régionaux. " Par analogie, nous voudrions, dans trois ans, avoir cinq multinationales et une trentaine de compagnies régionales " issues de Seliger, rêve Ilia Kostounov.
Gleb Pavlovski, conseiller des présidents russes, confirme le changement de fonction de la jeunesse poutinienne. " Il y a quatre ans, il y avait une menace ; leur rôle était de contenir les mouvements antiétatiques. Aujourd’hui, il faut moderniser le pays. " Pas question toutefois de couper les vivres aux Nachi, assure Gleb Pavlovski. La menace peut resurgir à tout moment. En ce cas, les forces vives de la jeunesse patriotique russe seront toujours mobilisées.
Source: LA CROIX
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21.08.2009
Un Israélien paralyse l'aéroport d'Omsk par dépit amoureux
Sa petite amie russe l'ayant quitté, un jeune Israélien n'a pas trouvé mieux, pour se venger, que de déclencher via internet une alerte à la bombe en Russie, paralysant pendant plusieurs heures l'aéroport d'Omsk (Sibérie).
L'amoureux déçu, âgé d'une vingtaine d'années, avait adressé ses menaces par internet les 6 et 7 août aux autorités de l'aéroport d'Omsk, en signant du nom de son ex-amie, rapporte vendredi le quotidien israélien Maariv. Mais l'enquête russe a établi que la jeune femme n'était pour rien dans ces menaces.
Saisie par Interpol, l'unité spéciale de la police israélienne de lutte contre la cybercriminalité a arrêté le suspect, féru d'internet et originaire d'Omsk.
L'internaute a avoué avoir agi par dépit amoureux.
Source: AFP
11:18 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.08.2009
L'intellectuel musulman face au drame tchétchène
Un point de vue rarement entendu à propos du conflit tchétchène, celui des musulmans de France. Cela vaut le coup d'être lu, ne serait ce que pour les référencesà Alexandre Soljénytsine considéré à juste titre par l'auteur de cet article comme l'archétype de l'intellectuel qui a mis sa peau au bout de ses idées.
- Dans cet article, nous essaierons de dégager, à partir des idées de Soljenitsyne, ce qui doit être la vocation d’un intellectuel, et nous finirons par dégager ce qui doit être la ligne de conduite de l’intellectuel musulman.
Selon les autorités Russes, la guerre de Tchétchénie est terminée, et cela depuis longtemps. Malheureusement, la mort récente de la journaliste Natalia Iestemirova , une proche d’Anna Politkovskaïa, nous rappelle, hélas !une fois de plus, que cette guerre est loin d’être terminée. Les ONG, telle que l’ONG Russe Mémorial, continuent de dénoncer et de tirer la sonnette d’alarme sur le drame vécu par le peuple Tchétchène - depuis le début de la seconde guerre de Tchétchénie en 1999. On ne peut que déplorer le fait que ces ONG ne soient pas secondées dans leurs efforts pour alerter l’ « opinion internationale » et dans leur volonté de mobiliser les consciences des femmes et des hommes à travers le monde.
Il est aussi regrettable de constater que la communauté musulmane, notamment celle d’Europe, manifeste à l’égard de cette guerre un désintérêt des plus ahurissants. Pire encore, le drame de la Tchétchénie est absent, contrairement à d’autres conflits, des discours, des écrits, des rencontres de nos intellectuels musulmans d’Europe.
Ainsi, en cas de conflits dans ces parties du monde - éloignées des pays d’origines de la majorité des musulmans vivant en Europe- nos intellectuels ne déploient pas, ne déploient jamais, la même énergie pour mobiliser, pour appeler aux dons, à l’action en faveur de ces populations. On peut légitimement se poser la question de savoir : si les réactions, de nos intellectuels, ne seraient pas proportionnelles à la distance –géographique ou autre ?
Selon Soljenitsyne, dans les conflits et les malheurs qui touchent l’humanité, la tâche de l’intellectuel est d’orienter, de savoir orienter l’énergie, l’intelligence et l’intérêt des hommes vers ce qui est « le plus terrible », et non pas vers ce qui est le plus proche ou le plus familier.
On peut se demander : que peut l’intellectuel, que peut la littérature contre la ruée sauvage de la violence ? L’écrivain Russe répond en affirmant que : " la violence ne vit pas seule, qu'elle est incapable de vivre seule : elle est intimement associée, par le plus étroit des liens naturels, au mensonge. La violence trouve son seul refuge dans le mensonge, et le mensonge son seul soutien dans la violence. Tout homme qui a choisi la violence comme moyen doit inexorablement choisir le mensonge comme règle ".
Pour Soljenitsyne, l’intellectuel doit montrer au monde la vacuité sur laquelle est bâtie le mensonge. Le mensonge peut résister à beaucoup de choses. Mais pas à sa propre vacuité.
Le souci de l'autre
(...) Nous ne pouvons que regretter l’insensibilité de nos intellectuels musulmans quant à la guerre de Tchétchénie. Car, nous pensons que la vocation de ces derniers est de vivre et de faire vivre les principes de la révélation islamique. On ne peut admettre d’eux qu’ils s’enferment dans des visions réduites du monde –et donc de l’humain-, ou qu’ils se laissent emporter et guider par les spéculations anémisantes et sans lendemain. On ne peut accepter d’eux qu’ils se cantonnent à un travail purement théorique sur les principes islamiques sans les mettre en pratique et donc de proposer des modalités pratiques d’application de ces principes. C’est à eux, en partie, de rappeler à la masse l’idéal coranique de justice, d’indiquer la portée universelle du message de l’islam, de revitaliser l’esprit des principes éthiques de l’islam. C’est à eux, en partie, de nous rappeler et de cultiver dans la conscience musulmane ce « souci de l’autre ».
On attribue au prophète le hadith selon lequel "n’est pas croyant celui qui dort rassasié tandis que son voisin a faim " ; ce hadith ne nous appelle t-il pas à développer en nous le sens et le souci de l’autre ? Que signifie son voisin ? Est-ce uniquement une question de positionnement géographique ? S’agit-il uniquement de son voisin de palier ? Du village ? N’est-ce pas aussi la proximité dans la foi ?…
Nous osons donc espérer que nos intellectuels sauront, dans l’avenir, conscientiser, mobiliser et diriger les énergies de la masse musulmane d’Europe pour que la guerre de Tchétchénie, l’humiliation chronique du peuple Tchétchène, puisse faire partie de nos combats pour la justice. Poursuivre le combat d’Anna Politkovskaïa, des ONG et autres, doit être inscrite dans le chapitre des engagements de nos intellectuels pour la justice. Ces ONG et ces militants locaux, qui, malgré la solitude et l’âpreté continuent d’interpeller les consciences et continuent d’espérer que nous leur tendrons l’oreille un jour, méritent aussi notre attention et notre engagement. Nous espérons que nos intellectuels sauront donner sens à cette phrase, célèbre, de Térence : "je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ".
Source: saphirnews.com
08:50 Publié dans Religion, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.08.2009
Le décompte macabre continue à Saïano Chouchenskaya
Un treizième corps a été découvert mercredi dans les décombres de la centrale hydroélectrique de Saïano Chouchenskaïa, portant le bilan provisoire de la catastrophe de lundi à 13 morts, a indiqué un représentant du ministère des Situations d'urgence.
"On vient de nous informer que sur les lieux de l'accident dans la centrale a été trouvé un nouveau corps. Le nombre de victimes passe ainsi à 13 morts. On ne sait pas encore de qui il s'agit, si c'est un homme ou une femme ", a déclaré le porte-parole de l'antenne locale du ministère, Dmitri Koudriatsev, cité par l'agence RIA Novosti.
Le précédent bilan était de 12 morts, 15 blessés et 62 disparus, avait indiqué plus tôt le ministre des Situations d'urgence, Sergueï Choïgou.
Les recherches se poursuivaient mercredi sur les lieux de la catastrophe, qui a ravagé lundi la centrale de Saïano Chouchenskaïa, dans la région de Khakassie, à environ 4.300 kilomètres à l'est de Moscou.
13:36 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Arctic Sea: la vérité n'est pas près d'être connue
Le périple du navire Arctic Sea, disparu dans l’Atlantique il y a bientôt trois semaines, est fini. Ou presque. Le dénouement de ce feuilleton au goût de polar laisse trop de questions sans réponses. Le vraquier battant pavillon maltais, armé par la société Solchart Management dirigée par des Russes mais enregistrée en Finlande, conduit par un équipage russe, a été retrouvé lundi à 300 miles (550 kilomètres) du Cap-Vert, a annoncé le ministre russe de la Défense, Anatoli Serdioukov.
"Selon le ministère russe, le cargo Arctic Sea a été détourné le 24 juillet par huit pirates : quatre Lettons, deux Russes et deux Estoniens. Prétextant un problème de moteur, ils sont montés à bord et, sous la menace de leurs armes, ils ont exigé que l’équipage obéisse à tous leurs ordres ", a expliqué le ministre au président Dmitri Medvedev. Ensuite, les pirates ont éteint l’équipement de navigation et ont ordonné à l’équipage de faire route vers l’Afrique. Les conditions de l’arrestation des huit pirates, eux aussi interrogés sur le Ladny, n’ont pas été précisées. Hier, les familles des membres de l’équipage n’avaient pas encore pu leur parler. Le directeur de la société Solchart Management disait, lui, ignorer où se trouvait son cargo.
Comment les pirates présumés ont-ils réussi à progresser jusqu’au Cap-Vert, dans les eaux européennes ? Pourquoi ont-ils pris un tel risque pour une simple cargaison de bois, dont la valeur est estimée à un peu plus d’un million d’euros, une somme modeste pour un butin ? Et, surtout, pourquoi les bâtiments militaires russes de la flotte de la mer Noire, alors dans l’Atlantique, ont été mis en état d’alerte et mobilisés pour la traque de ce cargo ? Tout cela pousse à s’interroger sur la réelle cargaison du vraquier.
"On ne saura pas la vérité, l’équipage restera muet comme une carpe sur cette histoire bizarre où les intérêts d’Etats différents se sont apparemment heurtés ", assure Mikhaïl Voitenko, expert maritime qui a suivi de près les aventures du cargo. Il craint que l’équipage ne serve de bouc émissaire. Hier, répondant aux questions des journalistes sur la participation éventuelle de l’équipage à cet "acte de piraterie ", le ministre russe de la Défense a répondu : "L’enquête est en cours."
L’odyssée de l’Arctic Sea a laissé nombre de bizarreries dans son sillage. Une bonne part causées par la désinformation pratiquée par Moscou. L’ambassadeur russe auprès de l’Otan, Dmitri Rogozine, a fièrement déclaré que la libération du bateau constituait "une opération brillante ", et affirmé que "des informations ont été volontairement transmises aux médias pour masquer le déroulement des vraies actions des militaires russes ". Pour David Osler, expert du quotidien britannique spécialisé dans l’industrie maritime Lloyd’s List, les Russes n’ont pas fini de brouiller les pistes et, "probablement, ne disent pas toute la vérité ".
Source: LIBERATION
12:35 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.08.2009
Grave accident dans la plus grande centrale hydroélectrique de Russie
Décidément ce lundi est une journée noire en Russie. Après les collisions d'avions et un nouvel attentat dans le Caucase, c'est la plus grosse centrale hydro-électrique du pays qui a subi un grave accident
68 personnes sont portées disparues, au moins huit personnes ont été tuées et 10 blessées, a dit une porte-parole du bureau du procureur général de Russie.
De l'eau a inondé pour des raisons encore indéterminées une des salles de la centrale de Saïano-Chouchenskaïa, en Sibérie, à plus de 3.000 km à l'est de Moscou.
RusHydro, qui gère la centrale, a suspendu la production. Inaugurée en 1978, la centrale de Saïano-Chouchenskaïa alimente notamment des usines d'aluminium du premier producteur mondial, le groupe Rusal.
Suite à l'incident, les usines d'aluminum situées dans la région ont été privées d'électricité, selon la même source. Ainsi, l'électricité a été coupée à l'usine de Saïansk et à celle de Khakassie, appartenant au géant russe d'aluminium Rusal, a précisé l'antenne locale du ministère. L'alimentation à l'électricité des usines d'aluminium de Krasnoïarsk et de Novokouznetsk, qui font aussi partie de Rusal, a été limitée. "Il n'y a aucun risque pour la population", a dit Irina Boutenko, porte-parole du ministère des Situations d'urgence.
Une explosion pourrait être à l'origine de l'accident. Les médias russes avancent aussi la possibilité d'une brusque montée du niveau des eaux.
La restauration des trois groupes accidentés lundi main à la centrale hydraulique Saïano-Chouchenskaïa, qui en compte 10, pourra prendre des années, a déclaré lors d'un point de presse le ministre des Situations d'urgence Sergueï Choïgou . "Il faut que les experts, les spécialistes du bâtiment et les concepteurs inspectent la centrale pour comprendre ce qui nous attend en perspective. Je peux vous dire, que la restauration des trois groupes moto pompes prendra des mois, voire des années. Les sept groupes restants doivent également être inspectés", a déclaré le ministre russe.
16:34 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Un pilote d'élite se tue dans une collision aérienne
Un pilote d'élite a été tué et un autre blessé dimanche lorsque deux avions militaires Sukhoï Su-27 se sont heurtés en vol ce dimanche lors d'exercices d'acrobatie près de Moscou en préparation du prestigieux salon aéronautique Maks.
"L'un des trois pilotes est mort dans la catastrophe ", a déclaré dimanche Vladimir Drik, porte-parole des forces aériennes, cité par l'agence de presse russe Interfax. Il s'agit d'Igor Tkatchenko, 45 ans, commandant du groupe de pilotes d'élite "Rousskyé Vitiazi" (les Chevaliers Russes) et qui était depuis 1989 un spécialiste de l'acrobatie aérienne. Igor Tkachenko aeu le temps de se catapulter, mais son parachute a pris feu et le pilote s'est écrasé au sol, a annoncé RIA Novosti une source au sein de l'enquête. "Nous avons interrogé plusieurs témoins, l'un d'eux a vu que le parachute d'un des pilotes qui se sont catapultés a pris feu, car son avion était en flammes".
"L'un des pilotes s'est retrouvé dans un arbre et sa colonne vertébrale est cassée", a rapporté l'agence de presse RIA Novosti, citant des sources au sein des forces de l'ordre. Le pilote tué avait aussi une fracture de la colonne vertébrale, selon cette source.
L'un des appareils est tombé sur une maison, entraînant un incendie, ont déclaré des témoins. Cinq personnes souffrent de brûlures, une femme notamment a été brûlée sur 80% de son corps, selon les médias.
Les pilotes s'entraînaient pour le salon Maks qui doit se dérouler du 18 au 23 août à Joukovski, à 50 km de la capitale. Cette prestigieuse manifestation annuelle, dont le but est de montrer les dernières nouveautés du secteur aéronautique russe, attire des centaines de milliers de visiteurs et donne lieu à la signature de contrats pour des centaines de millions de dollars. La Patrouille de France doit d’ailleurs s’y produire.
Selon les organisateurs cités par les agences russes, le salon ouvrira comme prévu malgré l'accident.
Une enquête a été ouverte pour violation des règles de sécurité, a indiqué Vladimir Markine, porte-parole du comité d'enquête auprès du parquet russe. Auparavant, une source proche de la commission d'enquête a indiqué à l'agence Interfax qu'on examinait "plusieurs versions, d'une collision avec un oiseau à une erreur de pilotage". Les "boîtes noires" (enregistreurs) des deux appareils ont été retrouvées, a indiqué l'agence Interfax.
"Je suis profondément choqué par la tragédie survenue pendant la préparation au salon international Maks. La mort d'un pilote d'un si haut niveau est une perte irréparable pour l'aviation russe et internationale", a déclaré M. Poutine dans un télégramme de condoléances aux parents du pilote. Le président Dmitri Medvedev a également présenté ses condoléances à la famille d'Igor Tkatchenko.
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14.08.2009
Massacre dans un sauna au Daguestan
C'est un nouveau fait divers représentatif de la situation dans laquelle se trouve le Caucase russe. Que ce soit au Daguestan, en Ingouchie, en Tchétchénie, les assassinats crapuleux et les disparitions se multiplient en effet dans ces républiques de Russie. Pour compliquer la situation, des rébellions islamistes viennent se mêler au jeu de cette violence quotidienne.
Ce vendredi, ce sont donc onze personnes qui ont été abattues à Bouïnaksk. Les assaillants, probablement des rebelles islamistes selon les autorités, ont tout d'abord fait irruption dans un sauna où ils ont tué sept employées. Lors de leur fuite, ils ont forcé un barrage de police, faisant quatre morts parmi les forces de l'ordre.
Jeudi, à Makhatchkala, la capitale du Daguestan, deux policiers avaient déjà été blessés par un tireur inconnu. Un engin explosif a quant à lui été découvert près d'une ligne de chemins de fer près de Makhatchkala, contraignant la police à interrompre la circulation.
Cette semaine a été particulièrement meurtrière dans le Caucase. Quatre policiers et deux rebelles séparatistes sont morts lors d'un affrontement en Tchétchénie près de Grozny, la capitale. Mercredi, le ministre de la Construction de l'Ingouchie, a de son côté été abattu dans son bureau.
Source: LCI
11:46 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.08.2009
Travaux forcés pour cruauté
Un homme a été condamné par un tribunal de la région d'Arkhangelsk à sept mois de travaux forcés pour avoir tué un petit chat sous les yeux de sa fille, selon le parquet de la région.
"Sergueï Vakhromov, sous l'emprise de l'alcool a arraché le petit chat des mains de sa fille âgée de 5 ans et l'a jeté contre un mur ", a précisé le service de presse du parquet.
Il a été condamné pour traitement cruel des animaux aux termes de l'article 245 du Code pénal russe, selon la même source.
Source: AFP
23:57 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.08.2009
Viktor Bout, le "Lord of War" évite l'extradition
La justice thaïlandaise a rendu une décision inattendue, mardi 11 août, en refusant l'extradition vers les Etats-Unis de Viktor Bout, surnommé"le marchand de mort" et soupçonné d'être un important trafiquant d'armes. Washington s'est déclaré "déçu " du verdict tandis que Moscou, très impliqué dans le dossier, s'en est réjoui.
Son arrestation, le 6 mars 2008 à Bangkok, au moment où il négociait une transaction avec de supposés représentants des Forces armées révolutionnaires colombiennes (Farc), qui étaient en réalité des agents américains, va interrompre une carrière d'"homme d'affaires" commencée il y a près de vingt ans. ( Voir la note du 18/03 et la note du 29/04 )
Officiellement, le commerce de Viktor Bout était florissant grâce au transport de poulets congelés et de fleurs fraîches entre l'Afrique australe et les pays du Golfe. Son petit empire de transport, constitué d'une kyrielle de sociétés écrans et d'une flotte aérienne immatriculée dans plusieurs pays, va lui permettre de se rendre indispensable.
Aujourd'hui accusé par les Etats-Unis d'avoir vendu des armes à des mouvements terroristes, parmi lesquels les Farc et Al-Qaida, Viktor Bout aura aussi collaboré avec le Programme alimentaire mondial, une agence de l'ONU, pour laquelle il effectuera des livraisons, ainsi que comme sous-traitant pour... l'armée américaine en Irak. Face aux accusations étatsuniennes, Viktor Bout a toujours nié avoir transporté des armes, plaidant son ignorance du matériel convoyé à bord de sa flotte pour le compte de clients inconnus.
Avant son arrestation en Thaïlande, Viktor Bout vivait avec sa femme et sa fille entre les Emirats arabes unis et la Russie, où il possède des appartements à Moscou et à Saint-Pétersbourg.
Détenu dans une prison de haute sécurité à Bangkok depuis plus d'un an, M. Bout attendait un verdict d'extradition qui ne devait faire aucun doute, alors que la justice américaine souhaite le juger pour tentative de trafic d'armes avec les FARC et complot contre des ressortissants étatsuniens. Mais, malgré un accord d'extradition entre Bangkok et Washington, le magistrat thaïlandais a estimé que la justice ne pouvait juger "un étranger pour des actions commises à l'étranger contre des étrangers ". Il a également évoqué l'absence de FARC sur la liste thaïlandaise des groupes considérés comme terroristes.
Dès l'annonce du verdict, la Russie s'est déclarée "satisfaite ", par la voix d'un porte-parole du ministère des affaires étrangères. Depuis le début du procès, Moscou exige le rapatriement de son ressortissant et Viktor Bout ne fait face à aucun chef d'accusation en Russie. De son côté, Washington a affirmé être "déçu " et "intrigué " par la décision, mais espère l'intervention du gouvernement thaïlandais dans cette affaire. La presse russe, elle, a évoqué le "retour prochain "de Viktor Bout sur le territoire russe.
Le gouvernement thaïlandais a cependant soixante-douze heures pour faire appel de cette décision de première instance, ce qui pourrait compromettre la libération possible du "marchand de mort ".
Source: LE MONDE
19:24 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



