17.08.2009

Festival russe aux championnats du monde d'athlétisme

arton359-500x375.jpgL'entame de la 2e journée des Championnats du monde d'athlétisme a souri à la Russie, dimanche à Berlin, avec la victoire attendue au 20 km marche d'Olga Kaniskina, championne olympique, et la meilleure performance mondiale 2009 au javelot de Maria Abakoumova.

Ce fut en quelque sorte un cocktail russe avant une soirée qui s'annonce aux couleurs jamaïquaines avec la finale du 100 m, dont Usain Bolt, triple médaillé d'or à Pékin, est l'immense favori.

Le Jamaïquain Usain Bolt, triple champion olympique à Pékin, et l'Américain Tyon Gay, tenant du titre, se sont qualifiés pour la finale du 100 m des Championnats du monde d'athlétisme, dimanche à Berlin. Dans la première demi-finale, le détenteur du record du monde (9.69) s'est imposé en faisant une grosse impression (9.89) avec un vent favorable de 0,2 m/s.

Au 20 km marche, Olga Kaniskina, rapidement seule au commandement, a précédé l'Irlandaise Olive Loughnane et la Chinoise Hong Liu. La Russe de 24 ans imite ainsi son compatriote, Valeriy Borchine, qui avait triomphé la veille dans cette même épreuve du 20 km.

En qualifications, Abakoumova, 23 ans et vice-championne olympique, a nettement devancé, avec un jet à 68,92 m, la Tchèque Barbara Spotakova (63,27 m), or à Pékin et détentrice du record du monde (72,28 m).

 

Source: AFP

10.08.2009

L'homme le plus riche de Russie voudrait s'offrir l'AS Roma

logo-as-roma-738231.pngLa rumeur fait plus que se chuchoter dans le monde du football italien : selon la Gazzetta dello Sport Mikhail Prokhorov, l'homme le plus riche de Russie lui-même, a dans l'intention de vouloir acheter l'AS Roma pour 330 millions d'euros.

 

Célibataire, Prokhorov a deux passions : les femmes et le sport. Si les premières lui ont créé quelques problèmes, la deuxième l’a fait devenir, entre autres, président de la fédération russe de biathlon. L'oligarque serait tombé sous le charme de la Ville Éternelle à l’occasion de la dernière finale de Ligue des Champions. Les images du Colisée éclairé, de l’Olimpico plein, ont suffit pour mettre en marche l’opération.

 

Prokhorov indique qu'il est prêt à injecter 250 millions d'euros pour éponger une partie de la dette du club italien et de mettre à disposition une enveloppe de 80 millions pour le mercato. Le milliardaire russe aimerait avoir un joueur comme l’attaquant  Roman Pavlyouchenko qui n'a pas réussi à Tottenham par exemple.

L'achat du club romain aurait déjà reçu le feu vert du premier ministre russe, Vladimir Poutine, par ailleurs grand ami du président du conseil italien. Rosella Sensi, l'actuelle présidente du club propose de faire une conférence de presse, la semaine prochaine. Concrètement, il y a eu des rencontres et des échanges de courriels avec Unicredit, la banque qui surveille les comptes d’Italpetroli, la boîte des Sensi, propriétaires de la Roma.

 

 

Mais il faut noter qu'en 2004, un autre oligarque russe, Souleiman Kerimov avait tenté d'acheter l'AS Roma, en vain. Si l'AS Rome accepte l'offre de Prokhorov, il serait alors le troisième milliardaire russe à posséder un club après Abramovitch (Chelsea) et Ousmanov (Arsenal).

04.08.2009

Les supporteurs russes prêts à se mettre au Whisky

1_5e6f16b4d1a5c5dfb72ab8ada9122cd1_475.jpgLes supporteurs russes de football ont de la suite dans les idées. Selon eux, le whisky serait un remède infaillible contre la grippe A. Cela les arrangerait bien, la sélection nationale se déplace au Pays de Galles le 9 septembre prochain pour le compte des qualifications à la Coupe du monde 2010.

 

Le ministère de la santé avait déconseillé aux supporters de la sélection de suivre cette dernière au Pays de Galles pour les qualifications de la Coupe du Monde. La raison : l’omniprésence de la Grippe A-H1N1 en Grande Bretagne. Oui, mais l’association des supporteurs de Russie (AHR) souhaite absolument se rendre au Pays de Galles.

 

Problème, l’épidémiologiste Guennadi Onichenko souhaite empêcher - au maximum- les déplacements de ses compatriotes vers les pays touchés par la maladie. "C'est un voyage absolument inutile et déplacé pendant l'épidémie de grippe. L'expression des sentiments de supporteurs se fait par des cris et le virus se transmet par voie respiratoire. Nous allons dissuader nos concitoyens de faire ce voyage ", a-t-il déclaré à l’AFP.

 

Mais les fans ont trouvé la parade. Et quelle parade ! "Nous conseillons à nos fans de boire beaucoup de whisky gallois en guise de désinfectant ", a déclaré le chef du club de supporters de la sélection, Alexandre Chpriguine, à Reuters. "Cela devrait soigner tous les symptômes de la maladie. Les officiels de la santé disent que ce virus est très dangereux mais, étant un fan moi-même, je peux vous dire que pour un vrai fan, rien n’est plus important que le bien-être de l’équipe. Les supporters russes ne craignent rien ni personne donc ce virus ne se mettra pas sur notre chemin vers le soutien de notre équipe. "

 

Ces propos sont d’ailleurs validés par un porte-parole de la fédération : "nous ne voulons pas que notre équipe soit sans soutien pour un match aussi important donc nous encourageons nos supporters à aller au Pays de Galles malgré l’alerte sanitaire. "

Des déclarations qui n’ont pas du tout plu à M. Onichtchenko. Avec 110.000 nouveaux cas de grippe A la semaine dernière, la Grande-Bretagne est le foyer le plus prolifique d’Europe de la grippe A-H1N1. 55 cas sont officiellement recensés à ce jour en Russie, selon le scientifique.

22.07.2009

Un circuit de Formule 1 autour du Kremlin !

Course-Spectacle-Formule 1-Copyright-Bavaria-02_300_200.jpgPour la deuxième année consécutive, une course-spectacle de Formule 1 a été organisée à Moscou autour du Kremlin. Plus de cent mille personnes ont assisté à la La Bavaria City Racing  le 19 juillet. Organisée sur une piste de 4,5 kilomètres encerclant le Kremlin, elle a réuni trois équipes de Formule 1 : Red Bull, Vodafone McLaren Mercedes et AT&T Williams.

Organisée par le brasseur Bavaria, la deuxième plus grande brasserie de bière des Pays-Bas, cette course-spectacle a permis aux représentants du gouvernement russe de montrer leur ville au monde sous un œil différent que celui qu'on nous présente habituellement ( faut-il annoncera que cette épreuve a été totalement passée sous silence dans les médias hexagonaux. Il y a tellement d'autres infos importantes l'été) ) et de rappeler leur intérêt pour l'organisation d'une épreuve de Formule 1.

L'enthousisasme des pilotes, lui n'a pas été feint. Heikki Kovalainen de l'équipe McLaren a déclaré: "L'histoire avance avec vous. Pouvez-vous imaginer le moment où une véritable course style Monaco se déroulera ici... ". De son côté David Coulthard  de l'écurie Red Bull a indiqué: "La Course de Formule 1 a beaucoup de fans en Russie. Il est grand temps que nous leur proposions régulièrement ce genre de spectacle." Tandis que pour Kazuki Nakajima de chez Williams : " C'était extraordinaire de conduire dans un  endroit aussi iconique. Ce serait génial pour les fans russes d'avoir un jour un Grand Prix dans leur capitale."

Il est clair que pour ces pilotes, l'envie de revenir à Moscou pour y disputer un Grand Prix de Formule 1 se fait plus que sentir. D'autre part cela prouverait que Moscou est une ville qui dispose largement des infrastructures pour accueillir ce genre d'épreuves et que la Russie est au moins aussi civilisée que ...Dubaï ou Sao Paulo par exemple.


18.07.2009

Sergueï Ivanov: pour la Russie, par le vélo

 

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Sergueï Ivanov, vainqueur ce samedi à 34 ans de la 14e étape du Tour de France à Besançon, a mis longtemps à se révéler à lui-même, et avoue avoir enfin pris confiance au printemps, lors de sa victoire à l'Amstel Gold Race.

"Cette victoire, c'était la première d'un russe dans une classique sous le maillot d'une équipe russe. Elle m’a donné confiance en moi " a-t-il  admis à Besançon: " C'est vrai, j'ai changé, je suis devenu différent depuis ce jour. "

Ceux qui connaissent cet homme de l'Est installé en Belgique depuis le début de sa carrière disent aussi qu'il  a été transfiguré par son passage dans une équipe russe. Coureur chez Astana en 2007 et 2008,  il  a en effet signé ensuite pour Katusha, une structure à gros budget soutenu notamment par le géant du gaz Gazprom et, dit-on, par le président Vladimir Poutine lui-même.

Le fait d'avoir gagné l'Amstel le jour de la Pâque orthodoxe,  la fête la plus importante de la Russie,  ajoute encore au symbole. D'ailleurs, le soir de sa victoire, les télévisions moscovites montraient en boucle les images de son arrivée,  bras au ciel,  ceint dans son maillot blanc-bleu-rouge de champion de Russie. Enfin Ivanov, "exilé" depuis 1997, peu connu dans son pays, réussissait à faire coïncider sa passion du vélo avec son amour de la patrie.

Faux airs de Poutine

Certains d'ailleurs n'hésitent pas à lui  trouver de faux airs de Poutine,  avec son regard dur, son visage de lutteur et sa façon d'éluder les questions qui  fâchent. A Besançon, interrogé sur l'absence de contrôle antidopage positif sur le Tour, il  s'est contenté d'un laconique:   "Je suis fatigué de répondre toujours à ce genre de questions..."

Samedi,  voyant Ivanov échappé en compagnie de onze autres coureurs sur la route du Tour de France, son mentor belge au sein de l'équipe Katusha, Dos Braeckevelt, a pris le téléphone vers 14 heures, alors qu'il restait plus de 100 kilomètres à courir. Il a appelé un journaliste flamand pour lui  dire: "Tu peux préparer ton papier sur Ivanov, il va gagner..."

Car Ivanov, solide baroudeur, dur au mal et ultra-professionnel dans sa préparation, mais aussi  réputé  rigoureux est considéré comme une valeur sûre par ses proches.

Ami personnel de Vinokourov avec qui il a longtemps couru et s'est longtemps entraîné, le Russe s'est préparé pour le Tour 2009 avec l'espoir d'avoir sa chance sur une étape faite pour lui.  Ce fut ce samedi: "J'essaie depuis début du Tour de prendre les échappées. Aujourd'hui encore c'était très difficile, mais j'ai réussi " a t-il dit pour conclure sa journée.

 

Source: AFP

 

15.07.2009

Le tennis russe se sent délaissé par les pouvoir publics

tarpishchev-with-marat-safin.jpegLe président de la Fédération russe de tennis Shamil Tarpishev (Sur la photo, à gauche de Marat Safin), qui est également le capitaine de Coupe Davis et de Fed Cup,  a prédit un avenir difficile pour ses équipes si le gouvernement ne se décidait pas à mettre la main au porte-monnaie.

"Le tennis est l'un des sports qui a le plus de succès en Russie"  a déclaré Tarpishev,  qui a dirigé les équipes russes lors de 72 matches de Coupe Davis et 41 rencontres de Fed Cup. "Mais depuis plusieurs années notre gouvernement ignore complètement nos victoires et notre esprit patriotique. Il ne s'intéresse qu'aux succès en football et en hockey sur glace. Mes garçons et mes filles sont blessés par ce manque d'égard ",  a-t-il  ajouté.

Alors que les footballeurs ou hockeyeurs sont payés pour jouer en sélection,  les joueurs de tennis perdent de l'argent lorsqu'ils participent à la coupe Davis ou à la Fed Cup et sont de moins en moins motivés pour jouer pour leur pays, selon Tarpishchev.

"Nikolay Davydenko perd 50.000 dollars par semaine lorsqu'il  joue en Coupe Davis",  a déclaré le capitaine russe,  expliquant qu'il allait être contraint de faire appel à de jeunes joueurs si la situation ne changeait pas.

"Dinara Safina est dans le même cas que Davydenko (...). Son entraîneur lui conseille de ne pas venir jouer en  Fed Cup et je ne peux rien y faire. Ce n'est pas normal , a-t-il ajouté. "Il  nous faut entre 6 et 10 millions de dollars par an pour les besoins de toutes les équipes nationales ",  a-t-il estimé.

Les équipes russes de tennis, dont l'ancien président Boris Eltsine était un fervent supporteur, ont remporté deux fois la Coupe Davis et quatre fois la Fed Cup.  Mais cette année, les hommes ont été éliminés le week-end dernier par Israël  en quart de finale,  et les filles se sont inclinées en demi-finale.

 

 

Source: AFP

21.06.2009

Les Françaises championnes d'Europe

h-20-1586827-1245569647.jpgElles se sont imposées contre les Russes, tenantes du titre (57-53). Mais ce fut chaud jusqu'au bout !

 

Sur le papier, la Russie était archi-favorite. Pour preuve, elle a atteint la finale des 4 dernières éditions. Et pourtant...

 

Après une première mi-temps rondement menée, les bleues ont pris le large (30-19), grâce à un collectif bien huilé sous la baguette de la meneuse Cathy Melain : pas moins de huit joueuses ont trouvé la ficelle. Les Françaises ont concédé très peu de fautes et de lancer-francs. En face, les Russes faisaient pâle figure et ce malgré 19 rebonds.

 

 Le troisième quarts-temps est une promenade de santé. L'adresse de l'équipe de Russie n'est pas au rendez-vous (1 sur 8 à 3 points) et les Bleues parviennent à creuser l'écart (+16).

 

Le dernier quart-temps ne devait être qu'une formalité. Mais ce ne fut pas le cas. Les filles de l'Equipe de France ont éprouvé toutes les peines du monde pour repousser les derniers assauts des russes, revenues à - 4, à moins de deux minutes du terme. Mais elle ont tenu le coup en parvenant à maintenir cette avance de 4 points. Une peau de chagrin qui vaut de l'or !

 

Les championnes d'Europe 2007 se sont lancées dans la bataille un peu tardivement et c'est bien la France qui  remporte le titre. Son deuxième Euro après 2001. Et c'était déjà contre ces mêmes Russes qui lui réussissent décidément bien.

 

Bravo à elles et bravo aussi aux Russes qui se sont bien battues !

 

 

 

SOURCE: L'EQUIPE

20.06.2009

Europe: un choc franco-russe au final

la-menace-hammon.jpgIl s'agit bien de basket féminin, Les Bleues partant à la conquête d'un deuxième titre européen ce soir contre la Russie. Huit ans après un premier titre décroché à l'époque face à ces mêmes Russes.

 

Elles ne sont pas favorites face à la Russie, déjà tenante du titre. Pourtant, les Bleues survolent tellement cet Euro que l'exploit reste possible. Ce samedi, elles vont disputer la cinquième finale de leur histoire après 1970, 1993, 1999 et donc 2001, année du titre en France. En demies, les Russes ont battu les Espagnoles (77-61), alors invaincues dans le tournoi.

S'il faut y voir un signe, il y a huit ans, les Russes avaient déjà battu l'Espagne en demi-finales... " Pour la finale, c'est du 51-49 en faveur des Russes. On les a déjà battues. Je pense qu'elles étaient déjà prêtes la première fois mais qu'elles ne reviendront pas avec le même état d'esprit ", a indiqué le coach français Pierre Vincent sur le site de Fédération de Basket, avant d'ajouter : "Comme c'est un rêve pour nous, alors rêvons! On a joué sans stress, on n'avait rien à perdre. Chez nous, la star c'est l'équipe. Quand on garde ça en tête, on peut faire de grandes choses ".

 

Des Russes coriaces

 

Quatre finales lors des quatre dernières éditions. Les tenantes du titre russes sont favorites face aux Bleues mais leur hégémonie semble en baisse. Dans cet Euro, la Russie a perdu contre la France au deuxième tour et a beaucoup souffert pour venir à bout de la Lettonie en quarts (69-64 a.p). Son outrageuse domination ces dernières années peut malgré tout lui donner un capital confiance énorme avant d'aborder la finale. Heureusement aussi que la Russie peut compter sur sa meneuse de jeu américaine, tout juste naturalisée, Becky Hammon (voir photo). Le coach russe Valery Thikhonenko se défend toutefois d'une Hammon-dépendance : "Becky n'est pas toute seule. Nous sommes une équipe avec aussi d'autres joueuses. Ensemble, nous avons effectué une très bonne demi-finale ". Reste à savoir si cela suffira à contrer des Françaises visiblement sur un nuage.

 

 

 

SOURCE: LE FIGARO

07.06.2009

Tennis: les secrets de la domination russe

kuznetsova.jpgLa finale du tableau féminin de Roland Garros qui opposé Dinara Safina à Svetlana Kouznetsova, et a vu la victoire de cette dernière confirme la domination actuelle du tennis russe. Mais qu'elle est donc la recette de ce fameux succès ?

 

Petit Retour en arrière. Juin 2004, Anastasia Myskina et Ielena Dementieva se disputent la première finale 100% russe de l'histoire sur le Central de Roland Garros. «Petites sœurs» d'Ana Kournikova, première joueuse de la Russie post-communiste à s'illustrer, elles font partie d'une nouvelle génération qui compte également dans ses rangs Maria Sharapova, Svetlana Kouznetsova et Dinara Safina. Hormis la pionnière, toutes ont squatté le Top 5 à un moment donné de leur carrière. Deux d'entre elles - Sharapova et Safina - ont même atteint le sommet de la hiérarchie mondiale. La petite sœur de Marat, justement, qui attend toujours son premier titre en Grand Chelem, a l'occasion d'atteindre son but ce samedi face à sa compatriote Kouznetsova… Comment expliquer une telle réussite ?

 

Une volonté de vaincre liée à une vie à la dure

 

Kouznetsova, qui a longuement réfléchi à la question, avance une théorie. "Nous avons une mentalité différente. J'y ai même réfléchi un petit peu, parce que tout le monde me demande pourquoi la Russie est si forte. La vérité, c'est que quand on était petits, les choses étaient difficiles, mais je pense également que c'est une question de mentalité dans nos familles. Nos grands-parents ont combattu pendant la guerre, elles ont vécu une vie très difficile. Ils ne sont partis de rien... Peut-être simplement d'un couteau pour aller faire la guerre. Ils ont enseigné à leurs enfants d'être forts, toujours forts. Même si nous avons vécu des moments difficiles en Russie lors de notre adolescence, de notre enfance, nous avons toujours appris qu'il nous fallait être forts. Je pense que c'est un des points clés." Ce serait donc ça. Elevées à la dure, les joueuses russes (on pourrait aussi y associer les hommes : Kafelnikov, Safin, Davydenko…) sont des mortes de faim. "On a un caractère fort, parce qu'on a grandi en Russie, parce qu'on n'avait pas beaucoup de possibilités de jouer, pas de sponsor, rien. Quand j'étais petite, je frappais dans un ballon. Dehors, il faisait zéro degré. C'était la seule possibilité que j'avais de m'entraîner." En comparaison, les meilleurs juniors américains signent des contrats de sponsoring (notamment avec l'équipementier Nike) dès leur plus jeune âge.

 

Un soutien récent de l'Etat

 

Comment expliquer alors que la domination russe soit si récente ? Après tout, les aînés de cette nouvelle génération ont connu des conditions de vie encore plus difficiles. Représentants de l'Union soviétique, ils n'avaient tout simplement pas les moyens d'exprimer leurs talents aux quatre coins du monde. Le moindre contrat signé était sujet au contrôle de l'Etat socialiste, qui refusait de laisser sortir ses athlètes. "A cette époque là, on avait déjà un tennis de très bon niveau. Les joueurs s'entraînaient très dur, mais ils n'étaient pas autorisés à voyager ", raconte la native de Saint-Pétersbourg. Andreï Chesnokov dans les années 80 est l'un des premiers à avoir pu le faire. La chute du communisme a ensuite permis d'ouvrir les frontières. Maria Sharapova en est l'un des meilleur symboles, elle qui a pu très jeune quitter le pays pour s'entraîner aux Etats-Unis. L'ancien président Boris Eltsine a également joué un grand rôle dans le développement du tennis russe - "Grâce à lui, des investisseurs ont mis de l'argent dans notre sport " -, tout comme Ana Kournikova. Internationalement moquée, la poupée russe est extrêmement populaire chez elle, donnant la vocation à de nombreuses fillettes en culottes courtes. Les vagues russes n'ont définitivement pas fini de déferler…

 

 

 

SOURCE: LE FIGARO

 

19.05.2009

La Russie généreuse envers ses futurs médaillés à Vancouver

canadian-25-cent-cross-country-skiing-coin2.jpgLes médaillés russes aux prochains Jeux olympiques de Vancouver en 2010 toucheront de généreuses primes.

Le vice-ministre des sports Guennadi Aliochine a précisé ce mardi, que les médaillés d'or recevront une prime de 100.000 euros. Les médaillés d'argent et de bronze toucheront respectivement 60.000 euros et 40.000 euros.

Les dirigeants russes espèrent qu'une solide performance de ses athlètes à Vancouver servira de tremplin pour les Jeux de 2014, lorsque la ville de Sotchi accueillera les Jeux Olympiques d'hiver.

La Russie vise une récolte d'environ 40 médailles, dont un minimum de neuf en or, aux prochains jeux. Ce serait presque le double des 22 médailles remportées à Turin, en Italie, en 2006.

 

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